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La condition des femmes dans le Sud de la Tunisie
 J'OSE LEVER LE VOILE SUR...LE PORT DU VOILE |  | Préambule
Quoi de plus normal qu'une langue sacrée, écrite il y a plus de 1350 ans ne soit plus comprise par nos contemporains qu'ils soient tunisiens ou européens ? Il n'y a pas de quoi étonner un Docteur en linguistique. C'est pourtant ce qui se passe avec le Coran et ses diverses traductions et interprétations. C'est pourquoi, après un an de recherches très approfondies et éminemment scientifiques j'ai tenu à titre d'information impartiale (comme un chercheur universitaire sait le faire) rendre compte dans ce site du résultat de cette enquête.
Après quelque onze années consacrées à donner le meilleur de moi-même à la Tunisie (alors que je suis belge de pure souche), ce qui n'est pas fréquent reconnaissons-le, je suis, j'ose l'avouer, quelque peu déçu par le manque de connaissances et d'esprit critique constructif de la plupart de mes amis tunisiens et même souvent des intellectuels de haut niveau en matière de compréhension et d'interprétation du texte sacré appelé le Coran.
Je précise tout de suite que ce site est apolitique et complètement laïc et qu'il ne portera jamais aucun jugement sur quelque religion que ce soit. Mais il a pour but d'informer et de le faire avec toute la rigueur scientifique, le sérieux, l'impartialité et l'esprit critique essentiellement constructif, héritage issu de mes nombreuses formations universitaires.
Bon nombre de lecteurs, qu'ils soient arabes ou européens parlent en effet souvent du Coran sans l'avoir jamais étudié, en l'interprétant chacun à leur façon (comme cela leur convient le mieux pour défendre leur propos du moment), voire sans l'avoir jamais lu !
Cet article a pour dessein de faire le point une fois pour toutes sur cette question et ce, en m'inspirant de mes nombreuses recherches, éminemment rigoureuses et scientifiques, et en accordant foi à des ouvrages dont personne au monde n'a jamais mis en doute l'impartialité, l'honnêteté et la stricte vérité historique. Je pense principalement à l'Encyclopaedia Universalis, au site historique mondial Hérodote.net, au Dictionnaire encyclopédique du Qou'ran, au site extrêmement bien documenté Portail des religions.com, à l'islamologue non contesté Maxime Rodinson, à l'œuvre extrêmement bien documentée de Will Durant : Histoire des civilisations et aux ouvrages des érudits Martin Lings et Roger Caratini.
Remarquons enfin, pour terminer ce préambule, que le Coran a été écrit dans la langue arabe du VIIe siècle et qu'à l'heure actuelle il y a moins de 1% des musulmans qui maîtrisent suffisamment cette langue pour bien comprendre le texte sacré et en saisir toutes les subtilités. Nous nous fions donc tous à des traductions dont certaines sont meilleures que d'autres ce qui explique les nombreuses divergences d'interprétations. Afin d'éclairer la plupart, je vais donc procéder à un résumé explicatif qui satisfera la majorité des scientifiques et des historiens.
622, an 0 de l'Hégire : Les piliers de l'Islam et la doctrine musulmane
Pendant les vingt ans qui ont précédé sa mort en 632, le prophète Mahomet a énoncé la parole du Dieu unique (Allah) au fil de nombreuses révélations qui s'exprimaient par une agitation de tout son corps. Les premiers fidèles les ont apprises par cœur et les ont transcrites sur des supports variés : tessons de poterie, morceaux de cuir, omoplates de chameaux…Pour couper court à toute contestation future, le Calife Othman en a confié la compilation à un groupe de travail puis a fait détruire les supports d'origine. Cette compilation est donc la seule trace physique qui reste de la Révélation divine, appelée Coran (d'après un mot arabe ancien, OR qui signifie récitation).
Le Coran se présente sous la forme de 114 sourates classées par longueur décroissante et divisées en 6226 versets. Ces sourates sont exprimées en langue arabe de l'époque, c'est-à-dire en langue d'il y a 1376 ans. Or, le Docteur en linguistique que je suis mesure à quel point une langue peut évoluer (jusqu'à devenir incompréhensible) dans un laps de temps aussi considérable.
Le Coran proclame la restauration du monothéisme authentique, dépouillé des influences corruptrices du judaïsme et du christianisme. Il prescrit à chaque homme de se soumettre ou de s'en remettre à Dieu (se soumettre se dit aslama en arabe et c'est de ce mot que dérivent à la fois islam et musulman). Il organise la religion autour de cinq rituels fondamentaux, les piliers, qu'il suffit à chaque fidèle de suivre pour accéder à la vie éternelle. Il détaille aussi de façon précise les règles de vie en société, y compris le droit de la guerre, le droit commercial et le droit familial.
Les cinq piliers
- la profession de foi en un Dieu unique et en son Prophète Mahomet (du mot chahadah qui désigne un témoignage).
- la prière quotidienne, salah : elle doit être précédée par des ablutions et prononcée en direction de La Mecque, cinq fois par jour. Le vendredi, les musulmans sont invités à la prononcer à la mosquée, masjid, lieu de rassemblement des fidèles. Il revient au muezzin de lancer l'appel à la prière par la formule : Allah'akbar (Dieu est grand) formule, qui notons-le en passant, ne figure pas dans le Coran.
- le jeûne du mois de Ramadan : les musulmans se doivent de jeûner du lever au coucher du soleil chaque jour du mois de Ramadan, neuvième mois du calendrier lunaire des Arabes, parce que le Prophète aurait reçu ce mois-là la première révélation divine. Notons également que l'usage de la cigarette leur est également interdit alors que le tabac n'existait pas au VIIe siècle. Du jeûne, sont dispensés les malades, les femmes enceintes, les enfants et les personnes qui accomplissent le jihad. (Jihad, djihad ou djihâd (= lutte) est un terme arabe faisant partie du vocabulaire de l'islam et signifiant " tâcher " ou " combattre ". Il apparaît fréquemment dans le Coran, particulièrement dans l'expression " al-jihad fi sabil Allah " (combat sacré dans le chemin d'Allah). Le jihad invite les musulmans à combattre afin de s'améliorer ou d'améliorer la société.
Le jihad majeur est l'effort que doit faire tout musulman pour lutter contre lui-même, contre son égoïsme et ses instincts, contre son orgueil et sa passion de dominer les autres. Le grand jihad est la lutte intérieure que le musulman mène contre l'envie et la jalousie, le mensonge, l'adoration quelle qu'elle soit, qui l'écartent du chemin de Dieu. A noter aussi que le jihad ne figure pas parmi les cinq piliers de l'islam.
- L'impôt islamique, zakat se monte à un dixième environ des revenus et il s'y ajoute l'aumône çadaka. Sur lui repose le devoir de solidarité au sein de la communauté musulmane.
