En cours de chargement... Veuillez attendre quelques instants le chargement complet de la page
X

Hammamet / Nabeul



Recherche personnalisée
 

Nouveautés :
En fin de rubrique
  • Visite partielle de Nabeul
  • Le Musée archéologique de Nabeul
  • Les tailleurs de pierre
  • Le site archéologique de Néapolis
  • Production record de fraises au Cap Bon

Histoire et géographie de Hammamet

Cliquez pour agrandir l'image
La ville de Hammamet, grande station méditerranéenne du tourisme balnéaire, est située sur la côte sud-est du Cap Bon au bord d'un golfe magnifique largement évasé, auquel elle a donné son nom.

Située au sud de Tunis, et à l'entrée du Cap Bon, Hammamet, ville du jasmin, des orangers et des bougainvilliers,  offre au visiteur un air de fraîcheur et de douceur de vivre.  Hammamet est aussi connue pour ses plages de sable fin et ses centres de thermalisme. Balayée par la brise, quelle que soit la direction des vents, la région du Cap Bon ne connaît pas la canicule, même en plein été.

La commune de Hammamet est créée par le décret du 19 novembre 1942. Le périmètre municipal de Hammamet s'étend sur une superficie de 3600 hectares, pour une population de 70 000 habitants (qui se multiplie par quatre l'été). Elle se situe à peu près à mi-chemin entre Tunis la capitale (64km) et Sousse la perle du Sahel (84 km).

Bien que l'attrait principal de Hammamet réside dans son climat méditerranéen et dans la magnifique végétation environnante, se lovant le long d'une magnifique plage ininterrompue de sable fin, bordée de nombreux hôtels des plus agréables, la visite complète de la ville ne manque ni d'intérêts historiques ni de réalisation artistiques.

Brièvement, il faut savoir que déjà dans l'antiquité, les Romains occupèrent deux sites à Siagu et Pupput; sites probablement d'origine Punique mais qui tombèrent rapidement dans l'oubli jusqu'à la fin du XIIème s. Au XIIIè les Arabes établissent un fort et une petite ville baptisées Hammamet (qui signifie "Bains" ou "Colombes" selon la prononciation). Le fort est remplacé au XVè par la Casbah et la Médina. La ville est prise et fortifiée par les Espagnols au XVIè, avant de retomber aux mains des Turcs.

Depuis l'antiquité jusqu'au protectorat français, la cité reste dans son ensemble loin des batailles et des invasions. Elle prend réellement son essor avec la construction, par les Français, d'une voie de chemin de fer. Elle devient alors une station balnéaire renommée grâce à la douceur de son climat tempéré et à ses grandes plages de sable fin.

Ci-dessous, vous pouvez lire un très bon article d'un professeur du Lycée de Hammamet que l'aimable Webmastrice du site www.nabeul.net  nous a autorisés à reproduire.

La ville de Hammamet

1/Le relief

Grâce à la diversité des terrains qui forment son sol, Hammamet offre une grande variété de paysages. Le relief comprend deux petites plaines côtières d'une faible altitude: une large plaine à l'ouest et une étroite à l'est. Ces deux plaines se terminent sur la mer par des plages sablonneuses longeant le littoral d'une vingtaine de kilomètres bordant en arc de cercle des jardins beaux et luxuriants et marquant par là même le golfe de Hammamet. Au nord-ouest, à l'arrière pays de Hammamet, se dressent une série de collines et jebels ( Avant Monts de la Dorsale) dominant la ville et la mer sans prendre un aspect carrément montagneux, car le point culminant de jebel Hammamet ne dépasse guère 250 m. La région de Hammamet est une région d'accès facile en général, car les quelques oueds qui la traversent ne sont encaissés que de quelques mètres.

2/ Le climat

Le climat de Hammamet est un climat méditerranéen littoral doux et ensoleillé (en fait c'est un microclimat). Il subit intensément les effets modérateurs et adoucissants de la mer qui se traduisent par une faible amplitude thermique annuelle (moyenne de l'hiver 12°, de l'été 26°, moyenne annuelle 19°). En outre, la brise de mer, atténue ici plus qu'ailleurs, les coups de Sirroco (Chehili) quoique rares dans cette contrée.

