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La Tunisie histoire, économie, actualité



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Nouveautés : Le classement de la Tunisie au premier rang des pays africains.

La Tunisie, le pays le plus compétitif en Afrique

La Tunisie se classe au premier rang en Afrique en termes de compétitivité, selon le rapport 2009 de la compétitivité en Afrique. Ce rapport a été publié dans la ville sud-africaine du Cap en marge du 19ème Forum économique mondial sur l'Afrique, organisé du 10 au 12 juin 2009.

La Tunisie est classée 1ère avec un score de 4,6 points. Elle devance l'Afrique du sud (4,4 points), le Botswana (4,2 points) et les Iles Maurice (4,2 points).
Elle devance également le Maroc, classé 5ème, avec 4,1 points.
La Namibie et l'Egypte arrivent au sixième rang avec 4 points chacun, suivies par la Gambie (3,9 points), le Kenya (3,8 points) et le Nigeria (3,8 points).

Commandité par le Forum économique mondial, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD), ce rapport annuel est basé sur des données statistiques et des enquêtes couvrant une douzaine de secteurs (institutions, infrastructures, stabilité macro-économique, éducation, santé, taille du marché, innovation ...etc).

Placée sous le signe: "Implications de la crise économique mondiale en Afrique", le 19ème Forum économique mondial sur l'Afrique ambitionne, selon ses initiateurs, de servir de "plate-forme pour les dirigeants du monde d'examiner les implications régionales et internationales de la crise et d'élaborer une nouvelle feuille de route pour l'avenir de l'Afrique".

La Tunisie classée

La Tunisie a été classée au 32e rang mondial, parmi 165 pays, de l'indicateur de la stabilité politique, selon le classement de l'équipe de "The economist intelligence Unit". En fonction de ce classement, la Tunisie obtient la deuxième place au niveau africain et la cinquième à l'échelle arabe. Elle occupe le même rang que des pays européens, de même qu'elle devance d'autres pays parmi eux.
L'équipe de "The economist intelligence unit" a établi le classement pour le niveau de stabilité politique sur la base d'indicateurs politiques et sociaux relatifs à la répartition des revenus, les appartenances régionales, le rôle des institutions, les troubles précédents, la paix sociale et la démocratie. Elle a pris en considération les indicateurs économiques relatifs à la croissance de la production, à l'évolution du niveau des revenus et à l'emploi. Le classement de la Tunisie, conformément à ces indicateurs, est le résultat de la stabilité politique, de la concorde nationale et de l'unanimité populaire autour du projet de société, depuis le Changement du 7 novembre, ainsi que des réformes continues qui ont touché tous les secteurs, catégories et régions. Elle s'est, en outre, basée sur une approche de développement cohérente, progressive et pondérée, dans la promotion de la vie politique.

Cette approche dont les contours ont été tracé par le président Zine El Abidine Ben Ali a engendré de nombreux acquis, notamment, la consolidation des bases de l'édifice démocratique pluraliste, le promotion des libertés et du système des droits de l'Homme et le raffermissement de la paix sociale, confortant la société du dialogue et de la solidarité et élargissant la participation de tous les partenaires sociaux, des intellectuels, des créateurs et des élites à la conception et à la définition des grands choix. Les réformes ont touché, également, les domaines de l'emploi, les relations professionnelles, la santé, l'éducation, la recherche scientifique, les nouvelles technologies, les Tunisiens à l'étranger, la femme, la jeunesse et l'enfance, dans le cadre du souci de garantir l'égalité des chances et le droit de tous au progrès social. De leur coté, les indicateurs économiques ont enregistré une évolution remarquable, dans les secteurs de l'agriculture, de l'industrie, du commerce et du tourisme.

Le taux de croissance a, ainsi, dépassé la moyenne de cinq pour cent, au cours des dernières années. Ces acquis ont permis à la Tunisie de se hisser au rang de pays émergent, avec les attributs de l'essor et de la modernité qui l'habilitent à accéder au rang des pays avancés.

Visite du Premier Ministre français

Le Premier ministre français François Fillon a entamé jeudi après-midi une visite officielle de deux jours en Tunisie pour faire le point, voire faire avancer les dossiers bilatéraux convenus lors du voyage de Nicolas Sarkozy il y a un an presque jour pour jour. Ces dossiers, ainsi que les questions du Proche-Orient et de l'Union pour la Méditerranée, seront au centre des entretiens qu'il aura avec son homologue tunisien Mohamed Ghannouchi. Ils devraient aussi être soulevés lors de l'audience qu'il aura vendredi avec le président Zine El-Abidine ben Ali.

Parmi les accords à l'ordre du jour figure celui relatif à la construction d'une centrale électro-nucléaire dont la Tunisie envisage de se doter à l'horizon 2020. La France apportera son aide sur plusieurs volets du projet, notamment la formation des techniciens. Il sera également question de l'accord sur la gestion concertée du flux migratoire signé à l'occasion de la visite de M. Sarkozy et qui est mis en oeuvre de façon "progressive", en attendant sa ratification par l'Assemblée nationale française dans les jours à venir, a-t-on indiqué de source diplomatique française à Tunis. Outre la lutte contre l'immigration illégale, il prévoit l'accès au marché du travail en France d'un contingent annuel de 9.500 Tunisiens dans des secteurs ciblés. En 2008, seuls 3.000 travailleurs tunisiens se sont rendus dans l'Hexagone, en vertu de cet accord.

Du point de vue économique, la visite de M. Fillon, qui est notamment accompagné d'une délégation de 60 chefs d'entreprise et de présidents d'université, sera marquée par l'octroi d'une ligne de crédit de 40 millions d'euros destinée à permettre aux PME tunisiennes d'acquérir des équipements en majorité français. Malgré la crise "la France et l'Europe se doivent d'être aux côtés de la Tunisie", souligne-t-on de même source. La France est, en effet, le partenaire économique le plus important de la Tunisie, son premier fournisseur, client et investisseur. En 2008, les échanges entre les deux pays ont cru de 2%, atteignant un volume de 7,2%, et ce "malgré la crise", se félicite-t-on côté français. Il est par ailleurs prévu la signature d'accords de coopération inter-universitaires, notamment entre le pôle technologique d'El Ghazala, la Silicon Valley tunisienne, et le pôle français Systematic.

Jeudi soir, le Premier ministre français a plaidé en faveur de l'Union pour la Méditerranée (UPM), lors d'une rencontre avec les étudiants de l'Institut national des sciences appliquées et de la technologie (INSAT), créé grâce à la coopération franco-tunisienne. Selon lui, le projet méditerranéen lancé par Nicolas Sarkozy "dessine une réponse collective et pragmatique face aux menaces de la crise économique mondiale, du changement climatique, de la dégradation de l'environnement et de la montée de l'intolérance". "La Méditerranée est l'un des coeurs battants du monde, mais elle est aussi le laboratoire d'un avenir qui la dépasse", a-t-il martelé. Tout en déplorant le retard dans la mise en oeuvre de l'UPM, il estime que "ces difficultés, loin de nous bloquer, confirment, au contraire l'urgence et l'importance de la mise en oeuvre des projets concrets, capables de cimenter une solidarité entre les peuples".

Le Premier ministre français a aussi défendu la francophonie, "seule structure de dialogue nord-sud qui fonctionne vraiment depuis des années"; Selon lui, ce "privilège" que partage la France avec la Tunisie, parmi 50 autres pays, "enrichit notre regard sur le monde et enrichit le monde de notre regard". M. Fillon s'est félicité de constater que les étudiants tunisiens, dont 10.000 poursuivent leur scolarité dans l'Hexagone, "ont une facilité particulière pour réussir leur arrivée en France". Le Premier ministre français a, dans ce contexte, confié avoir suggéré à son homologue tunisien Mohamed Ghannouchi d'accroître le nombre de chaînes francophones en Tunisie.

Le nouvel aéroport d'Enfida

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Première du genre dans la région du Maghreb, la concession remportée par TAV Airports Holding permettra à cet opérateur turc d'en assurer l'exploitation pendant 40 ans, ainsi que celui de Monastir, à 170 km de la capitale. Le futur aéroport est situé dans la zone d'Enfidha, à quelque 80 km au sud-est de Tunis, à proximité des principales zones touristiques du pays (Hammamet/Nabeul).

Les accords de prêts à long terme, portant sur un total de quelque 400 millions d'euros, ont été signés au siège de la Banque africaine de développement (BAD) à Tunis, par le promoteur du projet et les représentants des bailleurs de fonds. La plus grosse participation provient de la Société financière internationale (SFI), à hauteur de 135 millions d'euros. La BAD et la Banque européenne d'investissement (BEI) fourniront chacune 70 millions, et la PROPARCO, une antenne de l'Agence française de développement (AFD), 30 millions. Le promoteur turc a mobilisé quant à lui 135 millions d'euros. Selon un communiqué de la BAD, les répercussions de la crise financière n'ont pas permis de lever le financement du projet comme initialement prévu auprès des banques commerciales.

Entamés en juillet 2007, les travaux de réalisation sont déjà achevés à hauteur de 70%. L'aéroport devrait être opérationnel en octobre prochain, selon le directeur général de TAV Tunisie, Haluk Bilgi. D'un style architectural qui allie le style moderne au traditionnel, il a été conçu selon une étude d'ADP, gestionnaire des aéroports parisiens, Selon ses promoteurs, le projet a créé 2.200 emplois durant la phase de construction. En phase d'exploitation, il générera 1.200 emplois directs et 10.000 emplois indirects.

Tunis en mouvement

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Le pont Radès-La Goulette, ouvrage imposant visible de loin, constitue le plus grand projet d'infrastructure dans la capitale. Cet ouvrage majestueux a le grand mérite de relier trois gouvernorats: Tunis, l'Ariana et Ben Arous. Grand acquis, réalisé par des entreprises tunisiennes, japonaises et égyptiennes, ce pont a bénéficié de tous les égards, financements, compétences techniques et urbaines nécessaires ce qui ne manquera pas de conférer à la capitale une dimension esthétique digne des grandes métropoles nord-méditerranéennes. Il établit la liaison directe entre les banlieues nord et sud de Tunis.

Ce pont haubanais, le premier du genre en Tunisie et en Afrique est d'une hauteur de 20 mètres au-dessus du niveau de la mer. Il est fixé par deux tours d'une longueur de 45 mètres chacune. D'un coût estimé à 141 millions de dinars, ce pont permet d'établir une liaison directe, rapide, continue et permanente pour tout type de véhicule, même ceux de tonnage supérieur à 3,5 tonnes, entre les banlieues nord et sud de Tunis. Il constitue la solution technique idoine à l'extension urbaine que connaissent les deux banlieues de la capitale. Cette extension est perceptible à travers l'aménagement des berges nord et sud du lac de Tunis qui abriteront une nouvelle génération de grands projets, tels que la Porte de la Méditerranée et la Cité sportive de Tunis. L'enjeu de cette nouvelle liaison est de taille, d'autant que les banlieues nord et sud représentent pour les habitants du grand Tunis, de traditionnels lieux de loisirs et de détente. En plus des attractions touristiques et archéologiques (Carthage, Sidi Bou Said, Gammarth), les deux banlieues constituent des pôles industriels et économiques qui emploient une importante main-d'œuvre. Ce projet a également le mérite de décongestionner la circulation entre le nord et le sud de Tunis, en reliant la voie express Tunis-la Goulette à celle de la Marsa-Gammarth, au niveau des villes du Kram et de la Goulette.

En outre, l'échangeur entre le pont principal et la voie express Tunis-La Goulette compte plusieurs composantes: un pont principal d'une longueur de 260 m qui surplombe le canal de navigation de Tunis et la ligne du métro Tunis-La Marsa, la liaison sud d'une longueur de 2,6 km entre l'ouvrage principal et la route régionale MC33 du côté de Radès, l'échangeur entre le pont principal et la voie express Tunis-La Goulette et enfin la liaison nord d'un linéaire de 6,5 km entre la voie express Tunis-La Goulette et la route rapide La Marsa-Gammarth. Cette partie, qui a été réalisée totalement et entrée en exploitation depuis novembre 2005 à l'occasion de la tenue en Tunisie du sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) constitue selon le Service d'études techniques des routes et autoroutes (SETRA), relevant du ministère français de l'écologie, du développement et de l'aménagement durable, une référence mondiale dans ce domaine. Cet ouvrage est d'une grande technicité (fondations de grande profondeur en zone sismique, tabliers de hauteur variable, quatre types de précontrainte dont une extradossée très rarement mise en œuvre en France).

Un effort pour l'enseignement du français

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La France va consentir un effort pour la promotion de l'enseignement du français en Tunisie. La conseillère de coopération et d'action culturelle, Mme. Laurence Haguenauer, a donné les grandes lignes de ce programme, au cours de la conférence de presse organisée par Serge Degallaix, ambassadeur de France à Tunis. L'envoi d'enseignants tunisiens en France pour parfaire leur formation en langue française est examiné par les deux gouvernements. En outre, Le collège Pierre Mendès France ouvrira ses portes en 2009. La modernisation de l'école française de la Marsa sera également effectuée, sachant que les écoles françaises sont ouvertes principalement aux enfants de la communauté française en Tunisie qui se développe avec l'implantation d'entreprises françaises, au nombre d'une entreprise par semaine.

La coopération universitaire entre la Tunisie et la France connaîtra elle aussi, au cours de l'année 2009, une action de co-diplomation. Une concertation est en cours entre les deux parties pour mettre en place le mécanisme permettant cette action. Le partenariat entre académies tunisiennes et françaises sera développé. Outre la coopération entre l'Académie de Versailles et l'académie du grand Tunis, une relation entre Nabeul et Besançon est envisagée. Le nombre de visas d'études permettant à de jeunes Tunisiens de poursuivre leurs études en France a fortement progressé, passant de 1.900 en 2002, à 3.200 en 2008. Depuis juin 2005, l'espace Campus-France Tunisie accompagne les étudiants tunisiens dans leurs démarches en mettant à leur disposition une information de qualité sur les filières de formation en France. Il les aide aussi à valoriser leur profil tout en vérifiant la cohérence de leur projet de formation.

Changement d'heure

Le passage à l'heure d'été n'aura pas lieu cette année. Le gouvernement vient de décider de maintenir l'heure légale sans changement tout au long de l'année.

Il n'y aura pas donc de changement d'heure le dernier dimanche de mars. Le Premier ministre annonce dans un communiqué, qu'en vertu d'un décret en cours de publication, « il a été procédé à l'annulation de l'ajout d'une heure à partir du dernier dimanche du mois de mars au dernier dimanche du mois d'octobre ». Cette mesure intervient en raison du fait que le mois de Ramadan coïncide avec la période concernée par l'heure d'été. L'heure légale sera ainsi maintenue sans changement tout au long de l'année, ajoute le communiqué.

A rappeler que l'heure d'été a été réinstaurée en Tunisie en 2006 dans un souci d'économie d'énergie et d'alignement sur l'heure européenne. La Tunisie, comme l'Europe, a été donc soumise au cours de ces dernières années à un double horaire, l'heure d'été et l'heure d'hiver. Une expérience antérieure à celle de 2006 n'a pas également fait long feu.

Nous serons donc une heure en retard par rapport  à l'heure européenne.

Tout le monde sait que la Tunisie est tellement riche qu'elle n'a évidemment pas besoin de faire des économies ! LOL !

Arnaque en Tunisie

Depuis la création de ce site en 2006, je n'ai cessé de mettre en avant les magnifiques progrès réalisés en Tunisie dans de très nombreux domaines. Des félicitations ont été présentées à son Gouvernement et à son Président chaque fois que l'occasion m'en a été donnée. Des remerciements ont été adressés à l'armée et aux services de sécurité pour le travail accompli et pour la protection qu'ils ont sans cesse assurés, parfois dans des conditions difficiles. Ce site n'a manqué aucune occasion de saluer les avancées économiques et les innovations intervenues en matière de soins de santé. Bref, la Tunisie a toujours été présentée comme mon pays d'adoption avec tous les égards dus à ses habitants et à ses dirigeants, comme à une deuxième patrie en quelque sorte.

Ce site a même pris sa défense lorsque certains journalistes français quelque peu nombrilistes l'ont sévèrement critiquée.

Cependant, comme j'ai promis aux très nombreux internautes qui consultent journellement ces pages de jouer la transparence en toute circonstance, il est une très grande société que j'accuse de manquer à ses engagements et d'être à la limite de l'arnaque et de la publicité mensongère. Il s'agit de S.A.Tunisie Telecom et de ses abonnements ADSL. En effet, quel que soit l'endroit où vous vous trouviez et quel que soit l'abonnement que vous souscriviez vous le paierez mensuellement, mais vous n'aurez jamais que le quart (ou vraiment au mieux que la moitié) de la vitesse promise. C'est ainsi qu'à Zarzis, avec une connexion d'un méga, je n'obtenais, après de nombreuses réclamations, que 600k/s et qu'ici, à Hammamet, à peine 200k/s ou 300k/s, c'est-à-dire 4 ou 5 fois moins que ce que je paie !

Que faut-il faire contre cette méga-société ? Je multiplie les interventions, je suis très aimablement reçu par les Directeurs locaux ou même régionaux, je bénéficie de promesses à profusion, mais la situation reste désastreuse. J'ose espérer que les autorités nationales prendront enfin conscience de ce problème et feront en sorte que cette société soit contrainte à appliquer honnêtement le juste prix en fonction du débit effectivement fourni.

Les fournisseurs d'accès, quant à eux, font ce qu'ils peuvent mais ils ne sont guère écoutés.

Voir ci-dessous à quoi ressemblera bientôt le sud de Tunis

Mégaprojets :Une avancée significative: les travaux ont commencé.

