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La Tunisie et ses femmes



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La Tunisie et ses femmes avec Sonia M'Barek (suite)

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Alors que les jeunes chanteurs faisaient à l'époque leurs premiers pas à travers des émissions de télévision telle tariq ennoujoum (le chemin des stars) ou même noujoum el ghad (stars de demain), Sonia Mbarek a fait son entrée dans le monde de la chanson par la grande porte.



Sa première consécration publique fut en 1981, à côté du grand chanteur Adnane Chaouachi, un duo presque mythique ! Néanmoins, ce n'était pas sa première apparition publique, elle a en effet, été dévoilée à la télé bien avant, à l'âge de neuf ans, par feu Tahar Gharsa, et elle a chanté… un brin de malouf avec lui.


A partir de là, son aventure dans le monde de la chanson commença.  Beaucoup ont cru en elle et l'ont lancée. Des artistes, de grands noms, qui ont été pour la plupart ses professeurs, comme Mohamed Triki, Salah Mahdi et Mohamed Ben Othmane, ou encore Rachid Yedess et Mohamed Mejri, lui ont composé ses chansons. Pourtant, elle a attendu dix ans pour sortir sa première K7. Car pour cette élève sérieuse, la vie est une question de priorités : les études ensuite la production et enfin vient l'enregistrement. Et malgré tout le "brouhaha" qu'elle déclenchait autour d'elle, Sonia ne réalisait pas ce qui lui arrivait. "Pour moi, c'était toujours un jeu, ce n'était jamais un choix de carrière, loin de là. J'étais passionnée par mes études".

Pourtant, elle a bien réussi les deux, consacrée dans l'un et dans l'autre volet!
Aimant le théâtre et adorant les opérettes,  elle a travaillé, entre 1984 et 1986, au sein la Troupe de la ville de Tunis avec le talentueux Mohamed Garfi. Une expérience qu'elle aurait aimé développer davantage. Après cette parenthèse, Sonia a repris sa production personnelle. A l'heure actuelle, elle compte 150 chansons dans son répertoire, quoique majoritairement mal connues du large public. Un mélange entre le classique et le contemporain.  Ses albums depuis "Liberté" et "Tarab" jusqu'à "Wajd" et "Romance", en passant par "Tawchih", "Takht" et "Tair el meniar", ont tous un style et un cachet particuliers, sans parler de ceux qu'elle a elle-même composés.  Elle a entrepris un retour aux sources, en explorant les mystères du malouf et du charqi…"pour mieux évoluer". En 1990, elle a d'ailleurs, ébranlé l'ordre établi en osant chanter en concert le malouf, genre musical de tradition masculine dont les chansons se chantent en groupe, avec une rare participation des solistes. Sonia Mbarek fut ainsi la première femme tunisienne à avoir poussé cette porte.


Des chances inouïes

À l'âge de huit ans, elle commença ses études musicales au conservatoire où elle décrocha un diplôme de musique arabe en 1986. Elle a eu beaucoup de chance car au conservatoire tous ses professeurs étaient "des grosses pointures de la chanson tunisienne " tels  Sallami ou encore Tahar Gharsa qu'elle considère comme une véritable école, une pierre angulaire de la spécificité musicale tunisienne contemporaine. Tous ses " parrains "  l'ont qualifiée d'enfant prodige et lui faisaient même faire le tour des classes pour qu'élèves et professeurs puissent écouter sa voix au timbre exceptionnel.

Alors que les jeunes chanteurs faisaient à l'époque leurs premiers pas à travers des émissions de télévision telle tariq ennoujoum (le chemin des stars) ou même noujoum el ghad (stars de demain), Sonia Mbarek a fait son entrée dans le monde de la chanson par la grande porte.

Sa première consécration publique fut en 1981, à côté du grand chanteur Adnane Chaouachi, un duo presque mythique ! Néanmoins, ce n'était pas sa première apparition publique, elle a en effet, été dévoilée à la télé bien avant, à l'âge de neuf ans, par feu Tahar Gharsa, et elle a chanté… un brin de malouf avec lui.

A partir de là, son aventure dans le monde de la chanson commença.  Beaucoup ont cru en elle et l'ont lancée. Des artistes, de grands noms, qui ont été pour la plupart ses professeurs, comme Mohamed Triki, Salah Mahdi et Mohamed Ben Othmane, ou encore Rachid Yedess et Mohamed Mejri, lui ont composé ses chansons. Pourtant, elle a attendu dix ans pour sortir sa première K7. Car pour cette élève sérieuse, la vie est une question de priorités : les études ensuite la production et enfin vient l'enregistrement. Et malgré tout le "brouhaha" qu'elle déclenchait autour d'elle, Sonia ne réalisait pas ce qui lui arrivait. "Pour moi, c'était toujours un jeu, ce n'était jamais un choix de carrière, loin de là. J'étais passionnée par mes études".