La saison des pluies s'étale de l'automne jusqu'au printemps. La pluviométrie se situe aux alentours de 400 millimètres par an. La nappe phréatique est généralement à faible profondeur, mais donne hélas des signes d'épuisement , car elle est surexploitée depuis longtemps afin de subvenir, jadis, à une agriculture intensive et, aujourd'hui, à une population et à une activité touristique galopantes.

La source d'Al-Fawara qui alimente essentiellement la population en eau potable reste d'une importance capitale vu son débit et sa qualité.

3/ Faune et flore.

La forêt de jebel Hammamet s'étale sur 1800 hectares au nord-ouest de la ville au niveau d'Al-Fawara, transformée actuellement en partie en une forêt récréative. C'est une forêt aux essences variées mais où prédomine le thuya de berbérie. On y trouve aussi quelques îlots de chêne-kermès, de pin d'Alep, de genévrier et de romarin...

La faune sauvage ne manque pas : fouine, martre, hyène, sanglier, porc-épic, renard, busard, caille, tortue, lièvre et tant d'autres animaux y vivent en permanence.

Au total les atouts naturels ne manquent pas. Tout pousse à Hammamet : grenadiers, citronniers, orangers, oliviers, figuiers, bigaradiers, mandariniers, néfliers, mûriers et d'autres plantes venues de différents coins du monde telles le jasmin d'Arabie et le jasmin du Duc de Toscane, les nénuphars d'Egypte, l'acacia des tropiques, l'hibiscus ou d'autres arbres exotiques tels le gardénia de Sicile le palmier royal, le parkinsonia, l'ambrier et le pluméria qui embaument l'air de mille senteurs.

II / Hammamet dans l'histoire :

A cause de sa position stratégique au cœur de la méditerranée, de son climat doux et ensoleillé, de son sol fertile et de ses richesses (celles du Cap-bon en général) quelquefois exagérées par les auteurs de l'Antiquité gréco-latine, la région de Hammamet a toujours attiré les hommes et fut depuis la haute antiquité l'objet de convoitises de tous bords tels que les assauts du tyran de Syracuse Agathocle en 310 avant J-C, du consul de Rome Regulus en 256 avant J-C, des Chevaliers de Malte en 1602 et 1605 et plus récemment encore " le dernier refuge de l'Africakorps (Mai 1943) avant la capitulation.

1 / De Pupput à Hammamet.

A l'époque punique la contrée de Hammamet ne tarda pas à devenir l'une des parties les plus fertiles du domaine agricole carthaginois. Avec la domination romaine apparaît sur le site de Hammamet, selon A. Beschaouch, une agglomération urbaine, dont le nom Pupput, laisse sous sa forme latinée, deviner l'origine prépunique. C'est dire que le site de l'antique Pupput avait connu l'occupation humaine (berbéro-punique) dès la haute antiquité. Sous les Romains, Pupput connaît un développement remarquable. Du simple vicus (bourg sans autonomie municipale), elle accéda au rang de colonie honoraire (Colonia Aurelia Commoda) sous le règne de l'empereur Commode entre 185-192 (A.J-C) dans le cadre de la romanisation de l'Afrique.

Désormais, la cité de Pupput jouit des institutions municipales romaines et se pare des monuments caractéristiques de la cité romaine. Mais la plus grande partie du site gît désormais sous les fondations des grands hôtels qui envahissent la côte. Les rares vestiges sauvegardés par l'Institut National d'Archéologie et d'Art ne peuvent en aucun cas donner une idée, même très approximative, de la topographie générale du site Pupput,  note Aïcha Ben Abed.