- Le pèlerinage à La Mecque, hadj : il est recommandé à tous les musulmans au moins une fois dans leur vie et se déroule chaque année, du 7 au 13 du dernier mois de l'Hégire.
Le Coran, la foi et la société
Deux grandes tendances se partagent l'interprétation du Coran. D'une part, les musulmans formalistes (aussi appelés intégristes ou islamistes) prétendent que la piété commande une lecture littérale des textes sacrés. Eux-mêmes portent avec ostentation la barbe et une robe blanche comme le prophète tel qu'ils se l'imaginent car nous ne possédons évidemment pas de photographie ou de peinture de l'époque ! Ils imposent à leurs femmes de se voiler et ressuscitent les traditions les plus barbares de l'Arabie du temps de Mahomet (la lapidation, par exemple…).
D'autre part, les musulmans libéraux(ceux que je souhaite voir vivre, s'épanouir et prospérer dans le Sud tunisien où je réside) revendiquent une adaptation des pratiques religieuses à notre époque. Ce n'est pas parce que Aïsha partagea le lit du prophète à 9 ans qu'on devrait, comme dans certains pays encore, légaliser le mariage des fillettes à cet âge ! Quel est le père tunisien, par exemple, qui accepterait aujourd'hui de poser sa fillette de 9 ans dans le lit d'un homme mûr ? A l'heure actuelle, pour tous les pays dits civilisés, cela s'appellerait de la pédophilie et serait sévèrement sanctionné par tous les Tribunaux dignes de ce nom ! Ce n'est pas parce que le Coran légitime l'esclavage qu'on doit le maintenir au XXIe siècle ! Nous ne sommes plus, pour aucune religion (qui ont toutes commis, reconnaissons-le, les pires abominations et les plus atroces barbaries à leur début) en 633 mais bien en 2008 ! La société a évolué, des organisations mondiales se sont créées et la plupart des pays du monde y adhèrent. La Tunisie est membre de l'Organisation des Nations Unies (ONU) et respecte donc la charte de celle-ci, quelle que soit sa religion. Elle a également signé la Déclaration des Droits de l'Homme (et de la femme, bien entendu) et la constitution tunisienne elle-même prescrit impérativement la stricte égalité entre les hommes et les femmes. Exception faite du droit à l'héritage que je ne développerai pas ici mais dont vous pourrez trouver les derniers rebondissements sur les deux excellents sites suivants que je vous recommande vivement :
http://islamlaique.canalblog.com/archives/2007/01/11/3670473.html
http://islamlaique.canalblog.com/archives/2007/05/20/5012639.html
Place des femmes dans le Coran
Par rapport aux coutumes très archaïques en vigueur chez les Bédouins de son époque (femmes réduites à l'état d'animal domestique, infanticide des fillettes…) Mahomet certes, offre dans le Coran une nette amélioration de leur situation. Cependant, cette " révolution " reste bien incomplète et demeure assez éloignée des droits fondamentaux garantis à la personne humaine, sans distinction de sexe ou de race, par toutes les instances internationales. C'est ainsi qu'interprété littéralement, le Coran maintient les femmes dans une infériorité vis-à-vis des mâles et donne à ceux-ci le droit de les battre. A l'heure actuelle, dans tous les états de droit, ils seraient poursuivis devant les Cours correctionnelles pour harcèlement et coups et blessures volontaires et seraient condamnés à des peines de prison. Dans le Coran encore, les femmes acquièrent un droit à l'héritage inférieur de moitié à celui de l'homme et, devant les tribunaux, leur témoignage vaut la moitié de celui d'un homme. Tout cela est, bien sûr, en flagrante contradiction avec la proclamation de l'Indépendance et les termes mêmes de la Constitution tunisienne du 1er juin 1959 !.
Démonstration que le Coran n'impose pas aux femmes le port du voile
1. SITUATION LEGALE ACTUELLE EN TUNISIE
Rappelons tout d'abord ce que nous avons déjà abordé en partie dans la rubrique de ce site intitulée " Législation et formalités ". En philosophie générale (et là, tous les spécialistes sont d'accord), on considère que pour qu'une règle de morale puisse être considérée comme immuable elle doit satisfaire à deux critères essentiels : elle doit pouvoir s'appliquer à n'importe quel lieu sur la terre et à n'importe quelle époque de l'aventure humaine.
Dès 1950, le Président Bourguiba (à qui tous les Tunisiens doivent leur liberté et leur Indépendance en s'affranchissant de la tutelle française) avait interdit le port du voile par ce qu'il est convenu d'appeler " la circulaire 108 ". Cette prohibition concerne les administrations, les écoles, les universités mais aussi les espaces publics, c'est-à-dire notamment, les rues. Il y a quelques années, son successeur, le Président Zine el-Abidine Bel Ali, courageusement, a réactivé cette obligation quelque peu oubliée. Le Ministre de l'Intérieur, Rafik Belhaj Kacem a qualifié le voile de " signe distinctif d'une frange dure et renfermée sur elle-même. C'est le symbole d'une appartenance politique qui se cache derrière la religion et qui cherche à faire revenir la réalité de la société aux ères très anciennes ". Quant au Secrétaire du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) il a appelé à la mobilisation générale : " Autoriser le port du voile serait une véritable régression ".Toute discrimination sur des bases religieuses contredit l'article 6 de la constitution tunisienne "en créant deux catégories de Tunisiens". [Tribunal de Tunis, 18 mai 2000. 2000/7602].Voilà pour la Loi de l'État que tous se doivent de respecter
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|  | 2. CE QU'EN DIT VERITABLEMENT LE CORAN
Pour bien comprendre, il faut tout d'abord rappeler quelques éléments de linguistique. Il faut savoir, en effet, que le mot français " voile " a traduit 7 mots d'arabe ancien différents dont 2 seulement concernent directement la femme. Ces deux mots sont les sixième et septième de la liste ci-dessous mais parlent des pans de sa tunique et non pas d'un voile sur les cheveux et une partie du visage. En effet, les textes sacrés recommandent seulement la pudeur et la nécessité de rabattre leur voile sur leur poitrine (Sourate II, 31).
Les différents types de voiles islamiques :
Il existe beaucoup de sortes de voiles en fonctions des pays, des traditions, etc. En voici quelques-uns :
- Le hidjab, est le voile qui couvre les cheveux. On le trouve entre autre dans les pays du Maghreb.
- Le tchador couvre tout le corps, de la tête aux pieds. Il cache également le visage, la vue ne se fait que part une sorte de grille devant les yeux.
- Le niqab, est un voile léger, posé sur le nez, qui ne dissimule que la partie inférieure du visage.
Ce que dit le Coran sur le voile islamique :
Aujourd'hui, la position des religieux sur le port du voile pour toutes les femmes musulmanes n'est pas figée. Le débat porte sur deux points. D'une part il s'agit de savoir qui précisément cette phrase désigne, et d'autre part s'il s'agit d'un conseil ou d'une obligation.