Pourtant, elle a bien réussi les deux, consacrée dans l'un et dans l'autre volet!
Aimant le théâtre et adorant les opérettes,  elle a travaillé, entre 1984 et 1986, au sein la Troupe de la ville de Tunis avec le talentueux Mohamed Garfi. Une expérience qu'elle aurait aimé développer davantage. Après cette parenthèse, Sonia a repris sa production personnelle. A l'heure actuelle, elle compte 150 chansons dans son répertoire, quoique majoritairement mal connues du large public. Un mélange entre le classique et le contemporain.  Ses albums depuis "Liberté" et "Tarab" jusqu'à "Wajd" et "Romance", en passant par "Tawchih", "Takht" et "Tair el meniar", ont tous un style et un cachet particuliers, sans parler de ceux qu'elle a elle-même composés.  Elle a entrepris un retour aux sources, en explorant les mystères du malouf et du charqi…"pour mieux évoluer". En 1990, elle a d'ailleurs, ébranlé l'ordre établi en osant chanter en concert le malouf, genre musical de tradition masculine dont les chansons se chantent en groupe, avec une rare participation des solistes. Sonia Mbarek fut ainsi la première femme tunisienne à avoir poussé cette porte.



Cliquez pour agrandir l'imageUne classique ancrée dans la modernité

Depuis 1989 où elle a participé au festival de la chanson méditerranéenne à Palma De Majorque (son premier concert à l'étranger), elle était à côté de grands  dont George Dallara et le talentueux guitariste Juan Babyloni. De 1993  au 11 septembre 2001 (!), elle effectua une tournée mondiale d'au moins une soixantaine de concerts dans les festivals des musiques du monde, mais elle a aussi vécu des moments inoubliables au siège des Nations unies, à l'Académie de musique de Bâle en Suisse et à l'Opéra du Caire. Ses albums, notamment "Tawchih" et "Takht", produits par la Fnac et Virgin Méga Store, se vendent en Europe, au Japon et aux USA. "Je pense que cela m'a donné une nouvelle dimension. C'est un échange, avec ma musique qui a un cachet classique, et qui signe mon entrée dans le contemporain", analyse-t-elle.

Croyant profondément que la musique est un langage universel et qu'il faut échanger les émotions, quelle que soit la langue, Sonia Mbarek a chanté en grec, en turc, en italien, en français et en anglais ! D'ailleurs, elle se consacre depuis deux ans à la préparation d'un voyage musical en Méditerranée, un grand spectacle qu'elle espère présenter dans les capitales méditerranéennes, en 2009. Et pour cause, l'artiste est une grande partisane de l'ouverture et du dialogue musical et contre toute forme d'hermétisme culturel. "Avec la mondialisation, nous avons des repères à sauvegarder, nos garde-fous à préserver : ils sont inébranlables. Notre culture est riche car plurielle, on doit donc avancer avec ce beau mélange, en étant toujours à la quête des nouveautés. Il faut être dans la modernité tout en restant soi-même", explique-t-elle.


Super woman ?

En menant de front sa carrière musicale, Sonia Mbarek est, depuis 2005, à la tête du festival de la musique tunisienne, une fonction ardue qu'elle dirige néanmoins avec une main de maître. Et avec son DEA en sciences juridiques, elle enseigne le droit d'auteur, les droits de l'homme, mais aussi les techniques du chant arabe, et les modes et rythmes orientaux et tunisiens en tant qu'assistante à l'institut supérieur de musique de Tunis. Parallèlement, elle continue sa thèse de doctorat et milite au sein de l'association tunisienne de lutte contre le cancer tout en étant son ambassadrice de bonne volonté. Sonia Mbarek est parmi les rares chanteuses tunisiennes à réussir sa vie de couple et de famille. Mais comment peut-elle être sur tous ces fronts en même temps, tout en les réussissant ? "Très jeune, j'ai pris l'habitude de faire beaucoup de choses à la fois tout en m'appliquant à les mener jusqu'au bout. Et pas d'une manière superficielle", nous répond-elle.
Et si elle assume de nombreuses responsabilités, c'est parce que la sédentarité et la monotonie sont ce qu'elle déteste le plus, mais aussi parce que, selon elle, l'artiste a cessé d'être un simple " divertisseur " ou un "bouffon du roi". Il a désormais un rôle d'acteur culturel, social et politique très important à  jouer. Il est d'abord créateur, il doit donc produire, mais il doit aussi proposer des idées pour faire avancer le créneau musical. Elle ajoute que  "l'artiste est un communicateur, il a une grande part dans le miroitement de l'image de la Tunisie. Je m'inscris dans cette optique". Il faut dire qu'elle le fait si bien…
Avec ses nombreuses fonctions, consciente de son rôle de maman et d'épouse, Sonia consacre beaucoup de temps et accorde une attention particulière à sa famille, élément important dans son équilibre personnel. Les siens  le lui rendent bien. "Si je suis aussi à l'aise dans tout ce que je fais, c'est parce que je suis soutenue par ma grande et ma petite famille", dit-elle. Toutefois, après tout ce qu'elle a accompli et malgré son jeune âge, Sonia Mbarek a encore beaucoup de projets dans la tête qu'elle voudra réaliser. Et quand on sait, comme elle le dit, qu'une grande partie de sa voix n'a pas été explorée…