Ces vestiges archéologiques (bains, adductions d'eau, réservoirs, demeures et autres édifices pavés en général de mosaïques) attestent du degré de civilisation que cette cité avait atteint à cette époque. Les beaux tableaux de mosaïque trouvés sur le site représentant des thèmes riches et variés nous informent sur la vigueur économique de la cité (commerce maritime et agriculture surtout) et sur le mode de vie de ses habitants ainsi que sur leurs conceptions esthétiques. L'heureuse découverte récente de la nécropole romaine de Pupput va pallier, sans doute, la rareté des textes et éclairer d'un jour nouveau le passé et l'histoire de " Hammamet la Romaine " (Pupput). Mais n'empêche qu'" on n'atteindra la vérité qu'à force d'imagination " comme l'affirme Louis Aragon.

2 / Hammamet, genèse d'une cité arabe

En 678, avec la conquête arabe du Cap-Bon pendant le règne du Wali (Gouverneur) Abul Muhadjer Dinar, Pupput est passée sous silence par les sources arabes: la cité désaffectée tomba en ruines et ne renaîtra plus de ses cendres. Les Arabes, pour d'autres considérations d'ordre géostratégique, selon T. Bachrouch, lui préfèrent le site de l'actuel Médina qui se trouve sur un petit cap au nord de Pupput.

Le toponyme arabe de Hammamet est mentionné pour la première fois par le géographe arabe Al-Idrissi au XIIe siècle dans son ouvrage " Nuzhat al-mushtaq fi ikhtiraq al-afaq ", qu'il aurait composé vers 1154 sur ordre du Roi normand Roger II (de Sicile).

Hammamet (pluriel de Hammam) tire son nom du mot "thermes" qui veut dire "bains" qu'on trouve dans la cité de Pupput et le long de la côte et qui datent de l'époque romaine.

Hammamet est présentée par Al-Idrissi comme un fort ou château (Qasr): "Au cap d'Al- Hammamat, se trouve un château édifié sur un promontoire qui s'avance dans la mer à environ un mille." Qasr Hammamet, dont la construction remonterait aux années 893-914 (fondé sur un ordre de l'Emir Ibrahim II Al-Aghlabi) selon Al- Béji Al Messaoudi (1811-1880) faisait partie d'une série de "ribats" similaires ayant pour rôle de défendre le littoral des razzias des chrétiens et autres envahisseurs.

Il est probable que Hammamet aurait servi selon T. Bachrouch d'avant-poste littoral pour protéger Menzel Bachou, capitale régionale du Cap-Bon (à 7 km de Grombalia) jusqu'en 1186-87 date à laquelle la ville fut détruite impitoyablement par les banu Ghaniya venus des îles Baléares. Une agglomération urbaine se développa autour de ce Qasr (ouvrage fortifié destiné à surveiller une région) avec la fondation d'une partie de la mosquée au XIIème siècle, à en croire Louis Poinssot, à une époque critique de l'histoire de l'Ifriqiya : invasion normande (ajoutée à l'invasion hilalienne) et effondrement de l'Etat ziride(1160).

3 / Hammamet à l'époque hafside.

A partir du XIIIème siècle, il ne s'agit plus d'un Qasr, mais réellement d'une ville ou d'une médina de Hammamet. Le voyageur marocain Al-Abdari parle en 1289 de la petite ville de Hammamet.(Al-Bulayda) et de ses remparts blanchis à la chaux.

A / Sidi Bouhdid : Saint-patron protecteur

Comme dans toute communauté villageoise, les Hammamétois se sont regroupés depuis les premiers temps de la fondation de leur cité autour d'un Saint-patron protecteur: Sidi Bouhdid, fortement présent dans la mémoire collective. Les habitants lui attribuaient des vertus miraculeuses. C'est à lui qu'ils s'adressaient aux moments des grandes épreuves de la vie (les guerres, les tempêtes et autres calamités naturelles). Un édifice orné par une énorme coupole fut érigé en sa faveur. Son emplacement à côté de la forteresse lui confère un rôle symbolique dans l'armature défensive de la ville.

B / Les fortifications de la ville .