Coran, Sourate 33 :
Traduction de Kasimirski :
57. 0 Prophète ! prescris à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants d'abaisser un voile sur leur visage. Il sera la marque de leur vertu et un frein contre les propos des hommes. Dieu est indulgent et miséricordieux. (Remarque : linguistiquement, en employant le mot "voile" Kasimirski se trompe)
Traduction de Jacques Berque :
59. Prophète, Dis à tes épouses, à tes filles, aux femmes des croyants de revêtir leur mantes : sûr moyen d'être reconnues (pour des dames) et d'échapper à toute offense
- Dieu est Tout indulgence, Miséricordieux.
Jacques Berque ajoute cette note : Le port du voile distingue la femme libre (hurra), des femmes de condition inférieure. Plusieurs façons de porter le voile sont indiquées par Tabarî, t. XXII, p. 33, l. 7 sq. On a suivi pour yudnina l'interprétation minimale de Tâhir b. `Ashûr, "revêtent", qui se fonde sur un emploi de Bashshâr. Selon une autre interprétation, plus restrictive, et que pourrait autoriser le min, il faudrait comprendre : "Elles tiennent serré sur elles un pan de leur mante" ce qui semble à Ibn Khatir et à ses successeurs rigoristes imposer que soit couvert le visage. Linguistiquement, julbâb, "mante, cape", se distingue de khimâr, XXIV, 31, "fichu couvrant la tête".
Hamza Boubakeur utilise dans sa traduction : "ramenez leur voile sur elles".
Coran, Sourate 24 :
Traduction de Kasimirski :
31. Commande aux femmes qui croient de baisser leurs yeux et d'être chastes, de ne découvrir de leurs ornements que ce qui est en évidence, de couvrir leurs seins de voile, de ne faire voir leurs ornements qu'à leurs maris ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, à leurs fils ou aux fils de leurs maris, à leurs frères ou aux fils de frères, aux fils de leurs sœurs, ou aux femmes de ceux-ci, ou à leurs esclaves acquêts de leurs mains droites, ou aux domestiques mâles qui n'ont point besoin de femmes, ou aux enfants qui ne distinguent pas encore les parties sexuelles d'une femme. Que les femmes n'agitent point les pieds de manière à faire voir les ornements cachés. Tournez vos cœurs vers Dieu, afin que vous soyez heureux.
Traduction de Jacques Berque :
31. Dis aux croyantes de baisser les yeux et de contenir leur sexe ; de ne pas faire montre de leurs agréments, sauf ce qui en émerge, de rabattre leur fichu sur les échancrures de leurs vêtements. Elles ne laisseront voir leurs agréments qu'à leur mari, à leurs enfants, à leurs pères, beaux-pères, fils, beaux-fils, neveux de frères et de soeurs, aux femmes (de leur communauté), à leurs captives, à leurs dépendants hommes incapables de l'acte, ou garçons encore ignorant de l'intimité des femmes. Qu'elles ne piaffent pas pour révéler ce qu'elles cachent de leurs agréments.
Jacques Berque ajoute cette note : "Leurs agréments" : le mot est à entendre non seulement des parures mais des appas corporels. On a renoncé à traduire une suite de 25 pronoms au féminin pluriel. A qui note dans le Coran le caractère personnaliste de ce pronom affixe, la répétition s'avère significative. Le législateur parait ici soucieux de ménager à la femme ce qui fait partie de sa personnalité, en évitant seulement l'exhibition provocante. Si cela est vrai, on est loin des interprétations extensives de la coutume juridique.
Sur les femmes âgées :
Coran, Sourate 24 (traduction de Kasimirski) :
59. Les femmes qui n'enfantent plus, et qui n'espèrent plus pouvoir se marier, peuvent, sans inconvénient, ôter leurs vêtements, sans cependant montrer leurs ornements ; mais si elles s'en abstiennent, cela vaudra mieux. Dieu entend et sait tout.
Voici donc la liste des 7 allusions dans le Coran de ce que l'on a traduit par " voile " en français :
Arabe : Français : 1. a°l hija°b = le rideau, la séparation. 2. a°s sita°r = l'écran, le paravent, la tenture. 3° a°l Richa°wat = le bandeau, l'enveloppe. 4° a°l Rita°a = la couverture, l'obscurité. 5° a°l kina° = le cache, tout ce qui cache la vue. 6° a°l jalabab, la (d)jelaba = un vêtement 7° a°l Rima°r = le manteau, pèlerine, houppelande.
Analysons linguistiquement ces 7 citations :
1. hija°b : Ce mot ne concerne absolument pas la femme alors que c'est le mot que les musulmans utilisent : C'est totalement faux.
§ S.17 - v.45 "wa i°za° qara°ta-l qoura°na ja'al-na° bayna-ka wa bayna-l lazîna la° yoûminoûna bi-l a°Rirati hija°bam moustoûra°n" = " Et quand tu récites la Lecture, nous plaçons entre toi et (entre) ceux qui ne croient pas en la [vie] dernière, un voile invisible."
2. sita°r § S.18-v.90 "lam naj'al la-Houm min doûni-Ha° sitra°n" = " Nous n'avions pas donné, pour s'en protéger, de voile ou d'écran."
3. Richa°wat § S.2-v.7 "Ratama-l lahou 'alâ qouloûbiHim wa 'alâ sam'iHim wa 'alâ oubSa°riHim Richa°watoun" = " Dieu a fixé sur leurs cœurs et sur leurs oreilles et sur leurs yeux un bandeau."
4. Rita°a § S.50 - v.22 "...fa-kachaf-na° 'an-ka RiTa°a-ka fa-baSarou-ka-l yawma hadîdoun" = " Aussi, nous ôtons ton voile : alors, ta vue, ce jour, [sera][perçante comme] du fer."
5. kina° § S.17 - v.46 "wa ja'alna° 'alâ qouloûbi-Him a°kinnatan°n a°n yafqa-Hoû-hou wa fî a°za°ni-Him waqra°n" = " Nous avons mis sur leurs cœurs des bouchons/caches, de sorte qu'ils ne comprennent pas et dans leurs oreilles, une lourdeur"
6. jala°bab § S.33 - v.59 "ya°-a°yyouHa°-n nabiyyou qoul li-a°zwa°ja-ka wa bana°ti-ka wa nisa°i-l moûminîna youdnîna 'alay-Hinna min jala°bîbi-Hinna… zalika a°dnî a°n you'rafna fa-la° yoûzayni" = " Ô Prophète ! Dis à tes femmes et à tes filles et aux femmes croyantes : que soit rapproché vers elles [les pans de] leur tunique/(djalaba). Voici le moyen pour qu'elles soient honorées/élevées et ne soient point offensées " Désolé, mais il n'y a aucune allusion à un voile sur les cheveux et une partie du visage !
7. Rima°r § S.24 - v.31 "wa la° youbdîna zînata-Hounna i°lla ma° ZaHara minHa° "...wa-l yaDribna bi-Roumouri-Hinna 'alâ° jouyoûbi-Hinna" = " et de ne montrer de leurs atours que ce qu'il en paraît et qu'elles rabattent leurs pèlerines sur leur poitrine..."