Toutes ces informations ont notamment été trouvées grâce à : La Presse.tn

La Tunisie et ses femmes avec deux imminents Docteurs

Dans le dernier magazine de la compagnie aérienne tunisienne Tunisair, magazine intitulé La Gazelle, j'ai découvert des femmes au parcours brillant dans tous les domaines de la société. La recherche scientifique a couronné deux docteurs qui incarnent le renouveau scientifique de la Tunisie: le Dr Zohra Ben Lakhdar AKrout et le Dr Habiba Bouhamed Chaabouni. La première a reçu Le prix L' Oréal-Unesco pour ses recherches en physique. Une cérémonie solennelle a eu lieu en mars 2006 au siège de l' Unesco à Paris pour honorer des femmes scientifiques qui se sont distinguées par la qualité de leurs travaux de recherche dans le domaine scientifique à travers les cinq continents.


A cette occasion, le Dr. Zohra Ben Lakhdar Akrout, chercheuse tunisienne en physique a été sélectionnée  en 2006 en tant que lauréate pour le continent africain du prix décerné par le groupe l'Oréal, en collaboration avec l'UNESCO.La lauréate tunisienne a été récompensée pour ses expériences et ses modèles en spectroscopie infrarouge et leurs applications particulièrement dans la détection de pollution et dans la médecine. Mme Zohra Ben Lakhdar Akrout s'est déclarée fière d'être tunisienne, soulignant que cette distinction concerne au premier chef la Tunisie qui à toujours misé sur la promotion de la femme et de l'éducation. Le témoignage de la lauréate tunisienne a été fortement apprécié par les personnalités politiques, scientifiques et culturelles qui ont assisté à cette cérémonie. Le Dr Zohra Ben Lakhdar Akrout est Physicienne, Professeur à l'Université Tunis II. Faculté des Sciences de Tunis. Département de Physique Campus Universitaire Tunis .


La seconde, spécialiste de génétique médicale a été primée pour ses recherches sur la prévention des maladies héréditaires. Le Docteur Habiba Bouhamed Chaabouni est Professeur à la Faculté de Médecine de Tunis. Elle est Chef de service des maladies congénitales et héréditaires à l' hôpital Charles Nicolle et Directeur du Laboratoire de Recherche en Génétique Humaine à la faculté de Médecine de Tunis.

La Tunisie et ses femmes avec Fatma Redissi

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Grâce à son talent, elle a su allier Haute couture - patrimoine Tunisien et modernité.


" Faire de la couture un vecteur de culture " Là est son maître mot.


Berlin, Montréal, Rome, Paris, New Delhi, Marrakech, Dubaï… et bien évidemment Tunis, Mme Ben Abdallah styliste de génie a déjà fait le tour de la planète avec ses créations.


Toujours entre deux défilés, entre l'atelier de création et le show-room, malgré son rythme de travail effréné, Mme Ben Abdallah reste disponible et d'une gentillesse extrême.

Récompensée par de nombreux prix, elle a reçu entre autre celui de l'Unesco - prix de l'artisanat pour les pays arabes*.
Mme Ben Abdallah participe aussi chaque année avec ses modèles à la fête du costume traditionnel qui a lieu chaque année sur toute la Tunisie le 16 mars sous l'égide du Ministère du Tourisme et de l'Artisanat.