Sous les Hafsides (1236-1574), Hammamet connut des jours fastes et néfastes suivant les méandres et les aléas de l'histoire. Le premier souverain hafside Abou Zakaria s'était empressé de construire les remparts de la ville (qui auraient été achevés vers le milieu du XIIIème siècle) pour renforcer l'armature défensive du littoral. Il ordonna, par ailleurs, d'achever la construction de la grande mosquée de Hammamet. Les deux monuments, comme tant d'autres, furent construits, en grande partie par des matériaux de remploi prélevés sur les sites antiques voisins à savoir Siagu et Pupput.

La ville prendra une certaine importance et deviendra le lieu de résidence du Cadi responsable de la région du Cap-Bon. En outre, il semble que la ville ait connu par moments une relative prospérité économique, ce qui explique en partie les incursions et les assauts acharnés dont elle avait fait l'objet tout au long du XIVème siècle surtout par les pirates Pisans et Catalans. Les quelques fortifications et restaurations dont elle avait bénéficié aux XIVe et XVe siècles, en l'occurrence la consolidation des remparts par Abou Faris Abdel Aziz (1394-1434) et l'édification de la Kasbah (outre le minaret de la grande mosquée) sur l'emplacement d'un fort datant du XIIe siècle, sous le règne de Abou Amrou Othman (1435-1488), n'avaient pu mettre fin à ces incursions et razzias meurtrières de tout bord, ni même à la milice hafside qui n'était présent à la Kasbah que sporadiquement.

Hammamet était souvent livrée à son propre sort, elle a dû assurer elle-même sa propre défense. Pillée, saccagée, violentée, meurtrie, Hammamet a toujours su, grâce à la volonté de fer de ses habitants, renaître de ses cendres et panser ses blessures.

4 / La conquête turque, Hammamet à l'époque mouradite et husseinite.

A/ Hammamet : Enjeu hispano-turc.

Au XVIe siècle son déclin s'accentue, Hammamet végète, elle n'est plus que l'ombre d'elle-même. Désormais, elle est habitée (selon Léon l'Africain mort en 1550) par de très pauvres gens. Tous sont pêcheurs, bateliers, charbonniers et blanchisseurs de toiles. Cette ville est tellement imposée par les rois (hafsides) que les pauvres gens sont presque mendiants.

Proie tentante, Hammamet a terriblement souffert des rivalités de deux nouveaux maîtres de la méditerranée, les Turcs et les Espagnols. Les Turcs ont fini par s'imposer, la ville fut conquise et la population a dû subir toutes les atrocités à cause de sa neutralité dans cette rivalité hispano-turque. Il a fallu l'intervention de Sidi M'hammad Jdidi auprès des Turcs, pour secourir cette population meurtrie.

B / Les Turcs à Hammamet: l'assimilation des conquérants.

Désormais, le sort de la ville, à la suite de la conquête de 1574, est confié à des Turcs. Les janissaires turcs s'installent dans la Kasbah. Le nombre des Turcs d'origine ou d'adoption, s'est accru régulièrement, c'est pourquoi ils gagnèrent les faubourgs extra-muros. Face à cette minorité de Turcs privilégiés, la population hammamétoise est reléguée au second plan. Mais ce phénomène ne devait pas trop durer, car les éléments turcs ont subi profondément l'influence de la population autochtone et ont été, par conséquent, vite assimilés. L'apparition des Kouloughlis, issus d'unions entre Turcs et femmes du pays, a été à l'origine de cette assimilation. Les stigmates d'un passé douloureux entre Arabes et Turcs se sont estompés au fil des siècles jusqu'à l'évanouissement.

C / Les Chevaliers de Malte à Hammamet.

