 La Tunisie et ses femmes avec Gisèle Halimi (suite) |  | De nouveau à l'écran, ce lundi 9 mars, invitée du JT de France2 à 13H, Gisèle Halimi replonge dans ses racines nourricières. De son vrai nom Zeiza Gisèle Élise Taïeb, elle n'était pas célébrée, comme toutes les filles, à sa naissance, le 27 juillet 1927 à La Goulette, dans une modeste famille de 4 enfants dont deux frères qu'elle devait servir, selon la tradition. Son premier combat se déclencha d'ailleurs à 10 ans contre cette pratique. Puis à 18 ans, alors étudiante à Paris, et confrontée à l'avortement. Cette cause fondatrice du droit au corps la mobilisera pour militer en faveur de la libre conception si fortement réclamée à travers le manifeste des 343 et le procès de Bobigny qu'elle organise en 1972.
A l'instinct maternel dont elle balaie l'existence, Gisèle Halimi reconnaît plutôt l'amour maternel, quitte à ce qu'il soit préférentiel, discriminatoire, comme elle l'a subi de sa mère Frtina. Elle l'a bien raconté, d'ailleurs, dans le livre qu'elle lui a dédié et titré de son prénom. Toute sa vie, elle aurait tant espéré avoir une fille, pour partager avec elle beaucoup de complicité. Mais elle n'a eu que trois garçons, Jean-Yves Halimi, avocat, Serge Halimi, journaliste au Monde diplomatique et Emmanuel Faux, journaliste à Europe 1. Mais la voila comblée par sa petite fille. Interrogée un jour par une jeune femme qui l'a interpellée : " Mais vous, personnellement, comment êtes-vous devenue féministe ? ", Gisèle a promis de lui écrire, et voila ce récit qui s'adresse à toutes les femmes, à commencer par sa petite fille.
L'ouvrage est, comme tous les livres de Gisèle Halimi, bien pensé, bien écrit, soigneusement documenté. Il nous révèle nombre de facettes cachées de Simone de Beauvoir (avec au détour quelques scènes inédites avec Jean-Paul Sartre). Gisèle et Simone, venues d'horizons différents se sont retrouvées unies par les mêmes cheminements, autour des causes communes. Humble, déterminée, bûcheuse, Gisèle sacrifie cabinet, affaires et famille, pour ses convictions militantes. On découvre aussi son activisme alter mondialiste, et toute son énergie pour refuser la résignation. C'est un message de courage qu'elle nous livre, une fois de plus.
"Ne vous résignez jamais" de Gisèle Halimi, Éditions Plon, 2009. 246 pages, 20,90 euros. Source : http://www.leaders.com.tn-
A écouter : Gisèle Halimi : itinéraire d'une féministe engagée [archive], émission: "Découvertes de Michel Drucker" sur Europe 1, 21 janvier 2009
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| Biographie de Gisèle Halimi
Gisèle Halimi, née Zeiza Gisèle Élise Taïeb en Tunisie en 1927, est une avocate et une militante féministe et politique française d'origine tunisienne.
Elle entre au barreau de Tunis en 1949 et poursuit sa carrière d'avocate à Paris en 1956.
Elle a été mariée, en premières noces, à Paul Halimi puis, en secondes noces, à Claude Faux, ancien secrétaire de Jean-Paul Sartre dont elle a été l'amie et l'avocate.
Fortement engagée dans plusieurs causes, elle milite pour l'indépendance de l'Algérie, dénonce les tortures pratiquées par l'armée française et défend les militants du MNA (mouvement national algérien) poursuivis par la justice française. Dans le même esprit, elle préside une commission d'enquête sur les crimes de guerres américains au Vietnam.
Féministe, Halimi est signataire en 1971 du Manifeste des 343, parmi 343 femmes qui déclarent avoir avorté et réclament le libre accès aux moyens anticonceptionnels et l'avortement libre.
Aux côtés de Simone de Beauvoir, elle fonde en 1971 le mouvement féministe Choisir la cause des femmes et milite en faveur de la dépénalisation de l'avortement.
Au procès de Bobigny en 1972, qui eut un retentissement considérable, elle défend une mineure qui s'était fait avorter après un viol, en faisant une tribune contre la loi de 1920. Ce procès a contribué à l'évolution vers la loi Weil de 1975 sur l'interruption volontaire de grossesse.