Mme Ben Abdallah a été fort remarquée au prestigieux Caftan 2003** (Marrakech) manifestation incontournable au Maghreb dans le monde de la mode regroupant les stylistes de renom. Cet événement est aujourd'hui reconnu au niveau international (show retransmis sur les 5 continents par TV5, par les chaînes arabes Dream TV, Al Arby ART, Dubaï TV…)

Dans son atelier, Mme Ben Abdallah crée des modèles sur-mesure inédits s'inspirant du patrimoine Tunisien mais adaptés au goût du jour alliant ainsi majestueusement tradition et modernité.

Elle sublime des tissus de soie et de coton, leur ajoutant selon le modèle, broderies, dentelles, tulle, mousseline, paillettes… elle choisit des couleurs de notre temps, pour enfin faire naître des tenues et des robes plus légères et plus simples à porter.

Ses modèles inédits sont nés de son imagination sans limite et de ses recherches sur la culture tunisienne riche et variée.

Chaque modèle est un vrai chef d'œuvre pour lequel Mme Ben Abdallah utilise des techniques d'artisanat qu'elle remet au goût du jour adapte et enrichie. 

Au fil des années ce sont toujours de magnifiques collections (caftans, djebbas, foutas et blousas, pantalons, corsets et gilets, chechia, robes de soirées…) qui nous ouvrent les yeux vers un Maghreb oriental moderne où les femmes sont belles tout simplement.

Vous trouverez sur son site officiel des photos de quelques unes de ses  magnifiques créations


La Tunisie et ses femmes avec Moufida Tlatli





Plusieurs profils de femmes tunisiennes sont d'un intérêt extrême comme celui de la Cinéaste Moufida Tlatli, elle a réalisé le film tabou "le silence des Palais" en 1994 et son dernier film " La Saison des hommes "  évoque les contradictions de la société qui émerge entre tradition et modernité. En 2001, elle faisait partie du jury du festival de Cannes.



Née à Sidi Abou Said en 1947, Madame Tlatli a étudié le cinéma à Paris, où elle travailla plusieurs années pour la télévision française. Elle travailla par la suite pendant plusieurs années comme chef monteuse pour plusieurs grands réalisateurs tunisiens et arabes, mais renonça à sa carrière cinématographique lorsque sa mère fut atteinte de la maladie d'Alzheimer.

" C'était une femme silencieuse, incapable de dire non ", raconta-t-elle au Guardian. Avant la maladie de sa mère, Tlatli lui confiait la garde de ses enfants, ce qui lui permettait de répondre à ses obligations professionnelles. Lorsque sa mère tomba malade, elle fut persuadée que c'était le moyen choisi par elle pour mettre fin à une vie de servitude. Cette maladie eu un impact profond sur ses scénarios. Bien qu'elle eût abandonné la réalisation pendant plusieurs années pour s'occuper de ses enfants et de sa mère, elle y revint avec un nouveau sens de sa mission.

Dans ses deux principales réalisations, Tlatli tente d'analyser les liens entre servitude féminine dans une société largement dominée par les hommes et incapacité des femmes à se libérer elles-mêmes.




Son second film s'intitule fort justement " La Saison des hommes ". Il se passe sur l'île de Djerba, dans le sud de la Tunisie, où les hommes qui travaillent sur le continent rendent visite à leurs femmes une fois par an.




" Je montre le combat de l'intérieur. Je sais que les femmes sont émancipées. Elles commencent à se poser des questions, mais ce n'est pas le cas de toutes. Le fossé entre les femmes éduquées et non éduquées, entre la ville et la campagne, entre tel et tel milieu, l'élite et le peuple plus modeste, est permanent. Le qu'en-dira-t-on est bien plus important dans les milieux modestes " affirme-t-elle. " C'est un autre combat qu'il faut mener : l'opinion des autres qui jugent chacun de vos gestes. Tout cela fait partie de la Tunisie moderne, c'est complexe. Ce n'est pas une ligne droite. Je travaille entre les lignes... "

Tlatli voit ses films comme des tentatives visant à permettre aux gens de réfléchir. Elle se sait heureuse d'avoir un mari compréhensif, mais cela ne l'empêche pas de partager les craintes de ses personnages. " J'ai l'avantage du dialogue ", ajoute-t-elle dans l'entretien avec Barlet, " de cette possibilité de pouvoir communiquer avec mon mari, avec mon entourage, mais la quête demeure néanmoins... "

Tlatli admet être coincée dans le rôle traditionnel qu'elle déplore dans ses films. " Je suis allée chez le coiffeur ", déclarait-elle dans son entretien au Guardian, " et n'en suis pas sortie avant 13h30. Mon mari veut son repas à 13 heures pile. Je suis rentrée en courant, mon cœur battait et mes mains tremblaient malgré moi - je ne pouvais le croire. Mon mari s'est contenté d'en rire. "

 

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