Remarque : Tous les dictionnaires s'accordent à ne reconnaître au mot atours que les sens suivants : ornements, vêtements, bijoux, toilettes et parures féminines. Il convient donc de ne pas le confondre avec attraits qui eux, représentent les avantages physiques qui séduisent, le charme, la grâce, la perfection des formes, le sex-appeal.
La pèlerine, quant à elle, qualifie un vêtement ample de femme dont les pans sont rabattus sur les épaules et la poitrine.
CONCLUSION :
Du point de vue de l'Histoire et de la Linguisitique le Coran ne dit RIEN d'un voile que la femme devrait porter sur les cheveux et une partie du visage ! Que ceux qui prétendent détenir une vérité contraire se mettent au travail et m'en fasse une démonstration scientifique argumentée.
Comme je suis un ardent défenseur de la liberté sous toutes ses formes et que je suis extrêmement respectueux de son principe de base : "ma liberté s'arrête là où commence celle d'autrui", et qu'en outre l'injustice me peine et me révolte, je ne me permettrais jamais d'oser critiquer les goûts ou habitudes vestimentaires de qui que ce soit à la condition, qu'ostensiblement, il ne fasse ni provocation ni ne s'invente de fausses excuses puisées dans des textes aussi sacrés que ceux figurant dans un Livre d'une religion révélée pratiquée par plus de 1,2 milliard d'êtres humains au sein des 6,1 milliards qui peuplent notre planète.
Je me devais, au nom de la décision d'informer avec exactitude dans ce site, de rétablir la vérité scientifique en tant que chercheur rompu aux techniques de recherche impartiales, pratiquées dans tous les laboratoires et les universités du monde. Je le devais d'autant plus qu'aux États-Unis ou en Europe, par exemple, lorsqu'on représente un état du Maghreb et plus particulièrement la Tunisie on le fait quasiment toujours (et pas seulement dans les catalogues touristiques) au moyen d'un dessin, d'une peinture ou d'une photographie représentant une femme voilée ! Dans l'esprit des Occidentaux une association malencontreuse s'est maintenant crée : femme voilée = femme enfermée, soumise, esclave... Et cela je ne le veux pas dans l'endroit où j'ai acquis mes premières expériences d'enseignant en 1962 et que j'ai choisi en 2005 pour venir passer ma retraite.
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| Pour moi, la vraie femme tunisienne c'est ceci :
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| ou cela :
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| ou encore :
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| | ou enfin : |  |
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| ou pourquoi pas, carrément Miss Tunisie ? |  |
| et plus jamais ceci :
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| et surtout, surtout pas celle-là car là, évidemment l'on voit tout de suite que cette jeune fille est incontestablement la plus jolie de la compétition ! |  |
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| plus de Zarzis comme cela, SVP :
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|  Dans un pays démocratique, TOUT enseignement doit rester laïc ! |  | Dans la plupart des pays européens et particulièrement dans les pays à enseignement francophone on constate, depuis une quinzaine d'années, une dégradation importante du niveau des connaissances des élèves et étudiants.
Ces importantes lacunes des acquis fondamentaux trouve son origine dans les nombreux bouleversements technologiques de nos sociétés, dans la multiplication des sollicitations extérieures à l'enseignements scolaire, dans la "paresse" croissante des jeunes d'aujourd'hui, mais surtout dans le renoncement progressif aux principes fondamentaux de la laïcité. Tout enseignement efficace et digne de ce nom doit avant tout développer progressivement l'esprit d'analyse et l'esprit critique des jeunes scolarisés en leur présentant l'état actuel de toutes les découvertes scientifiques de manière complète et abrupte en faisant abstraction de toute influence sectaire, raciste ou religieuse. Plus tard, l'esprit en éveil, les étudiants, devenus adultes se forgeront leurs propres convictions et leur propre personnalité dans le respect fondamental de l'autre et de la Convention des Droits de l'homme et du citoyen. Cette nécessité constitue le fondement même de toute démocratie.
Or, de ce point de vue, on est loin du compte ! La France, par exemple, est classée dix-huitième dans le "hit-parade" de la qualité de l'enseignement dans le monde, bien loin derrière l'Inde ou la Corée, par exemple. Est-ce dû à l'abandon progressif du principe de la laïcité ?
Voici quelques extraits de journaux réputés pour le sérieux et l'exactitude de leurs informations que je me permets de soumettre à votre réflexion.
CELA SE PASSE EN FRANCE .....................ACTUELLEMENT ! - Saviez-vous que de jeunes musulmanes réclament d'être exemptées des cours de sport et de biologie, tout en n'étant pas pénalisées pour leur examen ?
(Source : Nouvel Observateur) - Saviez-vous que des musulmanes exigent et obtiennent des horaires qui leur sont exclusivement réservés à des piscines municipales ?
(Source : Revue politique) - Saviez-vous que des étudiantes musulmanes, à leur examen, exigent et obtiennent d'être accompagnées de leur mari et d'être jugées par une femme ?
(Source : Nouvel Observateur) - Saviez-vous qu'une association musulmane ("Unir", à l'Université Paris XIII), remet en cause le droit d'un Professeur "de culture occidentale" de juger le travail d'un étudiant musulman ?
(Source l'Express) - Saviez-vous que des musulmans réclament et obtiennent la suppression de la fête de Noël dans certaines écoles primaires ?
- Saviez-vous que des étudiants musulmans, prenant comme excuse la loi de la laïcité, réclament et obtiennent le retrait des sapins de noël, dans différents établissements scolaires, jusque dans les maternelles ?
(Source : Le Parisien) - Saviez-vous que des musulmans réclament et obtiennent l'interdiction de la viande non hallal dans les écoles françaises où ils sont majoritaires ?
- Saviez-vous que dans l'administration, des musulmans réclament des jours de congés supplémentaires pour leurs fêtes islamiques ? Saviez-vous que des musulmans réclament des salles de prières dans nos collèges, nos lycées et nos universités ? Saviez-vous que des musulmans demandent aux écoles, universités et lieux de travail des horaires aménagés pour leurs cinq prières quotidiennes ? Saviez-vous que des musulmans réclament une révision des livres d'histoire pour y intégrer l'histoire de leur pays et de leur religion ?
(Source : Nouvel Observateur) - Saviez-vous que dans les manuels scolaires, vont être supprimés toutes références à Charles Martel ou autres Jeanne D'Arc, afin de NE pas froisser les Français musulmans ? Saviez-vous que des musulmanes exigent de pouvoir pratiquer des métiers publics (administration, hôpitaux, écoles, Justice) avec un tchador ? Saviez-vous que des musulmanes voilées et étudiantes en médecine exigent de NE soigner que des femmes ?