Élue à l'Assemblée nationale de 1981 à 1984 elle constate avec amertume que ses projets n'avancent pas autant qu'elle le souhaiterait et elle dénonce un bastion de la misogynie. Son amendement instaurant un quota pour les femmes aux élections a pourtant été voté à la " quasi-unanimité " par les députés, en 1982. La mise en échec de cet amendement revient au conseil constitutionnel qui le considéra comme une entrave à la liberté du suffrage et à la libre expression de la souveraineté nationale. Bien que nommée par lui ambassadrice de la France auprès de l'UNESCO, d'avril 1985 à septembre 1986, elle se déclare déçue devant un Mitterrand qu'elle juge machiavélique. Elle rejoint Jean-Pierre Chevènement à l'occasion des élections européennes de 1994 (elle figure en seconde position sur la liste du MDC). Gisèle Halimi est également une des fondatrices de l'association alter mondialiste ATTAC. L'activiste palestinien Marouane Barghouti lui a demandé d'être l'un de ses avocats.
Elle est la mère de Serge Halimi, journaliste au Monde diplomatique.
En mars et avril 2006, les chaînes RTL-TVI, TSR1 et France 2 ont diffusé Le Procès de Bobigny, un téléfilm de François Luciani dans lequel Anouk Grinberg interprète le rôle de Gisèle Halimi et Sandrine Bonnaire celui de la mère qui aida sa fille mineure à avorter.
Pour la promotion de Pâques 2006, Gisèle Halimi est promue au grade d'officier de la légion d'honneur.
Source : fr.wikipedia.org/.../kipedia.org/wiki/Gis%C3%A8le_Halimi
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|  La Tunisie et ses femmes avec Sonia M'Barek | Cantatrice, universitaire, directrice du Festival de la musique tunisienne
Une artiste comblée, une femme épanouie
Sonia M'Barek est née en 1969. Certains héritent des fortunes de leurs aïeuls, Sonia Mbarek, elle, a hérité une belle voix de sa grand-mère qui la berçait par ses chants. Elle a également été imprégnée, dès sa prime enfance, par une certaine authenticité musicale et une justesse du goût. Et pour cause, elle a eu la chance de naître dans une famille de mélomanes qui écoutait essentiellement le charqi (oriental) et le malouf.
Bref, tous les ingrédients étaient réunis pour que la petite Sonia balbutie, à l'âge de trois ans déjà, du Leïla Mourad ! Elle était alors l'objet de curiosité de tout son entourage qui la sollicitait à chaque occasion, pour chanter. Mais timide, elle n'aimait pas se donner en spectacle. Personne ne savait, surtout pas elle, qu'elle allait passer sa vie sur les scènes de nombreux pays.
Alors que les jeunes chanteurs faisaient à l'époque leurs premiers pas à travers des émissions de télévision telle tariq ennoujoum (le chemin des stars) ou même noujoum el ghad (stars de demain), Sonia Mbarek a fait son entrée dans le monde de la chanson par la grande porte.
Sa première consécration publique fut en 1981, à côté du grand chanteur Adnane Chaouachi, un duo presque mythique ! Néanmoins, ce n'était pas sa première apparition publique, elle a en effet, été dévoilée à la télé bien avant, à l'âge de neuf ans, par feu Tahar Gharsa, et elle a chanté… un brin de malouf avec lui.
A partir de là, son aventure dans le monde de la chanson commença. Beaucoup ont cru en elle et l'ont lancée. Des artistes, de grands noms, qui ont été pour la plupart ses professeurs, comme Mohamed Triki, Salah Mahdi et Mohamed Ben Othmane, ou encore Rachid Yedess et Mohamed Mejri, lui ont composé ses chansons. Pourtant, elle a attendu dix ans pour sortir sa première K7. Car pour cette élève sérieuse, la vie est une question de priorités : les études ensuite la production et enfin vient l'enregistrement. Et malgré tout le "brouhaha" qu'elle déclenchait autour d'elle, Sonia ne réalisait pas ce qui lui arrivait. "Pour moi, c'était toujours un jeu, ce n'était jamais un choix de carrière, loin de là. J'étais passionnée par mes études".