Deux mégaprojets, programmés en Tunisie, en l'occurrence, le projet touristico - immobilier " la Porte de la Méditerranée" sur les berges sud du lac de Tunis et le projet du Port en eaux profondes, prévu dans la zone d'Enfidha, ont connu, ces jours ci, d'importantes avancées.

Ces deux mégaprojets sont des composantes d'un ensemble d'autres projets programmés dans le Grand Tunis, tels que Bled El Ward du groupe émirati El Maabar, Tunis sport-city de l'homme d'affaires émirati Abou Khater et le port financier de Tunis. Ces projets d'une nouvelle génération ont pour point commun une vocation immobilière mais diffèrent par la spécificité de leurs produits. Chaque projet a pour mission de développer un produit bien détermine et a pour ultime objectif macroéconomique de contribuer à la création des conditions d'une croissance plus rapide et plus soutenue.

Concernant Sama Dubaï, société internationale de promotion immobilière et d'investissement relevant de Dubaï Holding, elle vient d'obtenir l'approbation par le gouvernement tunisien du plan d'aménagement de la nouvelle ville. Le projet, qui coûtera 25 milliards de dollars contre 14 milliards annoncés initialement, sera réalisé en 14 étapes sur les berges sud du lac de Tunisie. Selon M. Farhan Faraidoun, président du Conseil d'administration de Sama Dubaï, qui a tenu, le 11 septembre 2008, une conférence de presse à Tunis, la première tranche démarrera, fin septembre 2008, autour de l'ancien port de Tunis. Elle consistera en la construction, sur 4 ans au plus tôt et 5 ans au plus tard, de 16 buildings pour une valeur de 1,3 milliard de dollars, entièrement, à la charge de Sama Dubaï.

La société entamera, fin octobre 2008, la vente, sur plan et à des prix incitatifs, des premiers appartements et locaux.
La clientèle ciblée est universelle et touche toutes les catégories sociales : elle peut être de Tunisie, du bassin méditerranéen et maghrébin, des pays du golfe et du reste du monde et surtout des pays du golfe. Les étrangers peuvent acquérir des biens immobiliers sans avoir à en demander l'autorisation au gouvernement tunisien qui sera, néanmoins, tenu informé de toute transaction.

S'agissant de l'emploi, la priorité sera accordée, selon M. Farhan Faraidouni, aux ressources locales " autant que possible ". Jusqu'ici, quelque 2500 demandes d'embauche sont parvenues, à Sama Dubaï, à Tunis. Concernant le financement du projet estimé à 25 milliards de dollars, il ne sera pas assuré, toujours selon M.Farhan Faraidouni, dans sa totalité par Sama Dubaï mais avec le concours d'autres investisseurs probablement locaux et étrangers. Ces derniers seront traités selon un ordre de priorité.

M. Mohamed Nouri Jouini, ministre du développement économique et de l'investissement extérieur, qui a assisté à la conférence de presse a fait observer que la "Porte de la Méditerranée" n'est pas un projet immobilier classique mais un mégaprojet intégré qui comporte plusieurs composantes à vocation économique (services…) et touristique (tourisme de santé, d'affaires et de congrès) et aura pour mission de contribuer à rapprocher la Tunisie du degré de développement atteint par les pays membres de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). Concernant l'éventuel risque de voir cette nouvelle génération de projets se répercuter négativement sur le prix des matériaux de construction, M. Jouini a indiqué que des mesures ont été prises pour valoriser les substances utiles dont engrange le pays à travers la création de nouvelles cimenteries et pour importer d'autres matériaux en fonction des besoins, relevant que la maîtrise des prix sera de rigueur car ni l'Etat, ni les particuliers, ni les entreprises n'ont aucun intérêt à voir les prix de ces matériaux suivre une tendance à la hausse.

Port en eaux profondes : Démarrage des travaux en 2009

Huit groupes ont été présélectionnés pour soumissionner le projet structurant du port en eaux profondes qui sera réalisé dans la zone d'Enfidha (centre-est de Tunisie) pour un montant de 1400 millions d'euros. Les noms de ces groupes n'ont pas été révélés, au cours de la conférence de pré-soumission (présentation) du projet, tenue le 15 septembre 2008, à Gammarth (proche banlieue de Tunis), à l'exception du groupe Dubai World, spécialiste dans la gestion des ports dont la présélection a été annoncée sur le net. Les entreprises retenues sont originaires de six pays : Koweït, Emirats Arabes Unis, Canada, Italie, Danemark et Portugal. Elles ont été invitées à prendre connaissance des caractéristiques techniques du projet. Le lendemain, elles ont eu accès, dans le cadre de la data room, à l'ensemble des informations juridiques, opérationnelles, comptables, fiscales et sociales sur le projet. A retenir : le dernier délai pour présenter l'offre financière est fixé au 25 décembre 2008. Le nom de l'investisseur sélectionné sera connu le premier semestre de l'année prochaine tandis que les travaux de réalisation du projet démarreront avant fin 2009.

Selon l'étude de faisabilité technico-économique élaborée par le bureau d'études hollandais " Royal Has-Koning " avec le concours d'un partenaire tunisien "International Development Consultants" (IDC), l'État tunisien va céder à l'investisseur qui sera retenu quelque 1200 hectares extensibles pour la réalisation du port en plus de 2000 hectares destinés à abriter une zone logistique, une sorte de zone franche. En contrepartie, la Tunisie recevra une redevance annuelle fixe par mètre carré, et une autre redevance variable selon le trafic du port. Le projet a fait l'objet d'une étude d'impact sur l'environnement. Il en ressort que le risque de contamination de la nappe phréatique par l'eau de mer existe mais demeure, néanmoins, maîtrisable. Ce risque sera contenu à la faveur d'une stratégie de gestion environnementale de la zone d'Enfidha. Principales composantes de cette stratégie : la construction, à la charge de l'État tunisien, de deux barrages pour un coût de 150 millions de dinars (130 millions de dollars) pour protéger la zone contre les inondations et un plan d'action pour lutter contre l'érosion marine. Au rayon des caractéristiques techniques, le cahier des charges fait mention de l'aménagement, dans une première étape, de 800 mètres de quais, pour atteindre 1,5 km dans la deuxième étape et une zone d'activité logistique pour rentabiliser le site valoriser, avec une réserve foncière de 3.000 hectares. La capacité d'accueil annuelle du terminal de conteneurs s'élève à environ 5 millions de conteneurs, alors que la capacité de la station multidisciplinaire est de l'ordre de 4,5 millions de tonnes.

Ce projet, qui intégrera la Tunisie dans le réseau des autoroutes de la mer, un des objectifs de l'Union pour la Méditerranée, contribuera à combler un déficit de capacité portuaire en Méditerranée centrale et à relancer l'activité portuaire locale, actuellement saturée.


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La Tunisie, la meilleure élève de l'Afrique

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Une assemblée internationale réunie en Suisse à Davos vient de décerner à la Tunisie le premier prix en ce qui concerne l'évaluation de l'enseignement dispensé dans toute l'Afrique. Bravo donc pour ce pays qui a toujours consacré plus d'un tiers de ses revenus à l'éducation nationale.

La Tunisie a en effet atteint les objectifs suivants :

• Cohérence du système éducatif, concordance avec les normes internationales et appréciation méritée par le récent rapport de Davos.
• La Tunisie a réalisé avant les délais impartis la plupart des objectifs escomptés pour les programmes des Nations unies :
• Rationaliser le processus d'orientation scolaire et sensibiliser les élèves et leurs parents à l'importance d'opter pour les métiers d'avenir et de tenir compte des exigences du marché de l'emploi
• Ériger le secteur de la recherche scientifique et de l'innovation technologique en point d'appui essentiel du développement.
• La Tunisie a compris que l'insuffisance des ressources naturelles du pays ne peut être palliée que par le pari qu'elle a  engagé sur la quête du savoir.

Le Président Zine El Abidine Ben Ali a honoré, au cours d'une cérémonie organisée, hier matin, à l'occasion de la Journée du savoir, la famille éducative et universitaire ainsi que les élèves et étudiants, lauréats des examens de fin d'année scolaire et universitaire, et ce, en présence de Mme Leïla Ben Ali, épouse du Chef de l'État. Cette cérémonie, à laquelle ont pris part, également, des hommes des secteurs de l'éducation, de la culture et de l'information et des compétences scientifiques nationales établies à l'étranger, a été marquée par l'attribution au Chef de l'État du Blason de la Convention internationale du sport en Afrique (Cisa) de la part de M. Diamil Faye, président de la Convention, et de Mme Hassiba Boulmerka, présidente du jury du trophée.  Ce trophée a été remis au Chef de l'État en considération pour l'attention particulière présidentielle accordée à la jeunesse, au sport, à l'éducation et au mouvement olympique, et pour l'infrastructure développée qu'il garantit à ces secteurs, ce qui a valu à la Tunisie d'être citée en exemple dans les instances sportives et olympiques, à l'échelle continentale et internationale.

Le Président Zine El Abidine Ben Ali a, à cette occasion, prononcé une allocution dans laquelle il a souligné la cohérence du système éducatif et d'enseignement en Tunisie et sa concordance judicieuse avec les normes internationales, ce qui lui a valu la considération du récent rapport de Davos, qui a classé la Tunisie au premier rang des pays arabes et africains et au douzième rang mondial, en matière de qualité du système éducatif. Il a également affirmé que l'insuffisance des ressources naturelles de la Tunisie ne peut être palliée que par le pari engagé sur la quête du savoir, l'effort et l'investissement dans la connaissance et l'intelligence. Le Chef de l'État a exprimé la fierté des résultats scolaires et universitaires honorables enregistrés par la Tunisie, appelant à accroître l'intérêt accordé à l'enseignement des langues et à l'adoption des mesures qui permettent de promouvoir cet enseignement et de hisser les connaissances des élèves en la matière au niveau des normes en vigueur, aujourd'hui, dans le monde dans le but de renforcer l'employabilité des diplômés du système d'éducation et de formation.

Le Chef de l'État a annoncé, dans ce contexte, une série de décisions portant, notamment, sur la création de la commission nationale de l'évaluation de la formation professionnelle et de l'amélioration de la qualité de la formation et sur la prise des mesures requises pour renforcer la capacité d'accueil des écoles préparatoires aux cycles d'ingénierie et de permettre aux titulaires de mastères scientifiques et technologiques d'accéder aux écoles d'ingénieurs, selon des conditions et critères précis. Il a également ordonné la restructuration des pôles technologiques et de prendre les mesures législatives qui s'imposent pour convertir les universités, les institutions d'enseignement supérieur et de recherche, et les établissements publics de recherche scientifique, en établissements publics à caractère scientifique et technologique.

Le Président de la République a, ensuite, décoré plusieurs hommes de l'éducation et de l'enseignement supérieur des insignes de l'Ordre du mérite national au titre du secteur de l'éducation et du savoir, en signe de considération pour leurs travaux et leurs efforts louables déployés dans leurs secteurs d'activités et en hommage à la famille éducative et universitaire, en cette occasion nationale majeure. Le Chef de l'Etat a, ensuite, décerné le Prix du Président de la République pour la recherche scientifique et la technologie, au titre de l'année 2008, au "Laboratoire Microorganismes et Biomolécules actives". Il a également honoré certains établissements éducatifs, dont les commissions de maintenance se sont distinguées, en leur attribuant le Prix du Président de la République dans le domaine de la maintenance, au titre de l'année 2008.  Le Président Zine El Abidine Ben Ali a, également, remis les Prix du Président de la République aux lauréats et lauréates des différents examens des diplômes nationaux, en l'honneur des plus méritants parmi les élèves et étudiants dans les différents instituts, écoles et universités tunisiens.

Ont assisté à cette cérémonie nationale, le premier vice-président du Rassemblement Constitutionnel Démocratique (RCD), le Premier ministre, le président de la Chambre des Députés, le président de la Chambre des Conseillers, le Mufti de la République, les membres du Bureau politique du RCD et les membres du gouvernement. Ont été également conviés à cette cérémonie les secrétaires généraux des partis politiques, les présidents des organisations nationales, des corps constitués et des conseils consultatifs, ainsi qu'un grand nombre de cadres de l'éducation et de l'enseignement.

Visite du Président français


La visite du Président Sarkozy en Tunisie a suscité un bel enthousiasme. L'axe Paris-Tunis en sortira probablement renforcé. J'applaudis largement à cette initiative ne fût-ce qu'en tant que linguiste, amoureux de la langue et de la  littérature française.

A notre époque où l'anglais et les médias anglophones règnent partout en maîtres et où les pays d'Afrique délaissent quelque peu la francophonie (dans les pays du Maghreb, par exemple, on assiste à une lente mais sensible arabisation), il est essentiel de rendre un peu de vigueur à la culture française.

Et que les ONG et les JOURNALISTES français arrêtent de prêcher leurs sempiternelles allusions au soi-disant non respect de certains droits de l'homme en Tunisie.

Préféreraient-ils que les autorités tunisiennes soient plus laxistes et laissent circuler la drogue comme en France métropolitaine ? Souhaiteraient-ils que le pouvoir actuel n'infligent plus de lourdes peines de prison aux pédophiles, aux récidivistes ou encore aux extrémistes islamistes qui tentent de s'infiltrer dans cette belle Tunisie uniquement parce qu'on envie, partout en Afrique, sa réussite sociale et économique ?

Je viens de passer onze années en Tunisie et je m'y sens parfaitement bien. J'ignore la peur de sortir dans les rues le soir, je suis partout en sécurité et je n'y rencontre ni clochards, ni ivrognes, ni violeurs, ni racketteurs.

Par contre, lors de mon dernier récent séjour à Paris, je me serais cru en Corée du Nord ! Interdit de fumer, interdit de rouler (sur les autoroutes) à la vitesse qui correspond parfaitement aux performances techniques de son véhicule (pneus, équipements spéciaux de freinage...), interdit de circuler sans payer des sommes importantes, espionnage permanent de la soi-disant sécurité routière, laquelle est partout à l'affût, prête à bondir sur sa proie même lorsque celle-ci, manifestement, ne représente aucun danger potentiel, etc. D'autre part, je me serais cru dans une belle république bananière lorsque je lisais les journaux et que je comptais le nombre d'agressions, de meurtres, de vols et de viols, d'actes de pédophilie, de trafic de drogue, d'émeutes et de manifestations d'opposition en tout genre. Si c'est cela que les médias français appellent les droits de l'homme alors, sans aucune hésitation, je préfère les droits tunisiens ! Que ces donneurs de leçons commencent par mettre un peu d'ordre chez eux et qu'ils arrêtent de critiquer "la paille qu'ils aperçoivent dans les yeux de leurs voisins sans être capables de prendre acte de la poutre qui se trouvent dans les leurs".

voir l'article ci-dessous :
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Petite visite du Palais présidentiel de Carthage

C'est à Carthage , à une quinzaine de kilomètres au nord de Tunis, que se trouve le palais du même nom qui abrite la résidence du Président de la République Tunisienne, ainsi que ses annexes.

Construit en bord de mer dans un style architectural d'inspiration arabo-andalouse typiquement tunisien, le palais est situé tout près du site de la légendaire cité de Carthage dont subsistent des vestiges significatifs de la splendeur et de la puissance qui furent les siennes.

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Capitale en mouvement aux mille visages

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Après avoir cliqué sur le lien Tunis ci-dessous, vous apercevrez un grand panneau rectangulaire sur lequel vous cliquerez à nouveau.

A partir de ce lien, vous aurez accès à tout ce que l'on peut connaître de Tunis. Vous pourrez détailler les rues, les endroits caractéristiques, la vie des autochtones, la visite panoramique de la Médina, la musique traditionnelle, etc.

A vous donc de "surfer joyeusement" à travers ce site créé par TV5 Monde et à rechercher les rubriques qui vous intéressent particulièrement. Bon voyage dans cette capitale aussi riche d'histoire que de folklore, de traditions que de modernisme.

Pour voir les diaporamas sonores réalisés par Martine, cliquer sur le lien ci-dessous :


Diaporamas de Martine

Visite virtuelle du pays

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Voir aussi


Vous pouvez également visionner le diaporama sonore réalisé par Jean-Paul dans la rubrique intitulée A propos de Nous : "Notre Voyage de Noces en Tunisie".

Si vous désirez des informations d'ordre touristique, cliquez sur la rubrique suivante "La Tunisie touristique".