(Source : Le Monde, Le Figaro) - Saviez-vous que sur bon nombre de collèges français à majorité afro-maghrébine, on trouve les inscriptions "Morts aux Juifs", " Mort aux chrétiens " ou "Vive Ben Laden" ?
(Source Les 4 vérités) - Saviez-vous qu'un manuel de bonne conduite "Le licite et l'illicite en Islam", vendu en France depuis 10 ans et parfois dans les établissements scolaires, explique comment un bon musulman doit frapper sa femme : "Avec la main", "sans fouet" ni "morceau de bois", et "en épargnant le visage" ?
(Source : l'Express) - Saviez-vous que dans des lycées, des musulmanes "enfilent leur manteau avant d'aller au tableau afin de n'éveiller aucune convoitise", que dans des écoles primaires des pères musulmans refusent que leurs fillettes soient laissées dans la classe d'un instituteur remplaçant l'institutrice, qu'une école a dû organiser un sas, sans fenêtres, pour reconnaître les mères, voilées de la tête au pieds, avant de leur rendre leurs enfants ?
(Source : Le Monde) - Saviez-vous que dans des écoles primaires, des élèves sont allés jusqu'à instituer l'usage séparé des deux robinets des toilettes, l'un réservé aux "musulmans", l'autre aux "Français" ou qu'un responsable local du culte musulman a demandé de prévoir des vestiaires séparés dans les salles de sport, car, selon lui, "un circoncis NE peut se déshabiller à côté d'un impur" ?
(Source : Le Monde) - Saviez-vous que les autres communautés religieuses, (catholique, protestante, juive, hindouiste, bouddhiste, etc.) n'exigent pas de revendications équivalentes ?
C'est l'ancien professeur qui écrit ces lignes et rien que l'ancien professeur toujours soucieux de l'éducation des nouvelles générations.
Après 41 années passées au service de l'enseignement pour différents états et gouvernements, je me dois de rester un des garants de la qualité des pratiques pédagogiques ! Ce fut mon devoir et cela le reste.
Les religions, quant à elles se pratiquent ou ne se pratiquent pas (le choix appartient à chaque conscience individuelle) mais quand elles se pratiquent, des lieux privilégiés leur sont réservés : ce sont les églises, les temples, les mosquées, les synagogues...Elles ne devraient donc pas empêcher un enfant (esprit critique en gestation) de bénéficier du savoir acquis par l'humanité au prix d'un effort incommensurable accompli au cours des milliers de millénaires qui constituent la fabuleuse HISTOIRE de l'Homme.
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|  Refus de la nationalité française à une Marocaine portant une burqa (17.08.2008) |  | Fadela Amara, secrétaire d'Etat à la Ville, a estimé ce mercredi que le voile et la burqa, «c'est la même chose». Petit lexique pour comprendre. Voile: ce nom commun est issu du latin «velum». Il désigne une étoffe qui sert à couvrir, à protéger, à cacher (cf. Larousse). Plus spécifiquement, il sert à «cacher le visage ou le front et les cheveux d'une femme, pour un motif religieux» (cf. Petit Robert). Le terme «voile» s'applique donc aussi bien au voile de la mariée qu'au voile islamique que certaines femmes musulmanes portent sur la tête et les épaules, également appelé «foulard». Hijab: Ce terme est issu de la racine hajaba qui signifie «dérober au regard, cacher». En Occident, on l'utilise pour désigner le voile. Mais c'est avant tout un concept qui désigne l'écran de la pudeur. Par exemple, le mot hijab est utilisé sept fois dans le Coran sans jamais faire référence au vêtement féminin. En revanche, il a le sens de «rideau» pour désigner l'isolement des épouses du prophète Mahomet. Cette séparation se serait ensuite étendue aux femmes musulmanes libres. On pourrait donc également traduire hijab par «dissimulation». Tchador: ce mot persan désigne le tissu couvrant la tête et l'ensemble du corps des femmes musulmanes chiites, en particulier en Iran (cf Larousse et Robert). Cette pièce de vêtement peut être ouverte devant et laisse le visage découvert. Tchadri: Ce mot persan désigne un voile dissimulant les femmes musulmanes de la tête aux pieds, ajouré à hauteur des yeux. Habit traditionnel en Inde, au Pakistan et en Afghanistan (cf Larousse) Burqa: Selon le spécialiste de l'Islam Olivier Roy, il existe deux types de burqa. La burqa traditionnelle afghane, un vêtement souvent bleu qui couvre entièrement la tête et le corps, avec une grille au niveau des yeux permettant de voir sans être vu. Et «la burqa salafiste, une invention qui vient du Golfe et du Pakistan, et qui date d'une vingtaine d'années. Là, même les pieds et les mains sont dissimulés».
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|  | |  | Regain de religiosité ou phénomène de mode, le nombre de femmes portant le foulard islamique en Tunisie ne cesse d'augmenter et ce malgré une réaction dure des autorités pour les en décourager, au nom des valeurs laïques.
Foulard assorti au sac à main, longue jupe près du corps, les Tunisiennes sont de plus en plus nombreuses à arborer le hijab, le foulard islamique qui, longtemps noir et blanc, a gagné en couleurs. "Je suis voilée tout en ayant une tenue moderne et je suis bien intégrée dans mon travail", affirme Imen, 24 ans, animatrice dans une radio. Les stylistes ont concocté des modèles qui respectent les préceptes de l'islam tout en y apportant une touche de modernité.
"Les voilées ne veulent pas seulement exister, mais aussi être vues", analyse le sociologue Khalil Zommitti. Phénomène de mode qui permet aux femmes de ne plus devoir choisir entre modernité et tradition, le "nouveau" hijab est aussi le fruit de l'influence grandissante des chaînes religieuses.
Accessibles via le satellite, elles prêchent souvent un islam radical et insistent sur l'obligation de porter le voile. Cinquante ans après la promulgation du Code du statut personnel qui a émancipé la femme tunisienne, le foulard fait un retour en force. "C'est un phénomène de reconnaissance identitaire chez les femmes tunisiennes qui sont à la recherche de repères. Le foulard en est un", estime Khalil Zommitti. La chasse au voile
Le pouvoir tunisien n'est pas resté indifférent à cette tendance. "On m'a menacée, ainsi que ma famille. La police m'a interpellée trois fois pour port du foulard islamique", confie Amel, une étudiante de 22 ans. A Tunis, les femmes voilées sont régulièrement inquiétées par la police.
Des lycéennes et des étudiantes qui ont fait ce choix n'ont pas le droit d'assister aux cours, voire de passer leurs examens. Interpellées dans la rue, elles sont parfois forcées de signer un engagement à ne plus porter le hijab, sur la base d'un décret, promulgué en 1981 sous l'ancien président, Habib Bourguiba; et remis en application en octobre 2006.
Ce décret du ministère de l'Intérieur considère le foulard comme "un habit sectaire". En foi de quoi les autorités ont lancé depuis une année une vigoureuse campagne contre les habitudes vestimentaires "d'inspiration sectaire importées de l'extérieur". Dans la pratique, ces termes visent principalement les vêtements islamiques.