Pourtant, elle a bien réussi les deux, consacrée dans l'un et dans l'autre volet! Aimant le théâtre et adorant les opérettes, elle a travaillé, entre 1984 et 1986, au sein la Troupe de la ville de Tunis avec le talentueux Mohamed Garfi. Une expérience qu'elle aurait aimé développer davantage. Après cette parenthèse, Sonia a repris sa production personnelle. A l'heure actuelle, elle compte 150 chansons dans son répertoire, quoique majoritairement mal connues du large public. Un mélange entre le classique et le contemporain. Ses albums depuis "Liberté" et "Tarab" jusqu'à "Wajd" et "Romance", en passant par "Tawchih", "Takht" et "Tair el meniar", ont tous un style et un cachet particuliers, sans parler de ceux qu'elle a elle-même composés. Elle a entrepris un retour aux sources, en explorant les mystères du malouf et du charqi…"pour mieux évoluer". En 1990, elle a d'ailleurs, ébranlé l'ordre établi en osant chanter en concert le malouf, genre musical de tradition masculine dont les chansons se chantent en groupe, avec une rare participation des solistes. Sonia Mbarek fut ainsi la première femme tunisienne à avoir poussé cette porte.
Des chances inouïes
À l'âge de huit ans, elle commença ses études musicales au conservatoire où elle décrocha un diplôme de musique arabe en 1986. Elle a eu beaucoup de chance car au conservatoire tous ses professeurs étaient "des grosses pointures de la chanson tunisienne " tels Sallami ou encore Tahar Gharsa qu'elle considère comme une véritable école, une pierre angulaire de la spécificité musicale tunisienne contemporaine. Tous ses " parrains " l'ont qualifiée d'enfant prodige et lui faisaient même faire le tour des classes pour qu'élèves et professeurs puissent écouter sa voix au timbre exceptionnel.
Alors que les jeunes chanteurs faisaient à l'époque leurs premiers pas à travers des émissions de télévision telle tariq ennoujoum (le chemin des stars) ou même noujoum el ghad (stars de demain), Sonia Mbarek a fait son entrée dans le monde de la chanson par la grande porte.
Sa première consécration publique fut en 1981, à côté du grand chanteur Adnane Chaouachi, un duo presque mythique ! Néanmoins, ce n'était pas sa première apparition publique, elle a en effet, été dévoilée à la télé bien avant, à l'âge de neuf ans, par feu Tahar Gharsa, et elle a chanté… un brin de malouf avec lui.
A partir de là, son aventure dans le monde de la chanson commença. Beaucoup ont cru en elle et l'ont lancée. Des artistes, de grands noms, qui ont été pour la plupart ses professeurs, comme Mohamed Triki, Salah Mahdi et Mohamed Ben Othmane, ou encore Rachid Yedess et Mohamed Mejri, lui ont composé ses chansons. Pourtant, elle a attendu dix ans pour sortir sa première K7. Car pour cette élève sérieuse, la vie est une question de priorités : les études ensuite la production et enfin vient l'enregistrement. Et malgré tout le "brouhaha" qu'elle déclenchait autour d'elle, Sonia ne réalisait pas ce qui lui arrivait. "Pour moi, c'était toujours un jeu, ce n'était jamais un choix de carrière, loin de là. J'étais passionnée par mes études".
Pourtant, elle a bien réussi les deux, consacrée dans l'un et dans l'autre volet! Aimant le théâtre et adorant les opérettes, elle a travaillé, entre 1984 et 1986, au sein la Troupe de la ville de Tunis avec le talentueux Mohamed Garfi. Une expérience qu'elle aurait aimé développer davantage. Après cette parenthèse, Sonia a repris sa production personnelle. A l'heure actuelle, elle compte 150 chansons dans son répertoire, quoique majoritairement mal connues du large public. Un mélange entre le classique et le contemporain. Ses albums depuis "Liberté" et "Tarab" jusqu'à "Wajd" et "Romance", en passant par "Tawchih", "Takht" et "Tair el meniar", ont tous un style et un cachet particuliers, sans parler de ceux qu'elle a elle-même composés. Elle a entrepris un retour aux sources, en explorant les mystères du malouf et du charqi…"pour mieux évoluer". En 1990, elle a d'ailleurs, ébranlé l'ordre établi en osant chanter en concert le malouf, genre musical de tradition masculine dont les chansons se chantent en groupe, avec une rare participation des solistes. Sonia Mbarek fut ainsi la première femme tunisienne à avoir poussé cette porte.