L'indépendance

SIGNATURES DU PROTOCOLE FRANCO TUNISIEN A PARIS CONFIRMANT L'INDEPENDANCE DE LA TUNISIE.(CHRISTIAN PINEAU, ALAIN SAVARY, HABIB BOURGUIBA ET TAHAR BEN AMMAR).
  • VG Quai d'Orsay avec la tour Eiffel dans le lointain.  La colonnade du QUAI D'ORSAY.
  • Habib BOURGUIBA entre coiffé de la chéchia.
  • Les protagonistes s'assoient autour de la table de conférence.
  • BOURGUIBA signe le protocole.
  • Plan sur le cameraman.
  • Christian PINEAU, Ministre des Affaires Étrangères ou Christian SAVARY, secrétaire d'État chargé des Affaires Marocaines et Tunisiennes (de loin) énumère les clauses du PROTOCOLE d'ACCORD qui fera autorité jusqu'au 16 avril 56 "en vue de conclure". Il déclare la TUNISIE souveraine et indépendante, poursuit sur "l'interdépendance ente la France et la Tunisie en matière de défense et de relations extérieures. Ils se serrent la main.
Signature Indépendance.wmv
Ensuite, son arrivée à Paris durant le premier choc pétrolier qu'à subi l'Europe.
Arrivée de Bourguiba à Paris.wmv

Encyclopédie tunisienne

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Résumé chronologique

  • Vers 1100 av. J. - C. : les Phéniciens s'aventurent le long des côtes tunisiennes.
  • 814 av. J. - C. : Date "traditionnelle" de la fondation de Carthage.
  • 264-241 av. J.- C. : 1ere guerre punique. Carthage vaincue, perd la Sicile.
  • 218-201 av. J. - C. : 2eme guerre punique suite à un litige entre Rome et Carthage en Espagne. Hannibal porte la guerre en Italie où il remporte quelques batailles. Scipion l'Africain se porte en Afrique où, avec le concours du roi numide Massinissa, il finit par triompher d'Hannibal, à Zama, en 202 .
  • 149-146 av. J.- C. : 3eme guerre punique; Rome triomphe définitivement de Carthage; la Tunisie devient province romaine.
  • 439-533 ap. J. - C. : Les Vandales en Tunisie 533.
  • 647/698 : Les Byzantins en Tunisie.
  • 647 : 1ère incursion arabe en Tunisie ; défaite du Patrice Grégoire à Sufetula (Sbeïtla).
  • 670 : Fondation de Kairouan par Oqba b. Nafe.
  • 800-910 : Les Emirs aghlabides gouvernent la Tunisie.
  • 910-973 : Les Chiites Fatimides dominent le pays ; ils fondent Mahdia et en font leur capitale.
  • 973-1050 : Règne des zirides.
  • 1050-1052 : Invasion des bédouins égyptiens Bani Hilal envoyés par les Fatimides pour punir leurs ancien lieutenants, les Zirides.
  • 1159-1160 : Les Almohades du Maroc rétablissent l'ordre en Tunisie ; ils en chassent les Normands installés sur la côte orientale depuis 1148.
  • 1207 : Ibn Hafs gouverne la Tunisie pour le compte des Almohades.
  • 1228-1574 : La Tunisie hafside.
  • 1574-1591 : La Tunisie province ottomane.
  • 1591-1659 : Gouvernement des Deys.
  • 1659-1705 : Le bey Hammuda ibn Murad s'empare du pouvoir et crée la dynastie des Muradites.
  • 1705-1957 : Règne des beys Husseïnites.
  • 1850 : Crise économique et étroite dépendance financière à l'égard des puissances coloniales (France, Grande-Bretagne, Italie).
  • 1881 : Traité du Bardo (12 mai) et établissement du protectorat français en Tunisie.
  • 1956 : Abolition du traité du Bardo et proclamation de l'indépendance (20 mars).
  • 1957: Proclamation de la République (25 juillet).
  • 1987: L'ère nouvelle (7 novembre).

Biographie du Président

LE PRESIDENT TUNISIEN : ZINE ABIDINE BEN ALI

Élève au Lycée de Sousse, l'appel du devoir envers la patrie l'interpelle. L'oppression coloniale le révolte. Aussi se lance-t-il résolument dans l'action militante au sein du mouvement nationaliste en assurant la liaison entre les structures régionales du parti du Néo-Destour et la lutte armée. Ce qui lui vaut d'être emprisonné et renvoyé de tous les établissements scolaires de Tunisie. Mais il n'abandonne pas, pour autant, ses études. Il les reprend, avec assez d'énergie et de détermination, pour entreprendre après le lycée des études supérieures. Appréciant en lui son intelligence et sa force de travail, le Parti décide de l'envoyer en France. Il fait ainsi partie du premier noyau de la future armée nationale. Il obtient d'abord le diplôme de l'École Spéciale Inter-Armes de Saint-Cyr, puis d'autres diplômes dans des institutions non moins prestigieuses : l'École d'Artillerie de Châlons-Sur-Marne (France), l'École Supérieure de Renseignement et de Sécurité et l'École d'Artillerie de Campagne Anti-Aérienne (USA). Il détient également un diplôme d'ingénieur électronicien.

Aussi, la seconde partie de sa carrière a-t-elle été marquée par une ascension régulière dans les diverses responsabilités, due à son sens du devoir , à sa capacité d'écoute et à la rigueur de ses analyses. Pour chaque décision, il prend soin d'étudier les données, d'analyser les situations et de confronter les résultats. Une fois la décision prise, il en conduit, par une action persévérante, la réalisation et veille, personnellement, à en assurer le suivi. A un journal, il résumera l'esprit de ce processus en une formule limpide : "J'écoute, je réfléchis, j'agis".

Jeune officier d'état-major, il crée la direction de la sécurité militaire en 1964 et en assure la direction pendant dix ans. Nommé attaché militaire au Maroc et en Espagne, il rejoint Rabat à partir de 1974. Il est ensuite affecté au cabinet du ministre de la défense avant d'occuper les fonctions de directeur général de la sûreté nationale. En avril 1980, il est ambassadeur à Varsovie. Au terme de sa mission en Pologne, il est de nouveau appelé, en 1984, d'abord comme secrétaire d'État puis ministre de la sûreté nationale. En 1986, il devient ministre de l'intérieur. En juin de la même année, il entre au bureau politique du Parti Socialiste Destourien dont il devient le Secrétaire général adjoint. Élevé au rang de ministre d'État chargé de l'intérieur en mai 1987, il est désigné, en octobre 1987, à l'âge de cinquante-et-un ans, Premier Ministre, tout en conservant le portefeuille de l'intérieur. Il devient secrétaire général du PSD.

Pendant que se nouaient les intrigues florentines dans l'entourage du Président Habib Bourguiba, affaibli par la vieillesse et la maladie, Ben Ali demeure au-dessus des rivalités et du jeu des clans. Il agit, au contraire, pour décrisper le climat politique, assurer l'ouverture sur les associations dont la Ligue Tunisienne des Droits de l'Homme et établir des contacts avec les partis de l'opposition. Ce qui lui vaut la sympathie et la considération de l'ensemble de la classe politique qui voit désormais en lui l'homme du dialogue et de l'ouverture.

Premier ministre, il prend en main un pays en crise, fait face à la situation avec détermination, déjouant les intrigues, multipliant les gestes d'apaisement, œuvrant à rétablir la confiance, préconisant des solutions logiques et réalistes et faisant chaque fois prévaloir l'intérêt supérieur de la Tunisie alors que, de plus en plus sujet aux absences, le Président Bourguiba était totalement coupé des réalités du pays. Sur la foi d'un rapport médical établi par les sept médecins traitants du Président Bouguiba qui atteste de son incapacité, et en vertu de l'article 57 de la Constitution, le Premier Ministre Zine El Abidine Ben Ali, accède, le 7 novembre 1987, à la magistrature suprême. La transition se déroule, en douceur et dans le respect de la légalité constitutionnelle. Les observateurs avisés y voient un exemple de comportement civilisé. Appréciation confortée par l'attitude adoptée à l'égard de l'ancien Président qui est entouré de tous les égards.

Dès son investiture, le Président Ben Ali s'attache à honorer les engagements contenus dans la Déclaration du 7 Novembre: État de droit, souveraineté populaire, réconciliation nationale, respect des libertés fondamentales, démocratie, pluralisme, justice sociale, solidarité, effort, ouverture et modernité; programme auquel adhèrent l'immense majorité des Tunisiens car il répond à leurs attentes. Ben Ali redonne d'abord, vitalité et crédibilité à l'ancien Parti Socialiste Destourien, tombé en léthargie et renfermé sur lui-même. Il rénove les structures du P.S.D. rebaptisé Rassemblement Constitutionnel Démocratique (RCD), modernise ses méthodes d'action et reformule son discours. Le Parti s'ouvre aux jeunes et à toutes les compétences, renouvelle ses cadres, restitue la parole et l'initiative à la base, renforce sa crédibilité et sa présence sur le terrain et étend son audience et son rayonnement.

Au plan politique, un climat de détente et de concorde nationale s'installe. Les mesures se multiplient pour instaurer une démocratie réelle et établir les bases d'un État de droit. Amendée, la Constitution supprime la présidence à vie et la succession automatique. Le Conseil économique et social est restructuré, ses prérogatives sont étendues et sa représentativité est élargie, de manière à favoriser un consensus national sur les principaux choix en matière de développement. Un Conseil constitutionnel est créé dès après le Changement pour garantir, dans l'esprit comme dans la lettre, la constitutionnalité des lois. Et, en 1998, une loi constitutionnelle vient renforcer le dispositif puisque désormais les avis du Conseil Constitutionnel s'imposent à tous les pouvoirs et à toutes les autorités.

La liberté d'expression est garantie; le Code de la Presse est amendé à deux reprises, conférant à la législation tunisienne en cette matière une orientation nettement moderniste et libérale et assurant aux journalistes les conditions d'exercice de la profession. Nombre de mesures sont prises en faveur notamment de la presse d'opinion et des journalistes. Une nouvelle loi sur les partis, adoptée en 1988, redéfinit les modalités qui président à la création des familles et groupements politiques, imprimant un nouvel élan au pluralisme et lui conférant un caractère irréversible. Les élections présidentielles et législatives anticipées du 2 avril 1989 sont les premières, dans l'histoire du pays, à se dérouler dans la transparence, en parfaite conformité avec la loi.

Candidat de l'ensemble des Tunisiens, toutes tendances et sensibilités confondues, Zine El Abidine Ben Ali est élu Président de la République. Le consensus national autour du Président Ben Ali se confirmera à la faveur de sa réélection, le 20 mars 1994, à une très large majorité des voix.

Amendé, le Code électoral favorise aussi le multipartisme lors des élections législatives de 1994 et permet, pour la première fois depuis l'indépendance de la Tunisie, l'entrée de l'opposition à la Chambre de Députés. De nouveaux amendements, adoptés en 1998, permettront de renforcer davantage le multipartisme dans la Chambre de Députés et dans les Conseils municipaux en garantissant un minimum de 20 % des sièges aux élus de l'opposition. D'autres amendements permettent aussi d'abaisser l'âge minimum de candidature à la députation et de garantir le droit de candidature pour tout électeur de mère tunisienne alors qu'auparavant, seul l'électeur de père tunisien pouvait postuler à la candidature. En 1999, une loi constitutionnelle facilitant la pluralité des candidatures à la Présidence de la République, est adoptée, concrétisant la pluralité de candidatures au niveau de la magistrature suprême, pour la première fois dans l'histoire du pays.

Libéral par conviction autant que par tempérament, le Président Ben Ali fait de la Tunisie un pays pionnier en matière de défense des droits de l'Homme. Une conception globale conjuguant les droits économiques, sociaux et culturels avec les droits civils et politiques est mise en œuvre. Deux semaines à peine après le Changement, une loi réglementant pour la première fois la garde à vue et la détention préventive est adoptée. La Cour de sûreté de l'État et la fonction de procureur général de la République sont supprimées. De même qu'est abolie la peine des travaux forcés. La Convention de l'ONU de 1984 contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants est ratifiée, sans réserve. Les droits de l'enfant sont garantis par la loi et la culture des droits de l'Homme est promue et largement diffusée. Une nouvelle loi a été adoptée en 1999 avec comme objet de réduire les délais de la garde à vue, d'instituer la peine de travail pour l'intérêt général en substitution à la peine d'emprisonnement (à condition qu'elle soit librement acceptée par le condamné), et de définir la torture selon les normes internationales, et ce, afin d'harmoniser la législation nationale avec la convention des Nations Unies y afférente, que la Tunisie avait ratifiée sans réserve. Un projet de loi est par ailleurs soumis à la Chambre des Députés dans le but d'instaurer la règle du double degré de juridiction en matière criminelle et d'instituer la fonction de juge de l'exécution des peines.

S'opposant fermement à certaines pressions passéistes nourries par les partisans de l'intégrisme, le Président Ben Ali proclame, dès le 7 novembre 1987, son attachement à l'émancipation de la femme et sa détermination à promouvoir ses droits. Point d'orgue de la réconciliation nationale dont Ben Ali est le maître d'œuvre, le Pacte National, auquel adhèrent toutes les sensibilités et tous les courants politiques et sociaux du pays, consacre le consensus national. Une loi d'amnistie est aussi décrétée.

Pour remettre le pays au travail, le Président Ben Ali réussit l'assainissement du climat social en réhabilitant l'Union Générale Tunisienne du Travail, en instaurant le dialogue entre les partenaires sociaux et en faisant du travail une valeur cardinale, étant convaincu que, sans création de richesses et sans efforts de production et de créativité, il n'y a point de justice sociale et point de progrès. Les réformes économiques, mises en œuvre dans ce contexte, ont permis au pays de réaliser, durant les deux mandats du Président Zine El Abidine Ben Ali, un rythme de croissance économique soutenu d'environ 5% et un taux d'inflation ne dépassant pas les 3,1%. Un programme national pour la modernisation et la mise à niveau du tissu industriel est établi en collaboration avec l'Union Européenne avec laquelle la Tunisie signe, en 1995, un accord d'association et de libre-échange. L'infrastructure moderne, la législation favorable ainsi que le climat de stabilité et de croissance ne manqueront pas d'attirer les investisseurs. La réussite économique du modèle tunisien est saluée partout dans le monde et est même qualifiée, par certains observateurs, de "miracle tunisien".

C'est, sans doute, une approche profondément humaniste des réalités sociales qui se révélera l'un des traits dominants de la personnalité du Président Ben Ali. Issu du peuple, il est constamment à son écoute. Il fait siennes ses préoccupations et ses espérances. L'œuvre qu'il a réalisée à cet égard se fonde sur la solidarité avec les plus démunis, le rejet de l'exclusion, le désenclavement des zones d'ombre et l'égalité des chances. De ce fait, le taux de pauvreté est ramené à 6% et les classes moyennes représentent plus des 3/4 de la population. Aussi, grande est toujours l'émotion des Tunisiens lorsqu'ils voient leur Président visitant inopinément des quartiers déshérités, des zones escarpées ou des institutions sociales et éducatives ou économiques. En phase avec le peuple, Ben Ali s'emploie à concrétiser le concept de solidarité nationale qui sera le fondement de sa politique sociale. Ses visites sont toujours suivies d'effet immédiat, allant parfois jusqu'à provoquer, le jour même, la tenue d'un conseil ministériel qu'il préside en personne pour prendre les décisions appropriées. C'est, d'ailleurs, à la faveur de l'une de ces visites dans les profondeurs du pays, en décembre 1992, que le Président Zine El Abidine Ben Ali décide la création du Fonds de Solidarité Nationale, mieux connu sous son numéro de compte-courant "26-26". Décision qui trouve un profond écho auprès des Tunisiens qui, solidaires, répondent à l'appel du Président, multiplient dons et contributions en faveur de ce Fonds, investi de la mission de rompre l'isolement, d'améliorer les conditions de vies dans les zones déshéritées et de permettre à leurs habitants de développer des projets de sources de revenu. En outre, la création de la Banque Tunisienne de Solidarité, en 1997, permet le financement de milliers de petits projets par an, la création d'emplois pour les jeunes diplômés et la promotion de l'esprit d'initiative. La réforme de l'enseignement, qui institue la scolarité obligatoire jusqu'à l'âge de 16 ans, permet d'atteindre un taux de scolarisation d'environ 99%, de favoriser les valeurs d'ouverture, de tolérance et d'innovation, et de promouvoir davantage l'esprit d'égalité entre hommes et femmes. Cette égalité est d'ailleurs confortée par de nombreuses mesures avant-gardistes prises par le Président Ben Ali. Le Code du statut personnel, l'un des plus progressistes du monde à l'égard de la femme, est consolidé et l'égalité entre dans le vécu quotidien.

Au plan extérieur, le Président Ben Ali a doté la Tunisie d'une diplomatie active et dynamique. Œuvrant en vue de l'intégration de l'ensemble maghrébin, de l'établissement d'un consensus interarabe, de la création d'un espace de co-développement euro-méditerranéen, Ben Ali contribue de manière agissante à la recherche d'une paix juste et durable au Moyen Orient. Sa présidence de l'Organisation de l'Unité Africaine met en exergue son attachement à la recherche de solutions négociées des conflits secouant le continent et à prévenir les conflits. Dans ses nombreux déplacements à l'étranger ou lors de ses rencontres avec des Chefs d'État et des Souverains de pays frères et amis ou encore lors de ses rencontres avec des diplomates ou hauts responsables internationaux, le Président Ben Ali plaide toujours avec force en faveur d'un monde plus juste, plus solidaire, plus stable et plus prospère. Pour lui, le phénomène de la mondialisation doit être une source de progrès et de développement universels et non un facteur de déséquilibre ou de domination. La désignation par l'UNESCO de Tunis comme capitale culturelle régionale en 1997, met en exergue le rayonnement culturel accru de la Tunisie et sa capacité de contribuer au dialogue entre les civilisations. Sous l'impulsion du Président Ben Ali, la Tunisie entre de plain-pied dans l'ère des nouvelles technologies de communication à la faveur de nombreuses mesures d'encouragement à cet égard.

Le Président Zine El Abidine Ben Ali est marié et père de cinq enfants. Son épouse, Madame Leïla Ben Ali, est très active dans plusieurs organisations caritatives tunisiennes et internationales œuvrant pour les causes de la femme, de la famille et de l'enfance.

La Tunisie comme on l'apercevait autrefois

L'introduction du guide Piesse publié en 1888 pour la Tunisie

TUNISIE :  APERÇU GÉOGRAPHIQUE
La Tunisie, l'Africa des Romains, qui comprenait la Byzacène et la Zeugitane, s'étend du 32° 20' au 37° 20' de latitude N. et du 5° 40' au 9" 12' de longitude E. ; elle est bornée au N. et a. l'E. par la Méditerranée; a. l'O. par l'Algérie; au S. et au S.-E. par le Sahara et la Tripolitaine, du côté de la mer, par l'oued Makta près duquel n'existe aucun poste de surveillance; sa superficie, diversement évaluée par MM. Girard, de La Berge, I. Perpétua, Rocca, H. Duveyrier et 0. Reclus, serait, d'après M. le colonel Peigné, de 105,000 kil. carrés.