Les autorités tunisiennes voient dans cet affichage de signes religieux une menace pour une République qui s'est toujours voulue laïque, et une dérive intégriste de la part des courants islamistes, étouffés par une dure répression du pouvoir depuis des décennies et particulièrement depuis les années 90.
"Si nous acceptons aujourd'hui le port du hijab, nous serons amenés demain à accepter que le droit de la femme au travail, au vote et à l'enseignement lui soit dénié", a déclaré Hédi M'henni, le secrétaire général du Rassemblement constitutionnel démocratique, le parti au pouvoir.
Le foulard divise
La société civile, loin d'être unanime sur cette question, commente la réaction des autorités. "Le foulard prend place dans un système qui favorise l'infériorité de la femme. C'est un signe de discrimination. "
Reste qu'il ne faut pas combattre cela par une dérive sécuritaire", affirme Salah Zghidi, de l'Association tunisienne pour la défense de la laïcité. "Que ce soit un phénomène de mode ou un regain de religiosité, le phénomène interpelle. Pour nous, c'est une forme de régression", estime Khadija Cherif, secrétaire générale de l'Association tunisienne des femmes démocrates.
A l'inverse, le Comité de défense du hijab, créé début 2007, défend l'idée d'un Etat en harmonie avec une nation de culture musulmane. Le comité recense les cas de filles harcelées où à qui des policiers ont arraché leur foulard et appelle les victimes à se pourvoir en justice. En octobre 2007, un tribunal a ainsi donné raison à une enseignante qui contestait son renvoi d'un établissement pour port du voile, déclarant le décret de 2006 inconstitutionnel.
Considérée comme un recul face à l'intégrisme par les laïcs, cette décision a été saluée par les islamistes et a suscité la réaction des autorités : un autre décret émanant du ministère de l'Enseignement interdit désormais le voile dans les établissements scolaires. Vendu sous le manteau
Il n'empêche que le voile continue à gagner en popularité et donne naissance à un commerce prospère. "J'avais du mal à arrondir mes fins de mois en vendant du parfum et de la lingerie.
Désormais, je vends des foulards et la demande ne cesse d'augmenter", confie Naïma. Les contrôles policiers n'ont toutefois pas laissé ce commerce prospérer dans les grandes boutiques de la capitale, ce qui fait le bonheur des commerçants du marché noir. A dix kilomètres du centre de Tunis, les marchands du souk Lybia en tirent ainsi profit. "Que Dieu les bénisse, elles ont choisi le retour à l'islam. Quant à moi, j'ai trouvé le produit qui m'a sauvé du chômage et m'a permis de gagner ma vie : le hijab", se félicite Walid, un marchand de ce souk.
La question du voile résume toute l'ambiguïté de la Tunisie actuelle à la recherche de son identité entre foulard islamique et jeans moulant, Orient et Occident.
Avis personnel
Durant des dizaines d'années, dans de nombreux pays occidentaux, des femmes se sont battues avec patience mais détermination pour faire valoir leurs droits (droit de vote, droit à l'instruction, droit à l'avortement, droit au travail, etc.). Actuellement, dans tous les pays démocratiques d'Europe et d'Amérique, la femme, à tous les points de vue est l'égale de l'homme. Un grand bravo à la Tunisie, état laïc, qui tente de le rester malgré une forte opposition des mouvances religieuses intérieures et extérieures. Je regrette donc que les musulmanes, bien trop souvent sous le prétexte du "qu'en dira-ton" et faibles devant le regard des autres, participent à la tentation de la restriction de leurs droits en portant ce foulard (qui, souvent, il faut l'avouer, est le symbole de la soumission et de la reconnaissance d'une sorte d'infériorité). Sans le savoir, sans doute, ces femmes voilées oeuvrent pour une régression moyenâgeuse et une forme d'auto-destruction.
J'ose espérer que la Loi triomphera et que le Sud de la Tunisie, surtout, acceptera enfin de rentrer dans la légalité, car ne l'oublions pas, il ne vit que par le tourisme, donc par le regard que porte sur lui les étrangers.
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| Rappelons l'état actuel des pratiques religieuses dans le monde :
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|  La honte aux Jeux olympiques de Pékin |  | Quelle ne fut pas ma surprise et ma révolte hier, en regardant les Jeux olympiques de 2008 (qui me passionnent) d'apercevoir sur la ligne de départ de deux courses en ligne une jeune fille d'Afghanistan et une autre du Yémen couvertes des pieds jusqu'à la tête, en survêtement foncé et portant le foulard islamique ! Elles ont été la risée de plus de 80% de la population mondiale (c'est-à-dire de plus de cinq milliards d'êtres humains). En arborant fièrement les signes ostentatoires d'une religion mal comprise par une petite minorité de pratiquants de l'islam dans la seule enceinte où toute autre préoccupation que l'honneur sportif doit absolument être proscrite, elles ont largement contribué à dénigrer et à déshonorer leur propre religion !
Sur 204 pays représentés, deux seulement (ne représentant que 53 millions d'habitants) ont fait le choix de replonger dans le moyen âge. C'est ainsi qu'ils ont notamment suscité les moqueries de 300 millions d'Américains du Nord, 372 millions d'Américains du Sud, de 750 millions d'Européens, de 150 millions de Russes et d'un milliard trois cents millions de Chinois ! Ils ne représentent qu'un grain de sable dans l'humanité, mais ils ont eu la volonté politique de déshonorer l'idéal olympique.
Je salue avec respect les autres pays musulmans et particulièrement la Tunisie qui ont fait la preuve de leur modernité et de l'hommage qu'ils ont ainsi rendu au sport en général et à tous les idéaux qu'il véhicule. J'ai en effet vu des Marocaines, des Algériennes, des Tunisiennes et même des Syriennes en tenue d'athlète parfaitement neutre.
La charte olympique impose la neutralité. Selon la règle 51, en effet, aucune espèce de démonstration ou de propagande politique, religieuse ou raciale n'est autorisée dans un lieu, un site ou un autre emplacement olympique.
Le Comité Atlanta-Sydney-Athènes-Pékin et la Ligue du Droit International des Femmes militent très activement depuis 1996 pour que n'existent plus, aux Jeux Olympiques, de délégations composées uniquement d'hommes. De 35 aux Jeux de Barcelone (1992) à 26 à Atlanta (1996), ils étaient encore 9 pays à Sydney en 2000 à ne pas envoyer de femmes aux JO. Les Jeux d'Athènes ont vu cette proportion demeurer identique à cause principalement de pays musulmans : Arabie Saoudite, Brunei Darussalem, Emirats Arabes Unis, Oman, Qatar, Yémen.