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| Une classique ancrée dans la modernité
Depuis 1989 où elle a participé au festival de la chanson méditerranéenne à Palma De Majorque (son premier concert à l'étranger), elle était à côté de grands dont George Dallara et le talentueux guitariste Juan Babyloni. De 1993 au 11 septembre 2001 (!), elle effectua une tournée mondiale d'au moins une soixantaine de concerts dans les festivals des musiques du monde, mais elle a aussi vécu des moments inoubliables au siège des Nations unies, à l'Académie de musique de Bâle en Suisse et à l'Opéra du Caire. Ses albums, notamment "Tawchih" et "Takht", produits par la Fnac et Virgin Méga Store, se vendent en Europe, au Japon et aux USA. "Je pense que cela m'a donné une nouvelle dimension. C'est un échange, avec ma musique qui a un cachet classique, et qui signe mon entrée dans le contemporain", analyse-t-elle.
Croyant profondément que la musique est un langage universel et qu'il faut échanger les émotions, quelle que soit la langue, Sonia Mbarek a chanté en grec, en turc, en italien, en français et en anglais ! D'ailleurs, elle se consacre depuis deux ans à la préparation d'un voyage musical en Méditerranée, un grand spectacle qu'elle espère présenter dans les capitales méditerranéennes, en 2009. Et pour cause, l'artiste est une grande partisane de l'ouverture et du dialogue musical et contre toute forme d'hermétisme culturel. "Avec la mondialisation, nous avons des repères à sauvegarder, nos garde-fous à préserver : ils sont inébranlables. Notre culture est riche car plurielle, on doit donc avancer avec ce beau mélange, en étant toujours à la quête des nouveautés. Il faut être dans la modernité tout en restant soi-même", explique-t-elle.
Super woman ?
En menant de front sa carrière musicale, Sonia Mbarek est, depuis 2005, à la tête du festival de la musique tunisienne, une fonction ardue qu'elle dirige néanmoins avec une main de maître. Et avec son DEA en sciences juridiques, elle enseigne le droit d'auteur, les droits de l'homme, mais aussi les techniques du chant arabe, et les modes et rythmes orientaux et tunisiens en tant qu'assistante à l'institut supérieur de musique de Tunis. Parallèlement, elle continue sa thèse de doctorat et milite au sein de l'association tunisienne de lutte contre le cancer tout en étant son ambassadrice de bonne volonté. Sonia Mbarek est parmi les rares chanteuses tunisiennes à réussir sa vie de couple et de famille. Mais comment peut-elle être sur tous ces fronts en même temps, tout en les réussissant ? "Très jeune, j'ai pris l'habitude de faire beaucoup de choses à la fois tout en m'appliquant à les mener jusqu'au bout. Et pas d'une manière superficielle", nous répond-elle. Et si elle assume de nombreuses responsabilités, c'est parce que la sédentarité et la monotonie sont ce qu'elle déteste le plus, mais aussi parce que, selon elle, l'artiste a cessé d'être un simple " divertisseur " ou un "bouffon du roi". Il a désormais un rôle d'acteur culturel, social et politique très important à jouer. Il est d'abord créateur, il doit donc produire, mais il doit aussi proposer des idées pour faire avancer le créneau musical. Elle ajoute que "l'artiste est un communicateur, il a une grande part dans le miroitement de l'image de la Tunisie. Je m'inscris dans cette optique". Il faut dire qu'elle le fait si bien… Avec ses nombreuses fonctions, consciente de son rôle de maman et d'épouse, Sonia consacre beaucoup de temps et accorde une attention particulière à sa famille, élément important dans son équilibre personnel. Les siens le lui rendent bien. "Si je suis aussi à l'aise dans tout ce que je fais, c'est parce que je suis soutenue par ma grande et ma petite famille", dit-elle. Toutefois, après tout ce qu'elle a accompli et malgré son jeune âge, Sonia Mbarek a encore beaucoup de projets dans la tête qu'elle voudra réaliser. Et quand on sait, comme elle le dit, qu'une grande partie de sa voix n'a pas été explorée… Toutes ces informations ont notamment été trouvées grâce à : La Presse.tn
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|  La Tunisie et ses femmes avec deux imminents Docteurs | Dans le dernier magazine de la compagnie aérienne tunisienne Tunisair, magazine intitulé La Gazelle, j'ai découvert des femmes au parcours brillant dans tous les domaines de la société. La recherche scientifique a couronné deux docteurs qui incarnent le renouveau scientifique de la Tunisie: le Dr Zohra Ben Lakhdar AKrout et le Dr Habiba Bouhamed Chaabouni. La première a reçu Le prix L' Oréal-Unesco pour ses recherches en physique. Une cérémonie solennelle a eu lieu en mars 2006 au siège de l' Unesco à Paris pour honorer des femmes scientifiques qui se sont distinguées par la qualité de leurs travaux de recherche dans le domaine scientifique à travers les cinq continents.