Division naturelle:
Comme l'Algérie, la Tunisie comprend le Sahel, le Tell, les Steppes et le Sahara ou Djerid. Le Sahel, bordant les côtes sur une profondeur de 10 à 15 kil., est la région la plus riche en terre végétale et la plus fertile en oliviers, en céréales et prochainement en vignes; le Dakhlat-el-Mahouin, quoique coupé de collines, et le bassin inférieur de la Medjerda font partie du Sahel. Le Tell, partie montagneuse arrosée par les pluies d'hiver, comprend cependant quelques vallées comme celles de la Siliana, du Mellègue et du Merguellil, vallées à céréales, tandis que les vergers et les forêts couvrent les montagnes; ces montagnes se terminent parfois en plateaux pierreux, hammada. Les Steppes, participant du Tell et du Sahara, présentent généralement une succession de plateaux à halfa, à plantes aromatiques et à plantes que paissent de nombreuses bandes de moutons et de chameaux. Le Sahara, en Tunisie Belad-ed-Djerid (le pays de la palme), comprend les chotts, les dunes de sable et les oasis dont les dattes sont réputées les meilleures de l'Afrique. Comme dans les Ziban, l'oranger, le figuier, la vigne, l'olivier et les légumes sont cultivés avec les palmiers.

Orographie:
Les montagnes de la Tunisie appartiennent à la grande chaîne de l'Atlas, qui commence sur les bords de l'Atlantique, traverse le Maroc et l'Algérie et se prolonge jusqu'au cap Bon, projetant comme dans. ces deux pays ses nombreuses ramifications, bien que l'on rencontre ça et là quelques groupes qui semblent isolés. Toutes ces montagnes, généralement peu élevées, sont nombreuses; voici les noms des principales : En allant de l'O. à l'E., entre le littoral et la rive gauche de la Medjerda : l'Addeda, le Bir, le Sidi-Abd-Allah, le Sma, le Tehent et le Dar-er-Roumel. Sur la rive droite de la Medjerda, entre la frontière et l'oued Mellègue : l'Ahmar-mt'a-Ouerr'an, le Ledjebel, l'IIarrab. Entre l'oued Mellègue et l'oued Siliana : lë Ghorra, le Raz'aouan, le Dis-el-Kef, le Tarfa, le Sfi et le Tricha.  Entre la Siliana et l'oued El-Kebir : le Rihan, le Klab, le Bargou; plus bas, entre la Siliana et l'oued Marouf, le Serdj, le Bellota, le Zilk. A droite de l'oued Maroub : la chaîne du djebel Ousselet. A gauche de l'oued Merguellil : le Tebaya, le Kraïb, le Cherichira ; à droite : le Berderou, le Guerria, le Trozza. A gauche de l'oued Melian : le Zar'ouan et le Djoukar, et, en remontant, le R'sas et le Bou-Korneïn. Au Sud : le Guelaâ, le Semata, l'Halonk, le Tiouach. Plus bas enfin le Bou-Hedma et l'Arbet. Toutes ces montagnes, ont généralement de 800 à 1,200 mètres.

Hydrographie:
Rivières. - La principale rivière de la Tunisie est la Medjerda, le Bagradas des anciens, qui naît en Algérie à l'O. et non loin de Souk-Ahrras, pénètre en Tunisie, à côté de Ghardimaou, et va se jeter par deux branches dans le R'ar-el-Melah, au-dessus de Bou-Chateur, Utique. La Medjerda, pas plus que les autres cours d'eau de la Tunisie, n'est navigable, mais son action est fertilisante. Les affluents de gauche de la Medjerda sont d'insignifiants ruisseaux; les affluents de droite sont l'oued Mellègue, l'oued Khaled et l'oued Siliana qui reçoivent eux-mêmes d'autres cours d'eau changeant de nom, selon l'endroit par où ils passent. L'oued Marouf et l'oued Merguellil, à droite de la Siliana, vont se perdre dans les marais de Kairouan. L'oued Melian, d'abord oued El-Kebir, à droite des djebel Djoukar et Zar'ouan, va se jeter dans le golfe de Tunis, un peu au-dessus d'Hammam-el-Enf. Il est inutile de citer tous les autres cours d'eau souvent à sec en été et torrents en hiver Les lacs de la Tunisie sont l'Echkeul qui se jette dans le lac de Bizerte, ce dernier très poissonneux, et le lac de Tunis, El-Bahira, entre Tunis et la Goulette. Les chotts ou sebkhras sont : Es-Sedjoumi, sous Tunis, au S.-O.; Kelibia, qui, d'après le docteur Rouire, serait le fond du lac Triton qu'il déplace; Sidi-el-Hani, à l'E. et au S. de Kairouan; M'ta-er-R'arra, au S. du précédent; Mechguig, à l'O.-S. du précédent; Monaïl, non loin du Bou-Hedma; El-Mellaha, au-dessous de Djerba et communiquant avec la mer, et, enfin, les grands chotts Ed-Djerid et Er-R'arsa que le commandant Roudaire voulait relier au chott Melr'ir, en Algérie, pour en faire la fameuse mer intérieure.

Climat:
La Tunisie, comprise entre les 38° et 31° de latitude N., fait partie de la zone tempérée arctique. Assez semblable, sur le littoral, à celui des côtes méridionales de l'Europe, .le climat, varie, dans l'intérieur, en raison de l'altitude; la moyenne annuelle de la température, qui atteint presque 22° à Bône, s'abaisse à 11° et même à 14° dans certaines parties du Tell. Par suite de cette même loi des compensations, la régence de Tunis, dont le sol est en général beaucoup moins élevé, offre de plus hautes températures : la moyenne de la saison chaude, à Soussa, est de 36°,5; celle de la saison des pluies, de 16°, et la moyenne annuelle de 24°. Le thermomètre monte accidentellement à Tunis jusqu'à 48°, sous l'influence du vent du S. qui souffle directement du Sahara sans rencontrer, comme au Maroc, la barrière naturelle de l'Atlas, et apporte, avec les exhalaisons étouffantes du désert, ces nuées de sable impalpable qui arrivent parfois jusque sur les côtes de Sicile. Les saisons se succèdent avec régularité. L'hiver n'est autre que la saison des pluies, en janvier et février; le printemps finit avant le mois de mai. L'été se prolonge jusqu'en octobre. Les premières pluies annoncent l'automne.

Règne végétal:
Les forêts n'existent qu'au N.-O. et sur le littoral de la Tunisie; elles produisent des chênes verts, des chênes blancs, des chênes-lièges, des ormes, des frênes, des pins .résineux et des thuyas; la plupart de ces bois sont propres aux constructions navales, et Rome les exportait jadis, quand il y avait un port à Tabarca. Sur quelques points, dans le Sud, les docteurs Tirant et Rebatel ont signalé des forêts de gommiers. Les arbres à fruits sont l'abricotier, l'amandier, le pêcher, le pommier, le prunier, le poirier, le grenadier, le figuier, le néflier, le pistachier, le jujubier, la vigne, le figuier de Barbarie; mais surtout l'oranger, le citronnier; enfin l'olivier qui donne lieu à un considérable commerce d'huile, et le palmier-dattier sans lequel les populations sahariennes ne sauraient exister. Les céréales sont le blé dur et le blé tendre, l'orge et le maïs. Les légumes, c'eux du Midi de la France. Les plantes textiles sont le coton, le chanvre, l'halfa, très commun, l'aloès, l'ortie. Les fourrages viennent sans culture. Le tabac et le pavot sont très bien cultivés.

Les Français possèdent environ (1886), 300,000 hect. de terres évaluées 8 millions de francs, dont 53,236 cultivés en céréales, 16,852 en cultures diverses et 2,224 en vignes. Les animaux affectés à l'exploitation comprennent 592 chevaux, 4,461 bœufs et 7 chameaux.

Règne minéral:
Les métaux comprennent le fer, le cuivre, le plomb, le mercure et l'argent; on trouve, dit-on, de l'or au Bou-Hedma, dans. le Sud de la Tunisie, et le sable de la Goulette serait aurifère (?). Jusqu'à présent, le plomb seul est exploité au djebel R'sas (montagne du plomb). La Société de Mokta-el-Hadid, près de Bône, vient d'obtenir une concession de mines de fer dans le pays des Khroumirs, avec obligation de créer un chemin de fer du lieu d'exploitation à Tabarque. Des permis de recherches ont été accordés à un comité d'études de mines. Les sources thermales et minérales, dont quelques-unes étaient connues des Romains qui avaient su les aménager, sont celles : de Hammam-el-Enf, deKourbès, de Hammam-Zeriba, de Garzi, de Hammam-Sguededi, de Gafsa, de Sidi-Haket à El-Hamma, de Nefta, de Sbeïtla, de Bizerte, de Bou-Chateur et, au delà, de Béja. Le sel et le salpêtre, abondants en Tunisie, ne donnent pas lieu à un grand commerce. Le marbre, la pierre, le plâtre, sont communs. On signalera le marbre rosé veiné de blanc de Chemtou exploité du temps des Romains pour le compte de la maison impériale : quelques blocs non utilisés portent encore la date de leur extraction et un numéro d'ordre. La carrière est exploitée aujourd'hui par une Société franco-belge.

Règne animal:
Les animaux sauvages sont le lion et la panthère qui commencent à disparaître, la hyène, le chacal, le lynx, le renard, l'antilope, la gazelle, le mouflon, le sanglier, le porc-épic, le raton, la loutre, la gerboise. Les animaux domestiques, le cheval barbe, l'âne, le mulet, le chameau, le bœuf, petit généralement, et le mouton à large queue. Les oiseaux sauvages sont ceux de l'Algérie, mais en plus le flamant. Les oiseaux de basse-cour offrent les mêmes variétés. Les reptiles, insectes, mollusques, poissons, etc.,, ne donnent lieu à aucune remarque particulière. On mentionnera cependant la naâdja, vipère des jongleurs, qui se trouve dans le S. de la régence, surtout dans les environs de Tina, et l'éponge pêchée aux environs de Sfax.

Population:
Le chiffre de la population, diversement établi, serait cependant ramené à environ 1,500,000 habitants.
La. population musulmane est composée de Maures habitant les villes, d'Arabes vivant sous la tente, et de Kabyles logeant dans des gourbis en branchages et en torchis, ou des bâtisses en pierres sèches, plus ou moins recouvertes en tuiles. Les nègres sont un peu partout. La population européenne comprendrait, en chiffres ronds : Français, 4,000 sujets, 2,000 protégés; Italiens, 10,000 sujets, 20 protégés; Anglais, Anglo-Maltais en grande partie, 9,000 sujets, 5 protégés; Grecs, Suisses, Autrichiens, etc., 1,620 sujets et 180 protégés. La population juive appartenant soit à la Tunisie, soit à titre de protégés aux différentes nationalités européennes, compte 45,000 habitants.

Administration:
En dehors du protectorat de la France qui sauvegarde la sécurité du pays et l'administration financière, le gouvernement de la Tunisie est absolu; le pouvoir beylical est transmis de mâle en mâle à l'aîné de la famille, sans égard au degré de parenté. L'héritier présomptif prend le titre de bey du camp. C'est lui qui, récemment encore, allait avec des troupes percevoir des impôts dans les tribus. Le bey gouverne la régence avec le concours d'un ministère qui comprend : un premier ministre chargé des finances, un ministre des affaires étrangères dont les fonctions sont exercées, depuis la signature du traité du Bardo, par le ministre résident de France, un ministre de la plume, un ministre de la justice, un ministre des travaux publics, un ministre de la guerre, un ministre de la marine. Une commission financière, présidée par le premier ministre, comprend, parmi ses membres, deux Français, deux Italiens et deux Anglais.

Divisions administratives:
Tous les gouverneurs et kaïds sont placés sous le contrôle et la surveillance soit des contrôleurs civils soit des commandants supérieurs de cercle. Les gouverneurs ou kaïds touchent les impôts de capitation et les dîmes; ils règlent les questions litigieuses en premier ressort et les affaires de simple police.
Les circonscriptions civiles comprennent :
La Goulette et la Marsa, l'Ariana, Sebalat, la Manouba;
Nebeul, Ouatan-Kebli, Mornak, Zaghouan, Hammam-Lif;
Soussa, le Sahel, Monastir, Mehedia, l'Enfida, Oulad-Saïd ;
Sfax, les îles Kerkenna, Metellit;
Kef, Teboursouk et les tribus;
Gafsa, El-Gueltar, Touzeur, Nefta, Oudian, El-Hammam, Nefzaoua et les tribus.
Les cercles militaires comprennent : Tunis, Tebourba, Bizerte, Beja,
Mateur et les tribus; Souk-ed-Djema, Aïn-Draham, Sousse, Kairouan,
Hadjeb-el-Aïoun, Gabës, Djerba, Nefta et les tribus; Gafsa et les tribus;
El-Aïacha, Feriana, Touzeur.

Divisions militaires:
L'armée française a Tunis pour chef-lieu de division. Les trois divisions sont Tunis, comprenant ; La Manouba, la Goulette, Zaghouan, Bizerte, Aïn-Draham, Souk-el-Arbâ, Tabarka, Béja, le Kef et Souk-ed-Djema;
Sousse, comprenant : Sfax, Monastir, Kairouan, Sidi-el-Hani, Hadjeb-el-Aïoun et Mehedia;
Gabès, comprenant : Djerba, Metameur, Gafsa, El-Aïacha, El-Hafey, El-Guettar, Feriana et Touzeur.

Justice:
La justice rendue par le bey est expéditive; les pénalités sont l'amende, la bastonnade, la prison, le bague et la mort. Les Turcs et les Koulour'lis, fils de Turcs et de Mauresques, condamnés à la peine de mort, sont étranglés, comme ils l'étaient à Alger, au temps des pachas; les Maures sont décapités; les Arabes nomades et les juifs sont pendus. La justice musulmane est encore exercée par le ferik, lieutenant du bey à Tunis, les kaïds et les cheikhs et enfin les tribunaux religieux ou charâa. Les étrangers étaient, jusqu'à présent, jugés par les consuls et juges-consuls de leur nation; mais la création, par le gouvernement français, d'un tribunal de première instance à Tunis, et de justices de paix à Tunis, la Goulette, le Kef, Sfax, Sousse et Bizerte, a introduit des modifications profondes dans la justice des consuls dont les nationaux se présenteront désormais devant nos tribunaux.

Religion:
Les musulmans suivent quatre rites : le maleki, le hanefi, l'hambeli et le chafaï, mais principalement les deux premiers. Les insulaires de Djerba sont khramsés ou cinquièmes, c'est-à-dire hérétiques, comme les Mzabis en Algérie. Les mosquées, zaouïas, mdersas ou simples koubbas dans lesquelles les musulmans font leurs prières, sont fort nombreuses en Tunisie. Les juifs, divisés en tounsi et gourni, avec leurs consistoires et leurs budgets séparés, possèdent également de nombreuses synagogues. Les catholiques du diocèse de Tunis, qui relève de l'archevêque de Carthage et d'Alger, vont prier dans l'église de la rue Mordjani, desservie par les pères capucins, et dans l'église cathédrale, provisoire, del'avenue de la Marine. - Saint-Louis de Carthage, Sousse et Sfax ont des chapelles. Les chrétiens grecs et les protestants anglais ont également leur église et leur temple à Tunis.

Instruction publique:
Avant le protectorat français, la Tunisie possédait, dans ses principales villes, quelques écoles où les enfants apprenaient à lire et à réciter les versets du Koran. Depuis, pour satisfaire aux besoins moraux et intellectuels des nombreux colons européens répartis sur le littoral comme dans l'intérieur de la Tunisie; une direction de l'enseignement public a été instituée;
M Machuel qui en est chargé a couvert la régence d'un réseau d'écoles franco-arabes près desquelles se sont élevées des écoles libres et congréganistes. Voici maintenant comment l'enseignement est donné à Tunis :
Enseignement musulman. - 450 élèves adultes reçoivent, à Djama-Zitouna, de 44 professeurs, l'enseignement du droit musulman et de la grammaire supérieure. Collège Sadiki ou Mdersa-Sadekia, près du quartier franc, fondé, en 1875, par Kheir-ed-Dih, qui lui constitua une rente de 230,000 piastres, 138,000 francs ; l'enseignement absolument gratuit, donné par 4 professeurs européens et 22 professeurs musulmans, à 150 élèves, 30 internes, comporte l'élude du Koran, des lettres, des sciences et des langues arabe, turque, française et italienne.
Enseignement français. - Collège Saint-Charles; c'est le collège Saint-Louis de Carthage transporté à Tunis, derrière la nouvelle église. Fondé par M" Lavigerie, il est dirigé par le R. P. Dansbourg et compte 240 élèves. - École des frères des écoles chrétiennes, dans le quartier Sidi-Mordjani. - École des sœurs. - Pensionnat des Dames de Sion.- École de l'alliance israélite pour les garçons, fondée en 1878, sous la protection de la France. - Même école pour les filles. - Enfin, collège italien et collège anglais, et institutions italienne et anglaise pour les filles.

L'Alliance française, qui a pour but de faire connaître et aimer notre langue chez les indigènes soumis à notre protectorat, dans des contrées encore barbares, afin de faciliter les relations sociales et les rapports commerciaux, a pour moyen d'action : la fondation d'écoles, des subventions accordées aux écoles qui existent déjà, l'introduction de cours français dans les écoles qui en sont dépourvues, la création d écoles normales spéciales destinées à former des maîtres, etc. La section de la Tunisie dont la création est due à l'initiative de M. Machuel, vice-président, directeur de l'enseignement, a eu pour président M. Cambon, notre ancien ministre résident, qui a puissamment aidé M. Machuel dès la création d'une œuvre dont l'utilité n'échappera à personne : collège Alaoui ou école normale supérieure, école annexe du collège Sadiki, écoles primaires musulmanes, cours supérieur de français, cours d'adultes, cours d'arabe, voici ce que la Tunisie doit à MM. Cambon et Machuel. Une Société carthaginoise pour la propagation des études historiques, géographiques et archéologiques, vient d'être fondée. Une direction des antiquités et beaux-arts, confiée à M. de la Blanchère, est de création récente. Le musée et la bibliothèque sont réunis au collège Alaoui, au-dessus de Bab-Dzira. Tunis compte une section du Club alpin français : c'est la section de Carthage.