Face à cette stagnation et à plusieurs signes contraires à la dignité des femmes vus pendant les Jeux d'Athènes de 2004, le Comité Atlanta-Sydney-Athènes-Pékin a adressé le 9 septembre une lettre de protestation au Président du Comité International Olympique Jacques Rogge. Outre les sept pays qui persistent à refuser de voir concourir des femmes, le Comité Atlanta-Sydney-Athènes-Pékin dénonce l'imposition du voile aux athlètes femmes par certains pays musulmans, ce qui disqualifie les sportives dans certaines disciplines. L'insulte la plus criante aux principes olympiques fut la présence, aux côtés du président du CIO, d'une athlète égyptienne voilée de la tête aux pieds lors de la cérémonie de clôture : "lors de la cérémonie de clôture, alors que les quelques personnes qui vous entouraient avaient sans doute fait l'objet d'une sélection rigoureuse car c'était l'un des moments les plus forts de cette cérémonie, vous êtes apparu, sous le magnifique drapeau olympique qui claquait au vent avec à vos côtés une femme voilée de la tête aux pieds ! Quelle injure aux valeurs olympiques !" La lettre du Comité s'insurge donc fort justement qu'une telle tribune ait été donnée au fondamentalisme oppresseur des femmes car "le voile, symbole de la ségrégation entre les sexes, est devenu le porte-drapeau de l'intégrisme islamiste".
Communiqué d'invitation à la conférence de presse du Comité ATLANTA-BEIJING+ qui s'est tenu à GENEVE devant les Nations Unies :
Au moment ou l'opinion publique est particulièrement sensibilisée à la question de la ségrégation entre les hommes et les femmes notamment dans les lieux où se pratique le sport, nous vous invitons à tourner votre regard vers un scandale ignoré des Jeux Olympiques, scandale qui touche les femmes principalement des pays islamiques :
1. l'absence de femmes athlètes de certaines délégations ( 9 à Athènes en 2004), 2. la présence de femmes voilées, ce qui les exclut de fait de la plupart des disciplines et, plus grave encore, condamne à terme les véritables athlètes femmes musulmanes qui résistent encore alors même qu'elles sont déjà menacées de mort. 3. l'organisation tous les 4 ans des jeux dits de la Solidarité où les femmes des pays islamiques concourent en l'absence des hommes et des médias. Ces Jeux de la ségrégation bénéficient de la caution du CIO..
Heureusement, il y a aussi ceci :
La Marocaine Nawal el Moutawakel est devenue la première femme musulmane à siéger à la commission exécutive du Comité international olympique (CIO) au terme des élections tenues jeudi à Pékin. J'aime à croire que, comme nous, elle n'acceptera jamais le retour au moyen âge et que nous ne verrons jamais dans la réalité la concrétisation de certaines caricatures dont les humoristes occidentaux ne se privent pas :
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|  | | Nawal el Moutawakel |
|  | Paru dans la presse et sur de nombreux sites internet !
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| | Quelle honte : nous ne sommes pas dans une mosquée mais bien aux Jeux olympiques où, je le rappelle, toute manifestation de différences politiques, raciales ou religieuses sont strictement interdites et hors de propos. C'est la fête du sport et non une tribune de revendications quelles qu'elles soient ! |
| |  Renoncement ? | En portant le voile, symbole de la soumission féminine, de l'infériorité des droits de la femme, et de l'intégrisme islamiste, les femmes de certains pays musulmans vont-elles renoncer à tous les acquis que leurs ancêtres ont conquis de haute lutte ?
1880 : Création de lycées pour filles Le député de gauche et proche de Jules Ferry, Camille Sée fait de l'enseignement supérieure des jeunes filles une affaire d'état en créant des institutions publiques. Il décrète: "Les filles sont aussi aptes que les garçons à recevoir l'éducation secondaire".Grâce à la loi Sée, l'instruction des filles ne sera plus dispensée que par les seules écoles privées ou religieuses. Des externats sont institués laissant aux municipalités la possibilité de créer des internats. L'enseignement de la religion disparaît au profit de la morale. Il faudra toutefois attendre 1925 pour que les programmes enseignés aux filles soient les mêmes que ceux destinés aux garçons. L'adoption de la loi Sée provoque un débat houleux à la chambre et au Sénat, notamment auprès de l'Église qui s'oppose à ce que l'on forme des "femmes libres penseurs".
1884 : Le divorce est rétabli Supprimé en 1816 pour incompatibilité avec le catholicisme, le divorce est à nouveau en vigueur grâce à la loi Naquet. Dorénavant, il est possible de se séparer, mais uniquement pour fautes, et à condition d'en apporter les preuves. De plus, chaque faute fait l'objet d'une sanction, qui peut aller jusqu'à l'emprisonnement. Il faudra attendre la loi de 1975 pour que le divorce par consentement mutuel soit autorisé.
1893 : Droit de vote pour les Néo-Zélandaises La Nouvelle-Zélande est le premier pays à attribuer le droit de vote aux femmes, et le seul à le faire au XIXème siècle. Ce droit est obtenu après une pétition d'une impressionnante ampleur : près d'un quart de la totalité des femmes adultes du pays l'ont signée. Toutefois, les femmes ne seront éligibles qu'à partir de 1919.
1900 : Les femmes françaises accèdent au barreau Une loi française autorise les femmes à exercer la profession d'avocat. En 1897, Jeanne Chauvin, pourvue de tous les diplômes requis, n'avait pas eu le droit de prêter serment devant la Cour d'Appel de Paris. Au XXIe siècle, les avocates représenteront près de la moitié des effectifs.
1908 : Les "suffragettes" dans les rues de Londres Quelque 250 000 femmes manifestent à Hyde Park, à Londres, pour demander le droit de vote des femmes. Le mouvement des "suffragettes" a été fondé cinq ans plus tôt par Emeline Pankhurst et sa fille Christabel. Celles-ci n'hésitent pas à recourir à des actes spectaculaires. Ainsi en 1905, Christabel a craché au visage d'un policier. En 1918, elles obtiendront une première victoire avec l'octroi du droit de vote des femmes de plus de 30 ans. Les femmes britanniques obtiendront vraiment le droit de vote en 1928.
1945 : Les femmes obtiennent le droit de vote La France combattante à Alger accorde le droit de vote aux femmes, près d'un siècle après l'adoption du suffrage universel masculin. La France est l'un des derniers pays d'Europe a avoir accordé le droit de vote et d'éligibilité aux femmes, juste avant l'Italie, la Belgique, la Grèce et la Suisse. Les femmes useront de ce droit pour la 1ère fois aux élections municipales du 29 avril 1945.
1960 : La pilule mise en vente aux États-Unis La Food and Drug Administration (FDA) autorise la commercialisation de la pilule contraceptive mise au point par l'Américain Gregory Pincus. En France en 1920, pour redresser la démographie, une loi a interdit toute propagande anticonceptionnelle. Ce n'est quand 1967 que la loi du député Lucien Neuwirth légalisera la contraception.