A cette occasion, le Dr. Zohra Ben Lakhdar Akrout, chercheuse tunisienne en physique a été sélectionnée en 2006 en tant que lauréate pour le continent africain du prix décerné par le groupe l'Oréal, en collaboration avec l'UNESCO.La lauréate tunisienne a été récompensée pour ses expériences et ses modèles en spectroscopie infrarouge et leurs applications particulièrement dans la détection de pollution et dans la médecine. Mme Zohra Ben Lakhdar Akrout s'est déclarée fière d'être tunisienne, soulignant que cette distinction concerne au premier chef la Tunisie qui à toujours misé sur la promotion de la femme et de l'éducation. Le témoignage de la lauréate tunisienne a été fortement apprécié par les personnalités politiques, scientifiques et culturelles qui ont assisté à cette cérémonie. Le Dr Zohra Ben Lakhdar Akrout est Physicienne, Professeur à l'Université Tunis II. Faculté des Sciences de Tunis. Département de Physique Campus Universitaire Tunis .
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|  La seconde, spécialiste de génétique médicale a été primée pour ses recherches sur la prévention des maladies héréditaires. Le Docteur Habiba Bouhamed Chaabouni est Professeur à la Faculté de Médecine de Tunis. Elle est Chef de service des maladies congénitales et héréditaires à l' hôpital Charles Nicolle et Directeur du Laboratoire de Recherche en Génétique Humaine à la faculté de Médecine de Tunis. |
|  La Tunisie et ses femmes avec Fatma Redissi |  Grâce à son talent, elle a su allier Haute couture - patrimoine Tunisien et modernité.
" Faire de la couture un vecteur de culture " Là est son maître mot.
Berlin, Montréal, Rome, Paris, New Delhi, Marrakech, Dubaï… et bien évidemment Tunis, Mme Ben Abdallah styliste de génie a déjà fait le tour de la planète avec ses créations.
Toujours entre deux défilés, entre l'atelier de création et le show-room, malgré son rythme de travail effréné, Mme Ben Abdallah reste disponible et d'une gentillesse extrême. Récompensée par de nombreux prix, elle a reçu entre autre celui de l'Unesco - prix de l'artisanat pour les pays arabes*. Mme Ben Abdallah participe aussi chaque année avec ses modèles à la fête du costume traditionnel qui a lieu chaque année sur toute la Tunisie le 16 mars sous l'égide du Ministère du Tourisme et de l'Artisanat. Mme Ben Abdallah a été fort remarquée au prestigieux Caftan 2003** (Marrakech) manifestation incontournable au Maghreb dans le monde de la mode regroupant les stylistes de renom. Cet événement est aujourd'hui reconnu au niveau international (show retransmis sur les 5 continents par TV5, par les chaînes arabes Dream TV, Al Arby ART, Dubaï TV…)
Dans son atelier, Mme Ben Abdallah crée des modèles sur-mesure inédits s'inspirant du patrimoine Tunisien mais adaptés au goût du jour alliant ainsi majestueusement tradition et modernité. Elle sublime des tissus de soie et de coton, leur ajoutant selon le modèle, broderies, dentelles, tulle, mousseline, paillettes… elle choisit des couleurs de notre temps, pour enfin faire naître des tenues et des robes plus légères et plus simples à porter. Ses modèles inédits sont nés de son imagination sans limite et de ses recherches sur la culture tunisienne riche et variée. Chaque modèle est un vrai chef d'œuvre pour lequel Mme Ben Abdallah utilise des techniques d'artisanat qu'elle remet au goût du jour adapte et enrichie.