Travaux publics:
La direction des travaux publics, pour le compte du gouvernement tunisien, est confiée à un. ingénieur français. Routes, ponts et canaux, ports, etc., tout est à améliorer, ou plutôt à créer.
Le Fondouk-er-R'alIa, ou grand marché de Tunis, a été récemment inauguré. Ce vaste établissement, qui répond parfaitement à sa destination, est dû a. l'ingénieur en chef. Les routes, sauf celles qui sont fort bien entretenues .aux environs de Tunis, n'existent point. Les voitures et les arabas roulent sur des pistes variables selon les saisons de sécheresse ou de pluie. La Société de Bône-GueIma et prolongements a livré à la circulation le chemin de fer de Tunis à Ghardimaou, près de la frontière de l'Algérie, 189 kil. La ligne de Tunis à Sousse est ouverte jusqu'à Hammam-el-Enf, 15 kil. Les travaux d'Hammam-el-Enf à Sousse, de Tunis à Bizerte et de Gabès à Tebessa seront poursuivis plus tard. La ligne de Gabès à Tebessa mettra le sud de la Tunisie en communication avec tous les chemins de fer de l'Algérie. On pourra donc, dans un temps donné, voyager de Gabès à la frontière du Maroc! Le chemin de fer de Tunis au Bardo et de Tunis à la Goulette, créé par une société anglaise, a été vendu par cette dernière à la Société italienne Rubattino. La Société de Mokta-el-Hadid, mines de fer près de Bône, vient d'obtenir une concession, dans les environs de Tabarque, avec l'obligation de créer un chemin de fer partant de Mokta-el-Hadid, et de construire un port à Tabarque. Une deuxième concession a été également accordée au comité des études de mines de Tabarque avec la condition de créer un chemin de fer allant au cap Serrât, et un port au même endroit.

Industrie et commerce:
Les indigènes fabriquent des tissus de soie, de laine et de coton. Les tapis de Kairouan et les couvertures fabriquées dans les tribus, les burnous et les kaïks tissés dans l'île de Djerba sont renommés. Les Tunisiens brodent en or, en argent et en soie avec un art merveilleux. La sellerie, la" cordonnerie et mille objets en cuir sortent des bazars de Tunis et de Kairouan. Les teintureries, surtout celles de Zaghouan, pour n'avoir pas les procédés européens, livrent des produits de couleurs magnifiques. Sousse et Monastir sont connues pour leurs savonneries. Tunis distille les essences de rose et de jasmin. Nebeul et Djerba font des poteries. Feriana taille des meules. Djedeïda possède d'importantes minoteries. Les huiles sont mal fabriquées; le commerce en est cependant considérable.
Les halfas, comme ceux de l'Algérie, sont exportés en France. Les grandes pêcheries de thons et des poissons du lac de Bizerte sont exploitées par des Européens. Il en est de même pour les éponges et le corail.

Comme on le voit par cette rapide nomenclature, tous les éléments de l'industrie existent en Tunisie; mais cette industrie chez les indigènes a besoin d'être activée, les Tunisiens sont apathiques comme tous les Orientaux et les Européens leur font une grande concurrence. Un exemple suffira : la chachïa, cette coiffure si nationale que l'on faisait naguère en grande quantité à Tebourba, arrive maintenant de Berlin ! Le commerce, comme partout, se fait par exportation et importation. Le chiffre des exportations, d'octobre 1884 à octobre 1885, est de 32 millions de piastres ou 20,160:000 fr., et pour les importations, même période de 46 millions de piastres ou 28,980,000 fr. Le mouvement des ports, en 1882, donne 3,641 navires jaugeant 1 478 000 tonneaux; la part de la marine française est de 1,300 navires et un million de tonneaux. La Compagnie transatlantique a importé dans la période 1884-1885, 19,934,280 kilos et exporte 7,820,963 kilos.

En résumé…" le protectorat de la France en Tunisie consiste a établir dans ce pays le bon ordre et la bonne administration; à améliorer la situation des indigènes ; à faire payer ses services militaires et administratifs par la population à qui on les rend; à faciliter aux européens l'exploitation des mines, car les races européennes paraissent être les seules qui soient aptes à l'industrie; à ouvrir des débouches commerciaux Peu de soldats, quelques fonctionnaires, beaucoup d'ingénieurs, liberté du commerce. Avec ce système, une nation européenne dépense au dehors moins de forces qu'elle n'y trouve de ressources... " {Revue politique et littéraire, 9 juin 1883.)

Un comparatif de l'ONU en 1952

A - DOMAINE ÉCONOMIQUE

1. - Chemins de fer.
Le réseau ferré tunisien est le plus important de tous ceux du monde musulman avec 1,7 km par 100 km2 et 6,7 km par 10.000 habitants. Il est deux fois plus dense que le réseau égyptien qui arrive au second rang avec 0,61 km par 100 km2 et 3,21 pour 10.000 habitants. Il est, proportionnellement à la population, cinq fois plus dense que le réseau pakistanais qui n'a que 1,4 km par 10.000 habitants.
2. - Réseau routier.
Même constatation au point de vue routier. Bien que le territoire de la Régence soit quatre fois plus petit que celui de l'Égypte, le réseau routier tunisien est légèrement plus long que l'égyptien, 14.500 km contre 14.185. Ici encore, la Tunisie est en tête des pays d'Islam. Son réseau est presque deux fois plus dense que celui de la Syrie qui arrive au second rang. Tunisie: 11,5 km par 100 km' et 35,9 km pour 10.000 habitants contre 6,1 km par 100 km2 et 23,1 km par 10.000 habitants à la Syrie. Le Pakistan se classe loin derrière avec 9,6 km par 100 km2 et 11,5 km seulement par 10.000 habitants. Quant à l'Égypte, elle est bonne dernière avec 1,2 km par 100 km2 et 8,3 km par 10.000 habitants. La densité du réseau routier par rapport à l'étendue du territoire est une notion trompeuse. Elle est en effet largement fonction de la consistance du territoire en question. I1 est évident qu'à ce point de vue l'Égypte est très défavorisée puisqu'une grande partie du pays est désertique, alors que le Pakistan est dans une situation particulièrement favorable. Ce sont donc les chiffres obtenus par rapport à la population qu'il faut retenir Tunisie, 35,9; Pakistan, 11,5; Égypte, 8,3.
3. - Téléphone.
Avec ses 3.200.000 habitants, la Tunisie a autant d'abonnés au téléphone, 25.000, que l'Iran avec 18.700.000 habitants et plus que le Pakistan qui compte pourtant 75.500.000 habitants.

B. - DOMAINE CULTUREL

Le nombre d'écoles n'étant qu'un facteur secondaire puisqu'il ne peut y avoir aucune comparaison entre plusieurs établissements d'importance différente, il semble préférable de se borner à mettre en parallèle le nombre d'enfants scolarisés pour un groupe déterminé d'habitants, 10.000 par exemple, dans chaque pays. Dans ce domaine c'est la Syrie qui se classe en tête. Elle a pour 10.000 habitants, 725 enfants à l'école primaire, 89 dans l'enseignement secondaire et 7 dans l'enseignement technique. Mais l'œuvre française y fut féconde et ancienne. La Tunisie et l'Égypte arrivent à la seconde place, avec des chiffres à peu près égaux. Viennent ensuite l'Irak, l'Iran et enfin le Pakistan avec seulement 111 enfants fréquentant l'école primaire pour 10.000 habitants (secondaire et technique, chiffres inconnus).

C. - DOMAINE SOCIAL

En ce qui concerne les établissements hospitaliers, la Tunisie se classe en tête. Ses hôpitaux comptent un lit pour 810 habitants alors qu'en Égypte il n'y a qu'un lit pour 900 habitants, en Jordanie un pour 1.300 et en Syrie un pour 1.500.

De ces comparaisons, qui englobent les postes les plus caractéristiques permettant de juger du degré d'évolution d'un pays, il ressort que la Tunisie n'a rien à envier aux autres pays du monde musulman; bien au contraire, elle est actuellement dans cette partie du globe en avance sur ses voisins.

N. B. - Il convient de noter qu'il s'agit là de chiffres quelquefois un peu anciens. Les statistiques de l'O.N.U. ne correspondant pas toujours d'autre part avec les chiffres rigoureux des Services de la Régence.

La Tunisie actuelle

LA TUNISIE

État du Maghreb limité à l'ouest par l'Algérie (1.050 km de frontière commune), au sud-est par la Libye (480 km de frontière), au nord et à l'est par la mer Méditerranée. Superficie: 163.610 km2. Population; 10,3 millions d'habitants (Tunisiens) Capitale: Tunis.

La Tunisie occupe une place singulière dans le Maghreb et dans l'ensemble méditerranéen. Terre romaine puis ottomane, l'ancienne Ifriqiya des Arabes, à la pointe septentrionale du continent, a été marquée depuis l'indépendance par trente années de pouvoir de Habib Bourguiba et par le passage d'une politique socialiste à une orientation plus libérale.

Le Relief

Quatre grands ensembles se partagent l'espace tunisien, qui s'étend du nord au sud sur une longueur de 1.200 km et d'est en ouest sur une largeur moyenne de 280 km : au nord, une chaîne montagneuse qui constitue l'aboutissement oriental du Tell; au centre, une zone montagneuse plus élevée qui se rattache au domaine de l'Atlas; au sud, antichambre du désert, une zone déprimée, occupée par les grands chotts et dominée par les surfaces tabulaires du Dahar. Enfin, à l'est, la Tunisie littorale, ou Sahel (du mot arabe signifiant "rivage"), s'étend depuis la péninsule du cap Bon jusqu'au Sahel de Sfax.

Le Tell oriental, qui s'étend à travers la partie septentrionale du pays, est caractérisé par un abaissement progressif des altitudes d'est en ouest, mais sa structure demeure complexe car ses plis calcaires disparaissent sous une couverture de sédiments gréseux ou argileux; d'orientation générale S.-O.-N.-E., il s'étend depuis la frontière algérienne jusqu'au golfe d'Hammamet. Cette région se subdivise en trois unités: autour de Tunis, jusqu'à la péninsule du cap Bon, la plaine côtière forme une riche région agricole -vergers et vignobles (précipitations annuelles moyennes de 400 mm) -dont la production est exportée par le port de La Goulette; au nord, séparées l'une de l'autre par la vallée de la Medjerda, le seul fleuve pérenne de Tunisie, les deux autres unités, qui constituent le haut Tell, sont, au nord les chaînes côtières de Kroumirie et des Mogods, et, au sud, les plaines qui s'étendent jusqu'à la Dorsale, Couvertes de forêts de chênes-liège, les montagnes de Kroumirie et des Mogods (altitude maximale 1 203 m), connaissent des précipitations annuelles de 900 mm; en hiver, les températures desœndent jusqu'à -5 "C. On y exploite quelques mines de plomb et de zinc. Près de la vallée de la Medjerda, les terres noires, les plus fertiles de la Tunisie, permettent la culture des céréales: la ville de Béja était déjà un marché du blé important au temps de l'occupation romaine. Au sud de la Medjerda, à une hauteur moyenne de 700 m, la plaine du haut Tell s'étend jusqu'à la Dorsale. Bien que cette importante région agricole reçoive des précipitations annuelles de 400 mm, elle souffre à la fois de la sécheresse en été et des inondations en hiver; toutefois, une série de barrages, construits dans les années 1980, régularisent les crues et permettent l'irrigation.

Au sud, d'orientation S.-O.-N.-E., la Dorsale tunisienne, constituée par les monts Tébessa, s'étire depuis la frontière algérienne jusqu'au cap Bon; formés de dômes alternant avec des cuvettes, les monts Tébessa sont dominés par les chaînes calcaires du djebel Chambi (1.544 m) et du djebel Zaghouan (1.295 m), prolongés vers le nord-est par les hauteurs du cap Bon (637 m).

Vers l'est, le relief décroît rapidement et forme la région de la haute steppe, plaine alluviale dont la monotonie est rompue par des alignements de collines qui atteignent l'altitude maximale de 772 m.

Immédiatement au sud de cette région, commence la zone désertique: formée d'abord par la large dépression des chotts el-Gharsa (-23 m), el-Djérid et el-Fedjedji (-16 m), elle se relève vers le sud-est, où le plateau du Dahar atteint une altitude qui varie entre 608 m et 715 m; ce plateau s'achève à l'est par une cuesta dont le front domine la plaine côtière de la Djeffara.

La Tunisie dispose d'une façade maritime longue de 1.290 km, soit presque autant que l'Algérie, pays pourtant trois fois plus vaste. Résultant d'une submersion récente, la côte, basse à partir du cap Bon, se caractérise localement par la présence de tombolos (Monastir, Teboulba) et de lagunes (Hergla, Moknine, Zarzis). Région de plaines et de collines, la Tunisie littorale, ou Sahel, s'étend depuis la péninsule du cap Bon jusqu'au Sahel de Sfax. L'ensoleillement et des précipitations modérées (500 mm) font de cette région une riche région agricole (oliveraies).

Climat et hydrographie

Les trois quarts du territoire sont marqués par une aridité qui s'atténue vers le nord. Seul le Nord-Est, dans la continuité de l'Atlas saharien, avec des précipitations annuelles comprises entre 500 et 1500 mm (1.534 mm à Aïn Draham) et une saison sèche qui n'excède pas 3 à 5 mois, est correctement arrosé. Au sud de la Dorsale règne un climat désertique saharien dont l'emprise se manifeste à partir de la dépression des chotts et des monts de Gafsa (150 mm de pluies annuelles) et s'accentue au-delà.

Le clivage climatique nord-sud a des répercussions sur le plan hydrographique. En saison humide, les cours des oueds Miliane et Medjerda peuvent connaître des débits quasi torrentiels. Au centre, débouchant des monts de Tébessa, de nombreux cours d'eau se perdent dans les sebkhas sans avoir pu atteindre la mer. Au sud, l'écoulement superficiel est extrêmement rare.

Le monde vivant

La distribution de la végétation reflète les variations des conditions atmosphériques. Les forêts des montagnes du Nord sont constituées de chênes-lièges (Kroumirie), de chênes kermès (cap Bon) et de pins d'Alep (haut Tell, Dorsale). Vers le sud, à mesure que se fait sentir l'influence aride, les peuplements de pins d'Alep s'accrochent aux versants septentrionaux des îlots montagneux. Passé la Dorsale, la steppe à alfa s'impose à côté des plantations d'oliviers. Aux alentours des chotts -à l'exception des oasis, où l'on pratique une arboriculture souvent intensive - se développent des steppes à salsolacées. Ailleurs, dans les secteurs ensablés, dominent les plantes psammophytes.

Les lions,( prisés dans l'Antiquité par les Romains pour les jeux du cirque), les léopards, les ours, les éléphants et les autruches ont disparu depuis longtemps. On rencontre cependant encore nombre de représentants de la faune sauvage: sangliers, fennecs, gazelles, antilopes, renards, mangoustes, mouftons, porcs-épics, gerboises et une multitude de batraciens et de reptiles. Située sur le parcours d'oiseaux migrateurs, notamment des flamants, la Tunisie est particulièrement riche sur le plan ornithologique (aigles, éperviers, faucons, busards, vautours...).

Économie

Le pays enregistre depuis quelques années une forte croissance grâce à ses trois richesses: le tourisme, les phosphates et le pétrole. La Tunisie a suivi avec succès les recommandations du FMI. L'inflation étant maîtrisée, le dinar est devenu convertible. Une seule ombre subsiste au tableau: un taux de chômage élevé. En 1995, l'accord économique entre la Tunisie et l'Union européenne a constitué le premier du genre en Afrique.

La concentration des hommes et des activités économiques dans certaines villes le long du littoral laisse cependant entrevoir une "rupture" au sein de l'espace tunisien qui pourrait se traduire, à plus ou moins long terme, par une distribution en deux territoires, l'un exigu mais "utile", l'autre étendu mais déshérité.

Malgré une industrialisation croissante, la Tunisie reste un pays essentiellement agricole: 33 % de la population sont employés dans ce secteur. Parmi les différentes productions agricoles, l'olive (141 000 tonnes d'huile) occupe une plaœ de choix. La céréaliculture (blé dur, orge, avoine, maïs, seigle) répond tout juste aux besoins nationaux. Dans le Sud domine le palmier-dattier; les oasis du Djérid et du Nefzaoua produisent 85.000 tonnes de dattes. Les vergers d'agrumes et la vigne, principalement localisés dans le nord du pays (cap Bon et alentours de Tunis), sont surtout voués à l'exportation.

Dans le domaine de la pêche, nonobstant les réœnts aménagements améliorant les infrastructures de nombreux ports (Mahdia, Sfax, Sousse, Bizerte, Monastir, La Chebba, Gabès, Zarzis...), la modernisation entreprise depuis les années 1970 et les encouragements de l'État, le tonnage en produits de la mer reste assez modeste, bien que le renouvellement progressif de la flottille augure de meilleurs rendements.

Ressources minérales et énergétiques

Le phosphate, l'une des principales richesses minières du pays, est extrait dans la région de Gafsa (Metlaoui, Moularès, Redeyef). Le minerai est acheminé vers Gabès et La Skhirra, où il est traité et exporté par voie maritime. Avec une production annuelle de 6,7 millions de tonnes, en légère augmentation chaque année, la Tunisie se plaœ parmi les premiers producteurs mondiaux. Toutefois, la part de œ minerai dans les exportations reste inférieure à œlle du pétrole; l'or noir (près de 5 millions de tonnes par an) provient des gisements d'EI-Borma, à l'extrême sud, des environs de Sfax, de la Dorsale et, pour la production offshore. du golfe de Syrte. Le sous-sol tunisien est en outre bien doté en gaz naturel (0,4 milliard de m3 pour des réserves de 88 milliards de m3, fer, plomb, zinc et mercure. Le spath fluor, traité à Gabès, est également destiné à l'exportation.