1965 : La femme est libre de travailler Une loi et promulguée en France et permet à la femme de travailler sans l'accord de son mari. Elle autorise également les épouses à gérer leurs biens librement. Elles peuvent désormais ouvrir un compte à leur nom, même contre l'avis de leur mari. En 1938, l'incapacité de la femme mariée, citée dans le Code civil de 1804, avait déjà été supprimée, affaiblissant la domination de l'homme sur son épouse.
1966 : Betty Friedan fonde l'Organisation nationale des femmes Écrivain et féministe américaine, Betty Friedan met en place la "National Organization for Women", connue sous l'acronyme "NOW". Elle cherche ainsi à lutter pour obtenir l'égalité totale entre les deux sexes. Quelques années plus tôt, elle avait publié un ouvrage retentissant pour la cause féministe : "la Femme mystifiée", "The Feminine Mystique". Dans cet essai, elle s'opposait au fait que le rôle de la femme au sein de la société ne se limite qu'à sa vie maritale et maternelle. Selon elle, la femme était engluée dans de fausses valeurs, ce qui l'empêchait de s'épanouir autrement qu'au travers de son rôle de mère et d'épouse. L'année suivante, le Women's Liberation Movement naîtra aux États-Unis sous l'impulsion de quelques militantes du NOW. Appelée Women's Lib, l'organisation luttera en faveur de l'avortement et pour l'égalité des sexes dans les milieux professionnels.
1969 : Une femme Premier ministre en Israël A 71 ans, Golda Meir succède à Lévi Eshkol au poste de Premier ministre. Ancienne secrétaire générale du parti social démocrate, le Mapaï, elle a été le premier ambassadeur israélien en Russie entre 1948 et 1949. A son arrivée à la tête de l'état israélien Golda Meir annonce avec fermeté qu'elle ne renoncera pas aux territoires gagnés lors de la guerre des six jours (juin 1967). Golda Meir démissionnera en 1974 après la guerre du Kippour .
1970 : Le Mouvement de libération des femmes est né Des groupes de femmes se réunissent afin de déposer une gerbe sur la tombe du "soldat inconnu" mais destinée à la "femme inconnue", dénonçant le manque de reconnaissance vis-à-vis des femmes. Elles sont arrêtées par la police mais cet événement donne naissance au Mouvement de libération des femmes (MLF). Sans leader, cette organisation va fédérer plusieurs groupes de différentes tendances politiques, philosophiques ou sociologiques. Selon les membres, la femme n'est pas suffisamment entendue au sein de la société, bien qu'elle obtienne de plus en plus de droits. La presse et l'édition seront leurs principaux moyens de communication. Très vite, le mouvement prendra de l'ampleur, notamment grâce à Antoinette Fouque, Simone de Beauvoir ou encore, Christine Delphy. Les actions de chaque groupe tourneront autour de la protection de la femme, de la lutte pour ses droits et contre la violence, ainsi que pour l'avortement.
1972 : Rémunération égale entre hommes et femmes en France Une loi est promulguée et complète le Code du travail. Désormais, l'égalité des salaires entre hommes et femmes à travail égal devra être respectée.
1974 : Nouvelle avancée pour la contraception Une nouvelle loi autorise la délivrance de la pilule contraceptive aux mineures sans l'autorisation de leurs parents. Elle garantie anonymat et gratuité dans les centres de planification familiaux. Ce nouveau texte vient parfaire la loi Neuwirth du 28 décembre 1967 qui légalise l'utilisation de la pilule.
1975 : Vote de la Loi Veil La ministre de la Santé de Valéry Giscard d'Estaing fait voter son texte autorisant l'avortement en France avec l'appoint des voix de gauche, après un débat houleux. La loi est votée à titre provisoire pour une période de 5 ans. Elle sera reconduite le 31 décembre 1979.
1977 : La Journée internationale de la femme est officielle Les Nations Unies reconnaissent la Journée internationale de la femme, à la date du "8 mars". Toutefois, cette journée avait déjà été mise en place dans les années précédentes. Dès 1910, une conférence internationale des femmes socialistes se déroulait à Copenhague et avait lancé l'idée. En 1917, le 8 mars, une grande manifestation de femmes ouvrières se déroulait à Saint-Pétersbourg pour l'amélioration des conditions de travail. Durant le début du XXe siècle, une succession d'autres manifestations féminines s'organisaient partout dans le monde, souvent à la date du 8 mars. En 1921, Lénine décréta lui-même la Journée internationale de la femme à cette même date. En France, la Journée sera officialisée en 1982.
1980 : Une femme à l'Académie française Marguerite Yourcenar est la première femme élue à l'Académie française. A 76 ans, l'auteur des "Mémoires d'Adrien" et de "L'Oeuvre au noir" prend le fauteuil de Roger Caillois. Son admission au côté des "sages" a provoqué une vive polémique parmi les académiciens.
1991 : Une femme premier ministre en France Edith Cresson est appelée à remplacer Michel Rocard à la tête du gouvernement. Première femme à accéder à ce poste dans l'histoire de la France, elle n'y restera en fait que 10 mois, pour démissionner après la défaite de la gauche aux régionales. Elle semble en fait victime du conservatisme de la classe politique vis-à-vis des femmes, mais aussi d'initiatives impopulaires et de remarques malheureuses, notamment sur l'homosexualité supposée des anglo-saxons.
1995 : Les droits des femmes à l'ONU La déclaration finale de la conférence de l'ONU consacrée aux femmes réaffirme que "les droits des femmes sont partie intégrante et indivisible des droits humains". Elle a été adoptée par les 181 délégations participants aux débats. Les États catholiques et musulmans ont essayé, en vain, d'exclure la notion de "sexualité" des textes.
2000 : Loi sur la parité en France Une loi est votée pour assurer la parité au sein des milieux politiques. Désormais, l'accès aux mandats électoraux et aux fonctions électives devra concerner autant d'hommes que de femmes. La loi s'applique aux élections municipales, seulement si les communes concernées possèdent plus de 3500 habitants. Elle prend également effet sur les élections régionales, sénatoriales (selon une proportionnalité), et européennes. Quant aux élections législatives, les partis politiques sont obligés de respecter cette loi lors de la présentation des listes électorales, sous peine d'être financièrement pénalisés. En 1995, un Observatoire de la parité avait été créé afin d'étudier les inégalités entre hommes et femmes dans les domaines politique, économique et social.
2003 : Naissance de Ni putes ni soumises La "Marche des femmes contre les ghettos et pour l'égalité" s'élance de Vitry-sur-Seine en hommage à Sohane Benziane, 17 ans, brûlée vive quelques mois plus tôt pour s'être affichée avec son petit ami. C'est le point de départ d'une marche qui, après 23 étapes en France, regroupera 30 000 personnes le 8 Mars suivant à Paris. Décidé à briser le silence entourant la condition féminine dans les cités "difficiles", le mouvement dénonce les violences, les "tournantes" mais aussi les atteintes quotidiennes à la liberté.
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