Au fil des années ce sont toujours de magnifiques collections (caftans, djebbas, foutas et blousas, pantalons, corsets et gilets, chechia, robes de soirées…) qui nous ouvrent les yeux vers un Maghreb oriental moderne où les femmes sont belles tout simplement.
Vous trouverez sur son site officiel des photos de quelques unes de ses magnifiques créations
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|  La Tunisie et ses femmes avec Moufida Tlatli | 
Plusieurs profils de femmes tunisiennes sont d'un intérêt extrême comme celui de la Cinéaste Moufida Tlatli, elle a réalisé le film tabou "le silence des Palais" en 1994 et son dernier film " La Saison des hommes " évoque les contradictions de la société qui émerge entre tradition et modernité. En 2001, elle faisait partie du jury du festival de Cannes.
Née à Sidi Abou Said en 1947, Madame Tlatli a étudié le cinéma à Paris, où elle travailla plusieurs années pour la télévision française. Elle travailla par la suite pendant plusieurs années comme chef monteuse pour plusieurs grands réalisateurs tunisiens et arabes, mais renonça à sa carrière cinématographique lorsque sa mère fut atteinte de la maladie d'Alzheimer.
" C'était une femme silencieuse, incapable de dire non ", raconta-t-elle au Guardian. Avant la maladie de sa mère, Tlatli lui confiait la garde de ses enfants, ce qui lui permettait de répondre à ses obligations professionnelles. Lorsque sa mère tomba malade, elle fut persuadée que c'était le moyen choisi par elle pour mettre fin à une vie de servitude. Cette maladie eu un impact profond sur ses scénarios. Bien qu'elle eût abandonné la réalisation pendant plusieurs années pour s'occuper de ses enfants et de sa mère, elle y revint avec un nouveau sens de sa mission.
Dans ses deux principales réalisations, Tlatli tente d'analyser les liens entre servitude féminine dans une société largement dominée par les hommes et incapacité des femmes à se libérer elles-mêmes.
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Son second film s'intitule fort justement " La Saison des hommes ". Il se passe sur l'île de Djerba, dans le sud de la Tunisie, où les hommes qui travaillent sur le continent rendent visite à leurs femmes une fois par an.
" Je montre le combat de l'intérieur. Je sais que les femmes sont émancipées. Elles commencent à se poser des questions, mais ce n'est pas le cas de toutes. Le fossé entre les femmes éduquées et non éduquées, entre la ville et la campagne, entre tel et tel milieu, l'élite et le peuple plus modeste, est permanent. Le qu'en-dira-t-on est bien plus important dans les milieux modestes " affirme-t-elle. " C'est un autre combat qu'il faut mener : l'opinion des autres qui jugent chacun de vos gestes. Tout cela fait partie de la Tunisie moderne, c'est complexe. Ce n'est pas une ligne droite. Je travaille entre les lignes... "
Tlatli voit ses films comme des tentatives visant à permettre aux gens de réfléchir. Elle se sait heureuse d'avoir un mari compréhensif, mais cela ne l'empêche pas de partager les craintes de ses personnages. " J'ai l'avantage du dialogue ", ajoute-t-elle dans l'entretien avec Barlet, " de cette possibilité de pouvoir communiquer avec mon mari, avec mon entourage, mais la quête demeure néanmoins... "
Tlatli admet être coincée dans le rôle traditionnel qu'elle déplore dans ses films. " Je suis allée chez le coiffeur ", déclarait-elle dans son entretien au Guardian, " et n'en suis pas sortie avant 13h30. Mon mari veut son repas à 13 heures pile. Je suis rentrée en courant, mon cœur battait et mes mains tremblaient malgré moi - je ne pouvais le croire. Mon mari s'est contenté d'en rire. "
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