Industrie

Handicapée par l'étroitesse du marché national, l'industrie tunisienne n'a, pour l'instant, bénéficié que d'une expansion limitée. Malgré d'indéniables progrès, les entreprises de grande taille sont rares; si l'on excepte les raffineries de Bizerte et de Gabès, les usines traitant le phosphate (Mdilla, Gabès, Sfax), les cimenteries (Gabès, Djebel el-Ouost, Tunis, Bizerte), l'aciérie de Menzel-Bourguiba, les sucreries de Béja et de Bou Salem, œ sont les moyennes et les petites unités de production qui l'emportent. Le textile -qui emploie la moitié de la main-d'œuvre occupée dans les activités manufacturières -, l'agroalimentaire, les industries du cuir et le secteur de la mécanique prévalent.

Transports

La Tunisie dispose d'un réseau routier de 30.180 km et d'un réseau ferroviaire de 2.162 km. Les principaux aéroports sont: Tunis-Carthage, Djerba, Monastir, Sfax. Les principaux ports sont Tunis,  Sfax, Sousse, La Skhirra (port pétrolier), Bizerte.

Tourisme

Les activités touristiques, deuxième source de devises après le pétrole, occupent une place importante dans l'économie. Développées à partir des années 1960, elles n'ont cessé de progresser: de 105 000 en 1963, le nombre de visiteurs est passé à 2,1 millions en 1981 et à 3,5 millions en 1992 et à plus de 5 millions aujourd'hui. Les infrastructures hôtelières sont excellentes, et l'augmentation des capacités d'hébergement devrait se poursuivre. La recette annuelle constitue 15 % du PNB. A côté des célèbres complexes de Hammamet, Sousse-Monastir et Djerba, ceux de Tabarka, Tozeur, Nefta, Kebili et Douz ont vu le jour ou se sont développés à partir des années 1990.

La politique économique

Face à l'opposition entre une Tunisie littorale riche, industrialisée et densément peuplée, d'une part, et une Tunisie de l'intérieur moins prospère et répulsive, d'autre part, l'État a favorisé la création de nouveaux pôles industriels hors du littoral (sucrerie à Béja, usine de pâte à papier à Kasserine...). Peu après l'indépendance, le gouvernement a tenté de juguler l'exode rural en cherchant à réformer les structures agraires et en encourageant la mise en plaœ de coopératives; mais cette politique de planification n'a pas donné les résultats escomptés. Aussi fut élaborée au début des années 1970 une nouvelle stratégie qui accorda la priorité aux investissements, nationaux et étrangers. Ce tournant libéral a porté ses fruits, comme en témoignent la forte augmentation du taux de croissanœ économique et le volume des créations d'emplois. Au cours des années 1980, la Tunisie n'échappant pas à la dégradation de la conjoncture internationale, l'État a pris des mesures d'austérité (contrôle des salaires). Aujourd'hui, comme l'attestent les 5 % de croissance réalisés en 1995, le processus de décollage semble bel et bien engagé.

Histoire

De nombreuses traces d'industrie humaine datant du paléolithique inférieur témoignent de l'ancienneté du peuplement. A une civilisation littorale dite ibéro-maurusienne et à une autre, capsienne -de Capsa, nom antique de l'actuelle Gafsa -, succéda le néolithique jusqu'au IIe millénaire. Cependant, l'histoire ancienne des premiers habitants du pays, les Berbères (dont le nom dérive de barberai, terme par lequel les Grecs désignaient les peuples ne parlant pas leur langue), n'est le plus souvent connue que par celle de leurs conquérants. Des Phéniciens à l'indépendance, en 1956, l'histoire de la Tunisie a été en effet marquée par une étonnante suite d'invasions.

L'Antiquité

La Tunisie entre dans l'histoire avec l'expansion des Phéniciens qui, cherchant à développer leur réseau commercial, fondèrent une série de comptoirs dans le bassin occidental de la Méditerranée et au-delà du détroit de Gibraltar. Celui de ces comptoirs qui connut le développement le plus considérable fut Carthage, fondée sur la côte tunisienne par des Tyriens en 814 av. J.-C. (date traditionnelle), Entre le Vie et le Ve siècle, la rivalité avec les Grecs amena Carthage à développer ses ressources propres; contrôlant bientôt tout le nord-est du pays, cette colonie renforça son autorité sur les autres comptoirs phéniciens de la côte d'Afrique au cours du Ve siècle av. J-C. Elle entreprit alors de plus lointaines reconnaissances vers le nord, attirée par le commerœ de l'étain, et vers le sud, pour bénéficier du commerœ de l'or avec le Soudan. Au début du IIIe siècle av. J.-C., Carthage s'affirmait comme une grande puissanœ maritime et commerciale, mais son incapacité à intégrer les populations berbères indigènes dans sa civilisation allait la rendre vulnérable lorsque les Romains supplantèrent les Grecs comme principaux concurrents. Rivales pour la maîtrise de la Méditerranée occidentale, les deux puissances entrèrent en conflit (les guerres puniques). La possession de la Sicile était au centre des enjeux qui allaient opposer à trois reprises les deux cités à partir de 264 av. J.-C. Une révolte des Berbères durant la première guerre punique (264-241 av- J.-C.) contribua à éviter la victoire de Carthage sur Rome. La victoire d'Hannibal à Cannes en 216 av. J.-C. donna un moment l'avantage à Carthage mais, à l'issue de la deuxième guerre punique (218-201 av. J.-C.), la victoire romaine, encore une fois facilitée par une révolte des Berbères sous la conduite de leur roi Massinissa, se matérialisa par la conquête de nombreux territoires carthaginois. Enfin, à l'issue d'une troisième guerre (148-146 av, J. -C.), Rome écrasa définitivement Carthage et s'installa sur les décombres de la ville après l'avoir rasée. Partie intégrante de la République puis de l'Empire, avec la Numidie, la Tunisie antique devenue la province de l'Africa Proconsularis, devint alors pendant six siècles le siège d'une brillante civilisation romano-africaine. Au IIe siècle le christianisme y fit souche, et la provinœ vit naître de prestigieux hommes d'Église en saint Cyprien (IIIè siècle) et saint Augustin (IVè siècle). En 429, menés par leur chef Geiséric, les Vandales franchirent le détroit de Gibraltar; dix ans plus tard, après s'être rendus maîtres d'Hippone, ils entrèrent dans Carthage où ils s'installèrent pour près d'un siècle. Mais les Vandales se révélèrent incapables de contenir les tribus hostiles qui s'agitaient aux frontières de leur territoire, et leur défaite devant les Berbères, en 530, fournit à l'empereur Justinien l'occasion de s'emparer du territoire (533), Toutefois, en proie à d'incessantes querelles et luttes religieuses, les Byzantins ne purent pas davantage intégrer dans la structure de leur empire les Berbères qui se soulevèrent plusieurs fois. En 647, la première vague de l'expansion arabe emporta Sufetula (Sbe'itla), capitale du patriœ Grégoire; d'autres expéditions suivirent et Carthage fut détruite en 698.

L'arabisation

Contrairement aux précédents envahisseurs, les Arabes ne se contentèrent pas d'occuper la côte et entreprirent de conquérir l'intérieur du pays. En 670, Oqba Ibn Nafaa fonda Kairouan la capitale de l'Ifliqiya. Après avoir une fois de plus vaillamment résisté, les Berbères, après la défaite de la Kahina, se convertirent à la religion de leurs nouveaux conquérants. Toutefois, refusant l'assimilation, ils furent nombreux à rejeter la religion dominante et à adhérer au kharîdjisme, hérésie née en Orient, proclamant l'égalité de tous les musulmans, sans distinction de races ni de classes. En 745, les kharidjites berbères s'emparèrent de Kairouan. Provinœ omeyyade jusqu'en 750, abbasside jusqu'en 800, aghlabide jusqu'en 909, l'Ifriqiya tomba ensuite entre les mains des chiites fatimides
(909-973). Lorsque ces derniers partirent pour l'Egypte, la Tunisie échut au Berbère Bulukkin (ou Bologgin) ibn Zîri. Au milieu du XIe siècle, lorsque les Zirides rompirent avec le chiïsme, les Fatimides, pour se venger, lâchèrent sur le pays les nomades Banou Hilal (Hilaliens)- Fragilisée, l'Ifriqiya sombra alors dans un long désordre. Elle ne retrouva sa stabilité et la prospérité que sous les Hafsîdes (1236).

Des Ottomans aux Français

À la fin du XVIe siècle, les Ottomans, qui portent le plus grand intérêt à la Méditerranée occidentale, font de la Tunisie une de leurs provinces, après que Tunis eut été prise par les Espagnols (1535). Au bout de quelques années d'administration turque, le pays est gouverné par un bey (1590), puis par une dynastie beylicale fondée par Murad 1er (1612-1631). Sous les Muradides, puis lors des premières décennies de règne de leurs successeurs, les Husaynides (1705-1957), le pays connaît un incontestable essor économique. Mais au XIXe siècle, le détournement vers l'Atlantique d'une grande partie du trafic commercial ainsi que la mauvaise gestion beylicale entraînent l'asphyxie financière d'une régence convoitée par les Européens. En 1881, prétextant une incursion khroumire en Algérie, Jules Ferry décide une expédition punitive qui débouche sur le traité du Bardo (12 mai1881 ).

Le protectorat français

En 1883, après avoir maté un soulèvement de tribus, les Français confient l'organisation de la conquête au résident Paul Cambon. Devenu résident général en 1885, Cambon place aux côtés du bey et de son Premier ministre un secrétaire général chargé de contrôler leurs décisions et remplace les ministres tunisiens par des directeurs techniques français. Ses successeurs continuent son œuvre de "francisation" de la Tunisie. Après une période d'administration militaire (1883-1884), des contrôleurs civils venus d'Algérie se substituent aux caïds locaux. Le développement économique a pour conséquence la formation d'une bourgeoisie réformiste et la montée du nationalisme. Exclus de la gestion des affaires de leur pays, les Tunisiens commencent à réclamer leur indépendance. En 1907, Ali Bach Hamba et Hedi Star créent le groupe des Jeunes Tunisiens. En 1911, une émeute déclenchée à Tunis au moment de la guerre italo-turque donne le point de départ d'un mouvement d'opposition organisé, mais celui-ci fait aussitôt l'objet d'une très dure répression. Le mouvement des Jeunes Tunisiens ne pourra réapparaître qu'après 1918.
Après la Première Guerre mondiale, la quête de libération, animée d'abord par les destouriens, ensuite par les néodestouriens, gagne en détermination. La création, en 1920, du Destour relance le mouvement nationaliste. Le mouvement est touché par l'arrestation et l'exil, en 1925, des leaders de la Confédération générale des travailleurs tunisiens (CGTT), Une dynamique nouvelle résulte de l'orientation spécifiquement tunisienne, libérale et laïque donnée, en 1933, au Destour par Habib Bourguiba. En 1934, la rupture se produit avec le Vieux Destour. Les chefs du Néo-Destour sont déportés dans le Sud, puis libérés, en 1936, par le gouvernement Léon Blum qui ouvre des négociations interrompues par la chute du ministère en juin 1937. Des incidents sanglants se produisent., en juillet 1937, et provoquent à nouveau l'arrestation des chefs du Néo-Destour et, en 1938, la proclamation de l'état de siège.

La marche vers l'indépendance

La Seconde Guerre mondiale interrompt à peine l'action des nationalistes; dès la fin des années 1940, le mouvement prend de l'ampleur. Pour avoir tenté de canaliser à son profit les idées nationalistes, Moncef bey est déposé après la campagne de Tunisie qui met fin à l'occupation allemande du pays (novembre 1942 à mai 1943). Il est remplacé par Lamine bey. En 1947, Habib Bourguiba participe à la création du Comité de libération du Maghreb au Caire et favorise en 1948 la constitution de l'Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT). En août 1950, le bey forme un gouvernement auquel participe le secrétaire général du Néo-Destour. Habib Bourguiba présente un programme invitant la France à lâcher prise. Les nationalistes s'élèvent vivement contre l'affirmation, le 15 décembre 1951, par le gouvernement français "du caractère définitif du lien qui réunit la Tunisie à la Franœ". Face aux atermoiements de Paris, Bourguiba se résout à la confrontation et encourage la résistanœ armée. Il est une nouvelle fois arrêté en janvier 1952, alors que les nationalistes ont commencé la lutte armée. En 1954, les choses changent brusquement avec l'arrivée de Pierre Mendès France à la présidence du Conseil: la Franœ consent à négocier avec les nationalistes. Dans un discours prononcé à Carthage, le 31 juillet 1954, Mendès France s'engage à accorder l'autonomie interne; œlle-ci fait l'objet des conventions signées, le 3 juin 1955, avec le gouvernement Tahar ben Ammar. Le 20 mars 1956, un protocole abolit le traité du Bardo et reconnaît l'indépendance de la Régence. Le Néo-Destour obtient 95 % des suffrages aux élections d'avril 1956. Devenu chef du gouvernement, Habib Bourguiba brise l'opposition de Salah ben Youssef (1956-1957), écarte Lamine bey et, le 25 juillet 1957, proclame la République tunisienne dont il devient le premier président.

Culture et civilisation

La langue officielle est l'arabe, mais le français est utilisé fréquemment, tandis que le berbère, en voie d'extinction, ne subsiste plus que dans quelques villages de la zone désertique méridionale et dans l'île de Djerba.

Littérature arabe et francophone

La Tunisie a donné aux lettres et aux sciences arabes des noms aussi célèbres que ceux d'Ibn Charaf al-Qayrawani, Ibn Rachiq, Ibn Khaldoun et Abou al-Qasim al-Chabbi; depuis l'indépendance, cette importante production intellectuelle a trouvé un nouvel essor. AI-Bachir Khrayyif (né en 1917), romancier réaliste, donne une place importante à la femme. Son contemporain Mohammad al-Arousi al-Matoui a une veine plus poétique (les Mûres amères). Parmi les nombreux nouvellistes se distinguent Ali al-Douadji et Izz al-Din al-Madani (la Littérature expérimentale, 1969), contestataire et formaliste l'Homme zéro). Le recueil de nouvelles de Samir al-Ayyadi, le Vacarme du silence, est plus formaliste encore. Dans un autre genre, plus proche de la philosophie que de la littérature, se place l'œuvre de Mahmoud al-Masadi (le Barrage, 1955). La poésie de al- Tahir al-Hammami, en arabe dialectal, replace le peuple au centre des préoccupations. Salah Garmadi (Allahma al hawa, "La Chair vive" , 1970) écrit aussi en français.

Le théâtre en arabe dialectal est représenté par les cinq pièces créées par le Nouveau Théâtre sous la direction de Fadl DyaybÎ- Les dramaturges Hachemi Baccouche (Baudruche) et Fawzi Mellah (Néron ou les Oiseaux de passage) ont écrit des pièces provocatrices sur le colonialisme, le racisme, le paternalisme. La pièce Messieurs! Je vous accuse, de Mohammed Moncef Metoui (1982), est un réquisitoire contre l'influence européenne au Maghreb.

Des années 1920 aux années 1950, la communauté juive a donné de nombreuses œuvres en français; l'écrivain le plus célèbre reste Albert Memmi (la Statue de sel, 1953). L'essor de la nouvelle littérature tunisienne de langue française débute dans les années 1970: Mustapha Tlili (la Rage aux tripes, 1975) traite notamment de l'exil; lui aussi romancier, Abde!wahab Meddeb (Talismano, 1979; Phantasia, 1986) tend à l'essai et au poème dans une prose complexe. Citons aussi: Fawzi Mellah (le Conclave des pleureuses, 1987}, Anouar Attia (De A jusqu'à T, 1987). L'école poétique est abondante: Salah Garmadi, poète bilingue (Nos ancêtres les Bédouins, 1975), Hédi Bouraoui (Vésuviade, 1976}, Moncef Ghacem (Car vivre est un pays, 1978), Majid El Houssi (Iris Ifriqiyya, 1981}, Mohammed Aziza, dit Chems Nadir (le Livre des célébrations, 1983), Tahar Bekri (le Chant du roi errant, 1985), Hafedh Djedidi (Intempéries, 1988). Les femmes écrivains sont nombreuses: Sou ad Guellouz (les Jardins du Nord, 1982), Hélé Béji (L'Oeil du jour, 1985), Emna Bel Haj Yahia (Chronique frontalière, 1991).

Ouverture sur l'Extérieur

La Tunisie est traditionnellement ouverte sur l'extérieur, ses exportations représentent 43% du PIB en 2004 et le taux d'ouverture sur l'extérieur dépasse 93%.

L'accord de l'association avec l'Union européenne a attiré une nouvelle série d'accords entre L'union européenne et les pays du sud méditerrané en vue de mettre en place d'ici à l'an 2010, une vaste Zone de libre échange euro-méditerranéenne pour 800 millions d'habitants.

La Tunisie est également liée par des accords préférentiels commerciaux avec les pays maghrébins et arabes. Des accords bilatéraux instituant graduellement une Zone de libre échange ont été conclus avec l'Egypte, le Maroc, la Jordanie, la Libye et l'Irak. D'autres accords sont en cours de négociation avec d'autres pays de la région.
 
  Libéralisation Économique

La Tunisie est classée parmi les économies libérales. 

INDICE DE LIBERTE ECONOMIQUE
Pays Note
La Roumanie 3.75
La Turquie 3.5
La Malaisie 3.0
La Tunisie 2.95
La France 2.55
L'Allemagne 2.1
Le Royaume-Uni 1.85
     
Source : The Economic Freedom Index-2003
FIPA, TUNISIA 2004     
  La production nationale est soumise à la concurrence internationale et les prix à la production sont régis par les mécanismes du marché à l'exception de quelques produits sensibles de consommation courante.

L'investissement est libre pour les nationaux et les étrangers dans la majorité des secteurs d'activités.

Les investisseurs étrangers sont libres de rapatrier les bénéfices et le produit de cession du capital investi en devises.

Depuis 1994, le dinar tunisien est convertible pour les opérations courantes. Toute société étrangère ayant son siège en Tunisie bénéficie d'une garantie de transfert pour tout ce qui concerne les revenus du capital ainsi que pour les opérations commerciales et les opérations liées à la production.

Un important programme de privatisation a été engagé et a déjà permis la privatisation de plus de 168 entreprises publiques.

Les prévisions du dixième plan d'investissement (2002-2006) tablent sur la cession de 185 nouvelles entreprises

Des projets de services publics sont ouverts aux entreprises tunisiennes et étrangères dans le cadre de la concession et d'importants projets publics ont été réalisés ou sont en cours de réalisation (traitement de déchets, aéroports, etc.).

Transparence/Concurrence et prix

La législation et la réglementation tunisiennes favorisent la transparence à tous les niveaux :

• Les marchés publics et les privatisations se font systématiquement dans le cadre  d'appels d'offres.

• La loi de 1991 relative à la concurrence et les prix, consacre les règles de la  transparence dans les transactions commerciales au conseil de la concurrence qui  veille sur le respect de cette loi.

INDICE DE PERCEPTION DE LA CORRUPTION
Pays Rang
L'Allemagne 15
La Belgique  17
La France  22
La Tunisie  39
La Hongrie  42
La Grèce  49
La Bulgarie  54
La Pologne  67
La Chine  71
Le Maroc  77
La Turquie  77
La Roumanie  87

L'évolution de l'économie

 En 1990
Les objectifs de rééquilibrage du budget et de la balance des paiements étant atteints, le gouvernement renonce, le 15 mai, à une partie des crédits du F.M.I. pour le financement de son plan de redressement. C'est une décision unique dans les annales du F.M.I.
 En 1991
L'économie est affectée par la crise du Golfe, principalement dans le domaine des investissements, du tourisme et des transports. Une reprise intervient cependant en juillet.
 Une récolte céréalière record permet d'enregistrer un excédent alimentaire, pour la première fois depuis vingt ans.
Le 4 mai 1992
Le gouvernement présente le VIIIe plan pour la période 1992-1996. Ce plan met l'accent sur les privatisations et sur l'investissement privé, alors que le précédent avait été principalement orienté vers la libéralisation des échanges extérieurs et l'instauration d'une économie de marché.
En 1993
La Tunisie est affectée par la vague de chaleur qui s'abat en juillet sur le Maghreb. Les cultures maraîchères, l'arboriculture et l'aviculture sont particulièrement touchées. La récolte de céréales est relativement épargnée. Cet épisode souligne la fragilité d'une économie souvent citée en exemple pour l'Afrique du Nord.
En 1994
L'économie tunisienne enregistre de bons résultats dans tous les secteurs. Des mesures d'incitation adoptées à la fin de 1993 provoquent un afflux de capitaux étrangers.
En 1995
La Tunisie achève son programme d'ajustement structurel entamé en 1986, en libéralisant la dernière tranche de son commerce extérieur. La part de l'agriculture dans la production décline tandis que celle des industries de transformation augmente. La mise en exploitation du gisement de gaz de Miskar, dans le golfe de Gabès, doit compenser le déclin de l'exploitation pétrolière.
En 1996
La croissance progresse fortement, principalement en raison des bons résultats du secteur agricole. L'inflation diminue, le déficit budgétaire est réduit. Mais ces résultats cachent le ralentissement de l'activité de certaines branches industrielles, dû notamment au manque d'investissements, tant internes qu'étrangers.
 En 1997
Le pays poursuit son essor économique. Il engage le démantèlement de ses barrières douanières, en vue de la pleine application, d'ici à 2008, de l'accord de libre-échange conclu avec l'Union européenne en 1995. Mais les réticences des investisseurs internationaux freinent le programme de privatisation.
En 1998
Le « miracle » tunisien se poursuit, fondé sur l'essor du tourisme et de l'industrie de confection qui permet de maintenir la croissance. La dégradation de la balance commerciale, due au ralentissement de l'activité en Europe, est compensée par l'accroissement des recettes touristiques.
En 1999
Les recettes du secteur du tourisme, en hausse sensible, contribuent à maintenir l'expansion de l'économie. Les seuls points noirs au tableau de l'économie tunisienne sont la fragilité du secteur bancaire et un taux de chômage qui reste élevé.
En 2000
La croissance ralentit. L'investissement privé diminue et le déficit de la balance commerciale se creuse. Les entreprises prennent du retard dans le processus d'adaptation à l'ouverture des frontières douanières avec l'Union européenne.
  En 2001
L'économie, trop dépendante de l'agriculture, est affectée par la sécheresse. Le secteur du tourisme, autre source de revenus, enregistre de bons résultats, malgré les attentats du 11 septembre aux États-Unis.
En 2002
Les effets conjugués de la conjoncture internationale, de l'attentat contre la synagogue de Djerba et des mauvaises conditions météorologiques nuisent à l'économie tunisienne. La croissance est en net recul et le chômage en augmentation. La politique volontariste du gouvernement ne résiste pas à l'ouverture des marchés.
En 2003
L'économie tunisienne continue de pâtir du ralentissement de l'activité mondiale et de la chute du tourisme. Les réformes structurelles, notamment le programme de privatisations, prennent du retard.
En 2004
Le tourisme, l'agriculture et les exportations assurent au pays un taux de croissance en hausse. L'absence de réformes structurelles prive l'économie des moyens nécessaires pour faire baisser significativement le chômage, encore en hausse. Le tassement du secteur textile fait naître des inquiétudes. Mais le tourisme se développe de plus en plus, attiré par son climat, ses plages enchanteresses, son folklore et ses traditions.
Résultats économiques après 2004
La politique d'ouverture mise en route permet une reprise durable de la croissance économique, contrairement à ce que vivent d'autres pays de la région, mais contribue dans le même temps à déstructurer le tissu économique, en le divisant entre les secteurs concurrentiels et ouverts vers l'extérieur — et bénéficiant, selon la Banque mondiale, de « généreux privilèges » sous la forme de cadeaux fiscaux et les secteurs fragilisés par un processus d'ouverture auquel ils ne sont pas préparés], notamment dans le secteur stratégique du textile qui représente près de 50 % des exportations nationales. La nature même de ce processus, dirigé par l'État tunisien, permet à ce dernier de conserver une capacité d'intervention importante et de développer de nouveaux secteurs dont celui de l'industrie mécanique et des nouvelles technologies où les ingénieurs tunisiens bénéficient, à compétences égales, d'un salaire moindre que leurs collègues européens. Dès lors, l'un des atouts du pays, selon le ministre de l'industrie et des PME Afif Chelbi, est de miser sur la qualité et exploiter au mieux l'atout de la proximité géographique et culturelle .

Le secteur privé « reste de taille modeste » et se trouve encore majoritairement composé de petites et moyennes entreprises (PME) familiales qui, selon les statistiques de l'Institut national de la statistique, contribuent tout de même à 72 % du PIB en 2006 contre 63 % en 1997 et emploient trois millions de personnes. Elles réalisent 85% des exportations et 56% du volume total des investissements. Mais leur dépendance à l'État demeure financière, eu égard au taux élevé du crédit bancaire et aux conditions difficiles pour l'accès au crédit dans un système bancaire majoritairement public, et ce malgré les appels du FMI à l'accélération de la réforme et de la privatisation du secteur bancaire. De plus, la non préparation de plusieurs secteurs à l'ouverture a conduit au maintien d'un niveau de chômage élevé et variant selon les sources de 13 % à 20 %. Or, celui-ci devrait « officiellement » augmenter à 16 % en 2008, selon des estimations de la Banque mondiale, en raison de la différence entre le nombre des nouveaux emplois créés chaque année et l'augmentation régulière de la population active (85 000 nouveaux travailleurs pour 60 à 65 000 emplois créés). Pourtant, le chômage ne touche pas que les populations les plus vulnérables : ainsi le taux de chômage des diplômés de l'enseignement supérieur est en augmentation depuis plusieurs années (4 % en 1997 contre 0,7 % en 1984) et les difficultés de l'enseignement supérieur (marquées par l'écart entre la hausse du financement et la croissance exponentielle du nombre d'étudiants) ne font qu'accroître ces problèmes. Une réforme du Code du travail de 1994 a également « favorisé la flexibilité du travail et le développement des emplois précaires » et les différences entre régions et entre catégories socioprofessionnelles auraient tendance à s'accroître avec le temps : la Banque mondiale met ainsi en avant, selon un calcul du plafond de revenu différent de celui retenu par les autorités tunisiennes, une hausse absolue de l'effectif des personnes considérées comme « pauvres » malgré une baisse relative de leur proportion au sein de la population.

On peut ainsi constater que l'ouverture du marché tunisien a remis en cause les bases sur lesquelles le régime politique s'est bâti jusque-là, contraignant celui-ci à adapter ces stratégies pour développer l'économie et assurer l'équilibre social. Par ailleurs, le chômage persistant et les difficultés liées à la lente restructuration de l'État laissent une partie de la population en marge du développement économique qui est pourtant le principal fondement de la politique gouvernementale. Toutefois, des réseaux permettent encore de tempérer d'éventuels mécontentements.

En 2006, le produit intérieur brut (PIB) de la Tunisie atteint 36 522 millions de dinars tunisiens soit une hausse de 5,6 % par rapport à 2005. Quant à la population active, elle atteint 3,3 millions de personnes mais la population active occupée totalise 2,854 millions de personnes. D'après les données officielles, la répartition par secteur économique se fait de la façon suivante :

Secteur de l'économie PIB (millions de dinars) Part dans le PIB Population active occupée (milliers) Part dans la pop. active occupée.
Agriculture et pêche 4 489,2 - 12,3 % / 461,3 - 16,3 %
Industries non manufacturières 5 021,8 - 13,7 % / 414,6 - 14,7 %
Industries manufacturières 6 894,6 - 18,9 % / 554,6 - 19,6 %
Services 15 587,6 - 42,7 % / 1 394,7 - 48,9 %
Sources : Institut national de la statistique et Ministère du développement et de la coopération internationale.

Depuis l'indépendance de la Tunisie, l'agriculture a enregistré des taux de croissance importants et a permis au pays d'atteindre un niveau de sécurité alimentaire suffisant. Ces performances sont la conséquence d'importants efforts de soutien et de modernisation réalisés dans le cadre d'une politique de développement et de régulation des activités agricoles et rurales. En effet, les taux de couverture des besoins nationaux par la production intérieure sont de près de 48 % pour les céréales, de 100 % pour les produits de l'élevage ou de 88 % pour les huiles. En dépit du développement des autres secteurs de l'économie nationale, l'agriculture conserve une importance sociale et économique : elle assure environ 12,3 % du PIB et emploie 16,3 % de la main-d'œuvre en 2006.

Les principales productions agricoles sont les céréales (blé et orge), les olives (4e producteur mondial et 2e exportateur mondial), les dattes, les agrumes et les produits de la mer. Ces produits agricoles sont en grande partie tournés vers l'exportation, le blé tendre, les dattes (avec la célèbre deglet nour), l'huile d'olive et les agrumes étant souvent vendus en primeurs. La viticulture en Tunisie est également un secteur exportateur : le pays produit annuellement 300 à 350 000 hectolitres de vins dont 100 000 pour l'exportation (vers l'Allemagne et la France principalement avec 70 % en vin d'appellation d'origine contrôlée (AOC) dont 20 % bénéficient de la mention « premier cru »).
Agriculture et pêche
Principaux produits exportés en 2006 (1,194 milliard de dinars)
Valeur (millions de dinars) :
Huile d'olive 828,9
Poissons, crustacés et mollusques 225,4
Dattes 117
Agrumes 16,1
Principaux produits importés en 2006 (1,094 milliard de dinars)
Valeur (millions de dinars) :
Céréales 589,1
Huiles végétales 286,7
Sucre 199,8
Tourteaux de soja 77,2
Sources : Institut national de la statistique.

Industrie
Activité industrielle PIB (millions de dinars) Part dans le PIB Population active occupée (milliers) Part dans la pop. active occupée
Mines, énergies, électricité et gestion de l'eau 2 843,1 7 -,8 % / 33,7 - 1,2 %
Construction et travaux publics 2 178,7 - 6,0 % / 380,9 - 13,5 %
Total pour l'industrie non manufacturière 5 021,8 - 13,7 % / 414,6 - 14,7 %
Textiles et cuirs 1 860,5 5 -1 % / 204,5 7 - 2 %
Industries agroalimentaires 1 340,5 - 3,7 % / 60 - 2,1 %
Industries mécaniques et électriques 1 348,0 - 3,7 % / 70 - 2,5 %
Industries des matériaux de construction, de la céramique et du verre 712,7 - 2,0 % / 29,6 - 1,0 %
Industries chimiques 739,5 - 2,0 % / 22,3 - 0,6 %
Autres (emballages, papiers, bois, plastiques, etc.) 892,9 - 2,5 % / 31,2 - 1,1 %
Total pour l'industrie manufacturière 6 894,6 - 18,9 % / 554,6 - 19,6 %
Sources : Institut national de la statistique et Ministère du développement et de la coopération internationale.

Pour l'industrie manufacturière, la Tunisie est le premier exportateur industriel d'Afrique en valeur absolue : elle est ainsi passée devant l'Afrique du Sud en 1999. Les secteurs du textile et de l'agroalimentaire représentent 50 % de la production et 60 % de l'emploi de l'industrie manufacturière.

Après avoir cru à un rythme annuel de 2,1 % (entre 2000 et 2005), l'industrie tunisienne fait aujourd'hui face à la concurrence étrangère : l'élargissement de l'Union européenne à l'Europe de l'Est, la fin des accords multifibres qui contingentaient les importations de textile en provenance de Chine et d'Inde notamment et la mise en place d'une zone de libre-échange avec l'Union européenne en 2008 abolissent la plupart des avantages dont bénéficient jusque-là les entreprises. Une campagne de mise à niveau des entreprises entend adapter le secteur à la concurrence internationale. L'une des solutions est la diversification : les exportations de produits mécaniques et électriques se sont multipliées par cinq entre 1995 et 2005 : les grands équipementiers européens comme Valeo investissent ou sous-traitent en Tunisie, profitant ainsi d'une main-d'œuvre qualifiée et bon marché.

Principal secteur menacé, le textile représente en 2005 plus de 40 % des exportations tunisiennes et plus de 46 % des emplois industriels du pays (occupés à 80 % par des femmes). Après une croissance soutenue (+10 %) entre 1997 et 2001, la production est désormais stable car le niveau des salaires pèse lourdement : un ouvrier tunisien gagne chaque mois entre 115 et 130 euros (pour 40 à 48 heures de travail hebdomadaire) quand un ouvrier chinois perçoit entre 50 et 60 % de moins. Quatrième fournisseur de l'Union européenne en produits textiles, elle était jusqu'en 2002 le premier fournisseur de la France avant d'être surclassée par la Chine en 2003. Alors que la Banque mondiale estime qu'un tiers des 250 000 emplois du secteur sont menacés, les délais de production et de livraison constituent encore un élément de décision important pour les fabricants européens. De fait, l'année 2006 n'a vu qu'un léger tassement de 4 % de la production.

Sur les quelques 10 000 entreprises industrielles que compte le pays, plus de 2 000 sont en mains européennes :

France : 617 ;
Italie : 365 ;
Allemagne : 203 ;
Belgique : 148.

Services 
Activité économique PIB (millions de dinars) Part dans le PIB Population active occupée (milliers) Part dans la pop. active occupée
Commerce 3 914,8 -10,7 % / 310,5 - 11,0 %
Transport et communications 4 338,9 - 11,9 % / 159,2 - 5,7 %
Tourisme 2 369,8 - 6,5 % / 340 - 11,2 %
Éducation, santé et administration 3 742 - 10,2 % / 544,9 - 19,3 %
Autres services 1 221,6 - 3,3 % / 40 - 1,2 %
Sources : Institut national de la statistique et Ministère du développement et de la coopération internationale.

Tourisme
La position géographique de la Tunisie au sud du bassin méditerranéen, avec 1 300 kilomètres de côtes en grande partie sablonneuses, un climat méditerranéen chaud l'été et doux l'hiver, un patrimoine civilisationnel très riche (huit sites inscrits à la liste du patrimoine mondial de l'Unesco) et surtout un coût bas du séjour touristique, font de ce pays la principale destination des touristes européens en Afrique et dans le monde arabe.

Le développement du tourisme remonte aux années 1960 grâce à l'action conjuguée de l'État et de groupes privés. Si, en 1962, le tourisme, avec 52 000 entrées et une offre de 4 000 lits, ne rapporte que deux millions de dinars par an, en 2006, avec 6 549 549 visiteurs et une offre de 231 838 lits (dont près de 27 % situés dans des hôtels quatre et cinq étoiles), il devient la principale source de devises du pays. Le secteur touristique représente aujourd'hui 6,5 % du PIB et fournit 340 000 emplois dont 85 000 emplois directs, soit 11,5 % de la population active occupée avec une forte part d'emploi saisonnier.

La clientèle touristique, si elle tend à se diversifier (notamment vers l'Europe de l'Est et le tourisme intérieur qui représenterait 15 à 20 % des nuitées), est composée de nationalités stables : Lybiens (1 472 411 visiteurs), Français (1 234 735), Algériens (945 324), Allemands (547 403), Italiens (464 323) et Britanniques (350 693) se partagent de façon assez équitable l'essentiel des visiteurs.

Ce secteur contribue à mettre en valeur certaines régions, essentiellement celles du littoral oriental, cumulant plus de 95 % des lits :

Sousse-Monastir-Mahdia (36 % des nuitées) ;
Nabeul-Hammamet (24 %) ;
Djerba-Zarzis (24 %) ;
Tunis-Zaghouan (10 %) ;
Tabarka-Aïn Draham (2 %).

Les perspectives de développement prévoient la création de nouvelles stations balnéaires le long du littoral avec une capacité de 200 000 lits en 2015 (Zouarâa près de Hammamet, Zarzis, Hergla, Ras Dimas près de Monastir et Ghedhabna près de Mahdia) avec le développement du modèle de la station balnéaire intégrée. Toutefois, outre le tourisme balnéaire majoritaire, le tourisme saharien (Douz et Tozeur attirant chaque année plus de 250 000 touristes durant toute l'année) est en fort développement. Plus récemment, le tourisme vert, la thalassothérapie et le tourisme médical sont apparus et croissent très rapidement : « Le tourisme médical a de beaux jours devant lui » assure l'ancien ministre du tourisme Ahmed Smaoui. « Les Algériens et les Lybiens aisés viennent se faire soigner ici car leur pays ne dispose pas d'infrastructures médicales performantes. Nous accueillons également des Britanniques lassés de devoir attendre des mois avant de pouvoir se faire opérer dans leur pays. Enfin, de plus en plus de gens ont recours à la chirurgie esthétique. » Les retraités constituent également une cible de choix pour les tour opérateurs.

Destination de masse, la Tunisie souhaite pourtant promouvoir un tourisme plus haut de gamme et s'efforce ainsi de diversifier son offre de loisirs (plus de huit terrains de golf et dix centres de thalassothérapie). Cela se traduit par la mise à niveau de ses hôtels — la part des quatre et cinq étoiles tend à se renforcer atteignant un tiers des 825 hôtels que compte le pays en 2006 — et la concentration du secteur aux mains de groupes privés tunisiens nouant des partenariats avec des groupes hôteliers internationaux : le français Sofitel-Accor avec le groupe TTS, l'espagnol Sol-Melia-Tryp avec le groupe El Mouradi, l'américain Sheraton avec le groupe Affès, etc.

Les entreprises


Si vous désirez consulter la liste de quelque 60.000 entreprises réparties dans toute la Tunisie, cliquez sur le lien ci-dessous :

Comparaison de cartes

Incontestablement, la Tunisie a développé son réseau routier. En effet, la plupart des anciennes routes de sable durci ont été asphaltées et les temps où je parcourais les pistes du Sud dans ma vieille citroën 11Cv (l'une des premières "traction avant") sont révolus et oubliés de tous.

Il me reste cependant en mémoire qu'une équipée vers les grandes oasis du Sud nécessitait, à l'époque, plusieurs jours d'un voyage inénarrable.

A titre d'exemple, voici une ancienne carte Michelin de 1962 et juste en dessous celle que j'utilise actuellement et qui date de 2005.

Hé oui, le déferlement touristique entraîne également d'entrer de plain-pied dans la modernisation.

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Ma première voiture (achetée à ZARZI en 1962 !)
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Sud côtier 1962
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Sud côtier 2006
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Grand Sud 1962
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Grand Sud 2006

Merci à la Sécurité

J'ai déjà signalé à plusieurs reprises que les Européens se sentaient en sécurité en Tunisie. Je viens d'avoir connaissance de faits graves qui se sont produits il y a quelques mois et je tiens à féliciter ici les services de la Défense nationale qui ont protégé le pays d'une influence étrangère d'origine islamiste, voire intégriste. En effet, si par malheur, la Tunisie devait subir une influence grandissante de l'intégrisme religieux, c'en serait fini du tourisme international et par conséquent de l'importante entrée de ces devises qui sont tellement nécessaires à la volonté de modernisation du pays et à la bonne continuation de son évolution économique. En fait, fin décembre dernier, des terroristes aux ordres d'Al-Qaida (réseau internationalement condamné et combattu par tous les pays démocratiques) ont tenté de perpétrer des attentats sanglants, heureusement déjoués par la vigilance de la police nationale et de l'armée. Merci donc à toutes ces femmes et ses hommes qui assurent notre protection au quotidien. Bilan officiel : douze morts et quinze arrestations. D'après Le Figaro, ce groupe armé était composé d'une trentaine de jeunes âgés de 18 à 25 ans. Selon les premiers éléments de l'enquête en cours, tous sont de nationalité tunisienne, à l'exception d'un ressortissant mauritanien. Leur " émir ", Lassad Sassi, 35 ans, était un ancien officier de la garde nationale. Il a démissionné il y a dix ans pour partir en Afghanistan. Rabia Bacha, son lieutenant, âgé de 22 ans, était issu de la classe moyenne. Bacha a effectué plusieurs séjours dans les maquis algériens du GSPC. Le groupe préparait plusieurs attentats pour le 31 décembre. Parmi les sites visés figuraient, selon des informations non confirmées, les ambassades britannique et américaine, des centres commerciaux à Tunis - celui notamment de Carrefour -, de grands hôtels de la capitale et du cap Bon. (Cf. Le Figaro)" Nous avons frôlé la catastrophe ", a reconnu en privé un haut responsable gouvernemental. Le matériel retrouvé suggère que ces terroristes envisageaient une opération kamikaze. Leur puissance de feu, le professionnalisme des leaders du groupe, leur détermination ont surpris les forces de sécurité. La source citée précédemment confirme leur affiliation à la nébuleuse Al-Qaida. Ces sanglants affrontements ont duré treize jours et l'armée tunisienne est venue à bout de ces kamikazes criminels, commandités par l'étranger. Le Figaro pose les bonnes questions : Comment, dans un État aussi " sécurisé " que l'est la Tunisie, ont-ils pu circuler aussi longtemps impunément, qui plus est aux portes de la capitale et à proximité d'une zone touristique sous haute surveillance ? Comment ont-ils fait entrer les armes en Tunisie, par la frontière algérienne, à bord de conteneurs destinés au marché parallèle ? Et quelle est la véritable ampleur de ce réseau terroriste ?Merci encore aux autorités de maintenir leur vigilance afin que le pays ne replonge pas dans le Moyen Age comme l'ont fait certains pays dirigés par des pouvoirs religieux extrémistes.

Renseignements pratiques

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Horaires

  • Les horaires officiels des administrations changent selon l'époque de l'année : globalement, en juillet - août, de 8 h à 14 h, du lundi au samedi matin ; du 1er septembre au 30 juin, de 8 h à 13 h et de 15 h à 18 h du lundi au jeudi, de 8 h 30 à 13 h les vendredi et samedi. Pendant le ramadan, journée continue jusqu'à 14 h 30.
Pour connaître les horaires ou les dates, il faut souvent lire de droite à gauche, comme pour l'écriture arabe. Exemple : départs à 20 h 30, 18 h 15 et 10 h.
  • Les sites en plein air : généralement accessibles du lever au coucher du soleil.
  • Les musées : horaires variables, mais ils sont théoriquement fermés le lundi ou le vendredi.
  • Les commerces : les horaires sont variables. Les magasins pour touristes sont ouverts de l'aube jusqu'à une heure tardive. Dans les souks, certains commerçants ferment après le déjeuner pour la sieste et le vendredi pour la prière. Les marchands de tapis, eux, sont toujours ouverts. Le dimanche est un jour chômé, mais de nombreuses échoppes ouvrent tout de même leurs portes dans les secteurs touristiques.
Les horaires des grands magasins d'alimentation et autres sont sensiblement les mêmes qu'en France.

Langue

L'arabe, la langue du Coran, a été importé d'Orient par les conquérants islamiques. Maintenant, comme dans tous les pays arabes, on distingue l'arabe classique, langue de l'éducation, de l'Administration et des médias, de l'arabe dialectal, langage parlé qui varie selon les régions et selon les classes sociales et qui, lui, ne s'écrit habituellement pas. Le berbère est encore parlé par une minorité (moins de 1 %). Retenez que la plupart des noms commençant par « T », sont d'origine berbère : Touirat, Tatouine, Tamezret, Techine, etc.
La plupart des tunisiens des grandes villes et des zones touristiques parlent (très bien) le français. La Tunisie est vraiment un pays où tout est facilité par l'absence de problème de communication et par l'extrême gentillesse de la population.
La plupart des mots techniques, en automobile notamment, sont les mêmes qu'en français.
De toute façon, l'extrême gentillesse de la population facilite grandement la communication, même si on ne trouve pas de langue commune.
Il est probable que vous n'aurez pas le temps d'apprendre l'arabe pendant votre séjour, mais quelques mots vous permettront de communiquer plus aisément et de mieux vous intégrer. Ils amuseront à coup sûr vos interlocuteurs. Essayez d'apprendre à compter, vous paierez ainsi moins cher dans certains souks et cela fera de l'effet auprès des marchands.

Orientation

Les noms des rues, dans certaines villes, ne sont pas toujours bien indiqués. Dans le Sud, il arrive que seul le nom en arabe soit inscrit, et les habitants ne les connaissent pas toujours.
L'avenue Bourguiba reste souvent l'artère principale de la ville. Mais aujourd'hui, les rues du 7-novembre-1987 (date à laquelle Ben Ali devint le second président de la République tunisienne) et les boulevards de l'Environnement sont plus à la mode.

Postes

Pour les horaires, se reporter plus haut à la rubrique « Horaires » des administrations. Sachez tout de même que dans les grandes villes et les centres touristiques, les postes principales peuvent faire la journée continue et qu'elles ouvrent également leurs portes le dimanche de 9 h à 11 h. Pour l'achat de timbres, s'adresser à la poste ; on peut aussi se les procurer dans certains bureaux de tabac.
Les grands bureaux sont équipés d'un service de fax, font le change et possèdent souvent un distributeur pour carte Visa et Mastercard.

Téléphone

L'indicatif des villes est intégré au numéro du correspondant, qui comporte donc 8 chiffres. Tous les numéros fixes commencent par le 7, les numéros de portable par 98 ou 22.
Les communications internationales sont parfois très difficiles à obtenir, principalement en été, le réseau étant surchargé. On vous demandera de renouveler votre appel pendant plusieurs heures. Réductions de 20 h à 7 h ainsi que les dimanche et jours fériés.
Dans toutes les villes, vous trouverez des « taxiphones » avec des cabines à pièces généralement ouvertes de 7 h à 23 h ou minuit. On y trouve souvent un fax et une photocopieuse.

  • Tunisie vers Tunisie : composez directement le numéro à 8 chiffres de votre correspondant, qu'il soit dans la même ville ou dans une autre région.
  • Renseignements : 1200
  • Appels en PCV : 17
  • Tunisie vers France : 00 + 33 + le numéro de votre correspondant à 9 chiffres (c'est-à-dire le numéro à 10 chiffres sans le « 0 »). L'indicatif de la Belgique est le 32, celui de la Suisse le 41 et celui du Canada le 1.
  • France vers Tunisie : 00 + 216 + numéro du correspondant.

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La langue française en Afrique

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Les dattes tunisiennes

Les dattes tunisiennes enva-hissent de nouveaux marchés. La production totale de dattes en Tunisie a atteint 145 mille tonnes au cours de la saison 2008-2009 contre 124 mille tonnes la saison précédente, enregistrant une hausse de 17% dont 85% pour l'exportation. La Tunisie est donc le premier exportateur de dattes dans le monde sachant que l'écoulement des exportations de ce produit se fait dans 56 pays. Ainsi, les  dattes tunisiennes étaient au cours du mois de Ramadan des trois dernières années les seules présentes sur les marchés internationaux. La Tunisie œuvre à promouvoir ses exportations de dattes vers les marchés traditionnels (Europe, pays du Golfe) et les nouveaux marchés (sud-est asiatique, Russie et Amérique du nord). L'œuvre se poursuit en vue de la diversification des exportations de dattes biologiques (3 mille tonnes en 2007 contre 905 tonnes en 2003 et les dattes dénoyautées (4346  tonnes en 2007 contre 2751 tonnes en 2003). La Tunisie a élaboré un programme national cohérent pour améliorer la qualité des dattes orientées vers l'expor-tation. Ce programme comporte des incitations financières importantes au profit des agriculteurs. 

L'emblème

Le drapeau tunisien est rouge et comporte en son milieu un cercle blanc où figure une étoile rouge à cinq branches. Celle-ci est entourée d'un croissant rouge. Depuis 1831, le pays possède un drapeau national qui a été adopté par Hassine 1er, huitième Bey (monarque) de la Dynastie Husseinite. Le fond rouge représente le sang des martyrs et rappelle la conquête turque de 1574. Le blanc symbolise la paix alors que le croissant représente l'unité de tous les musulmans et les branches de l'étoile les cinq piliers de l'islam. Aujourd'hui le drapeau tunisien flotte sur tous les bâtiments publics et mili-taires. Il est aussi déployé sur les sièges des Organisations régio-nales et internationales et , à l'étranger, sur tous les bâtiments abritant les représentations di-plomatiques tunisiennes.

La République

Ces trois très belles armoiries symbolisent la devise de la République tunisienne :
  • Liberté  (symbolisée par un bateau).
  • Ordre  (symbolisé par un lion portant un glaive).
  • Justice  (symbolisée par une balance).

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Voir ci-dessous les décisions

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A l'occasion de cette récompense remise lors de la "Journée du Savoir", le Président a soutenu un certain nombre de décisions importantes dont vous pouvez consulter le détail ci-dessous dans le fichier attaché.
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Autre symbole

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Célèbre dans le monde entier pour son fameux Café des Nattes.

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Rêve touristique

La Tunisie conserve une main tendue vers les touristes de toutes les nationalités et de tous les horizons.

L'attrait de son climat, de ses immenses plages de sable blanc, de ses hôtels aux senteurs de mille et une nuits, l'accueil chaleureux de ses habitants, ses oasis, ses palmeraies et ses déserts aux dunes immaculées attirent irré-sistiblement.

Quiconque est venu fouler son sol reviendra tôt ou tard !

Les piments

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Les piments rouges sèchent au soleil. Ils serviront à "fabriquer" l'indispensable Harissa, présente dans la plupart des plats tunisiens et sur toutes les tables des restaurants.
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Température diurne moyenne, à l'ombre

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Hammamet
Janvier.........................16
Février.........................16,6
Mars..............................17,7
Avril...............................19,6
Mai.................................22,6
Juin................................27
Juillet...........................30,6
Août..............................30,8
Septembre.................28,9
Octobre......................25,1
Novembre..................20,6
Décembre..................17,2.

Djerba
Janvier.........................16,1
Février.........................17,7
Mars..............................19,7
Avril..............................22,2
Mai................................25,7
Juin..............................28,8
Juillet.........................32,1
Août............................32,5
Septembre................31,1
Octobre.....................26,2
Novembre.................21,5
Décembre.................17,3

Le fondateur

Ce fut le premier Président depuis l'Indépendance jusqu'en novembre 1987.

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ZINE ABIDINE BEN ALI

Le Président

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Zine El Abidine Ben Ali est né le 3 septembre 1936 à Hammam-Sousse, dans une famille modeste qui l'élève dans le respect des traditions et lui inculque le sens de la dignité, l'amour de la patrie et le respect des autres.  Il en hérite le goût de la simplicité, de l'effort et de la rigueur ainsi que le sens de la mesure et de la tolérance. "Mon grand intérêt pour l'informatique", dira-t-il plus tard, "a eu une influence heureuse sur ma façon de travailler; cela m'a donné un goût prononcé pour la logique et la rigueur de l'analyse et une vision prospective planifiée, loin de toute improvisation".

La Constitution

Loi du 1er juin 1959 portant promulgation de la
Constitution de la République tunisienne.
Au nom du peuple, Nous, Habib Bourguiba, Président le la République tunisienne, vu le décret du 29 décembre 1955 portant institution de l'Assem-blée Nationale Constituante, vu la décision de l'Assemblée Natio-nale Constituante du 25 juillet 1957, et après approbation de l'Assemblée Nationale Consti-tuante, promulguons la Constitu-tion de la République tunisienne dont la teneur suit :
Préambule : Au nom de Dieu, clément et miséricordieux, Nous, représentants du peuple tunisien, réunis en Assemblée Consti-tuante, proclamons la volonté de ce peuple, qui s'est libéré de la domination étrangère grâce à sa puissante cohésion et à la lutte qu'il a livré à la tyrannie, à l'exploitation et à la régression.
  • de consolider l'unité nationale et de demeurer fidèle aux valeurs humaines qui constituent le patrimoine commun des peuples attachés à la dignité de l'homme, à la justice et à la liberté et qui oeuvrent pour la paix, le progrès et la libre coopération des nations,
  • de demeurer fidèle aux enseignements de l'islam, à l'unité du Grand Maghreb à son appartenance à la famille arabe, à la coopération avec les peuples qui combattent pour la justice et la liberté,
  • d'instaurer une démocratie fondée sur la souveraineté du peuple et caractérisée par un régime politique stable basé sur la séparation des pouvoirs,
  • Nous proclamons que le régime républicain est :
  • la meilleure garantie pour le respect des droits de l'Homme, pour l'instauration de l'égalité des citoyens en droits et en devoirs, pour la réalisation de la prospérité du pays par le développement économique et l'exploitation des richesses nationales au profit du peuple,
  • le moyen le plus efficace pour assurer la protection de la famille et le droit des citoyens au travail, à la santé et à l'instruction,
Nous représentants du peuple tunisien libre et souverain, arrêtons, par la grâce de Dieu, la présente Constitution.

Lire la suite :
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Le Grand Nord

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Le Centre

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Le Grand Sud

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Nord

Centre

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Sud

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Ouest

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Est

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