Hammamet a beaucoup souffert aussi de la course en Méditerranée entre les États chrétiens et les Régences barbaresques. Si la classe dirigeante turque a largement profité de cette activité, il n'en est pas de même pour certaines cités côtières, en l'occurrence Hammamet. Celle-ci a fait l'objet de deux razzias maritimes célèbres opérées par la flotte de l'ordre des Chevaliers de Malte, l'une en 1602 et l'autre en 1605. Malgré une résistance obstinée où les femmes se distinguent et qui coûte la vie à 300 habitants, les chrétiens s'emparent de la ville, arborent la bannière de l'ordre sur la mosquée principale et entraînent 396 captifs. Cette fois, il fallut l'intervention du grand saint de Tunis Abù l- Gayt al Kachache pour obtenir leur libération en contrepartie d'une rançon équivalente à 1800 dinars. Faut-il ajouter que jusqu'à présent existe un bain maure à l'intérieur de la médina de Hammamet baptisé " Hammam Sidi Bel-Gayt. "

Ainsi la première expédition a été un succès pour les Chevaliers de Malte, mais la population de Hammamet a pris sa revanche lors de la deuxième expédition qui a été un échec retentissant pour l'ordre de Malte. Depuis, le nom de Hammamet, défiguré dans les langues latines en Maometta ou Mahomette et même Emmamette, devint célèbre en Europe occidentale.

D / Hammamet à l'époque mouradite et husseïnite.

Avec l'afflux des réfugiés Andalous chassés d'Espagne, en Tunisie, au début du XVIIe siècle, l'agriculture maraîchère intensive irriguée et l'arboriculture ont connu une relance remarquable dans la presqu'île du Cap-bon y compris Hammamet au cours des XVIIe et XVIIIe siècle.

Husayn Ben Ali, fondateur de la dynastie Husseïnite s'intéressa à Hammamet et la visita en 1727; il ordonna la construction d'une nouvelle mosquée " Lalla Oumt er Rahmâne "(sa coupole ne fut érigée qu'en 1771) et la restauration de la grande mosquée et des remparts de la médina du côté de la "Chelma".

Sous Hamouda Pacha (1782 - 1814) l'artisanat textile à Hammamet connut un essor remarquable, si bien que ce grand souverain, selon Ibn Abi Diaf, ne" choisissait ses vêtements et ses parures que parmi les produits fabriqués dans le pays, tels que le textile de Sousse et de Hammamet, du Djerid et de Djerba."

Le XIXe siècle fut un siècle de difficultés pour Hammamet et pour tout le pays au cours duquel la population devint de plus en plus victime de la ponction fiscale des beys et de la pression européenne. N'empêche que la ville de Hammamet remplissait toujours d'admiration les voyageurs européens grâce à sa propreté, ses monuments et ses vergers qui font sa riche parure.

5 / Hammamet aux temps du protectorat français.

En 1881 Hammamet est entrée dans une nouvelle ère de son histoire. C'est l'ère de la colonisation française. La ville est conquise sans grande résistance par la Compagnie Franche de Tunisie placée sous les ordres du redoutable commandant Désiré Bordier. Venu conquérir Hammamet, Bordier, est conquis à son tour par la magie des lieux. Il y fixa sa résidence(villa les Palmiers) et sa dernière demeure.

A / Le choc de la modernité.

Après les remous de l'occupation de 1881, la ville subit le choc de la modernité. La médina avec ses différents pôles et structures se marginalise progressivement au profit d'un nouveau noyau urbain européen extra muros. Hammamet se modernise sans perdre le fondement de son identité et son charme séculaire. Désormais, elle est desservie par plusieurs commodités urbaines, chemin de fer (1899), électricité, téléphone,école coloniale, église catholique (1884)... y compris le célèbre hôtel de France (existant en 1902). Avec la création de la municipalité en 1942 d'autres commodités ont été introduites.

Célèbre pour ses citrons Hammamet est demeurée avec Nabeul jusqu'en 1930 la première zone agrumicole du pays. De nombreux écrivains-voyageurs en quête essentiellement de l'exotique et du pittoresque ont décrit et chanté la beauté de Hammamet par l'image et le texte, contribuant ainsi à la renommée de la ville. Dés lors Hammamet est devenue une station de villégiature hivernale surtout, fort prisée et déjà assez fréquentée au début du XXe siècle.

B / Paul Klee à Hammamet

Le grand peintre Paul Klee, lors de son passage mémorable à Hammamet en 1914, est ébloui par sa lumière, ses couleurs, et ses formes. Il qualifia la ville de "prestigieuse". Paul Klee a échappé à la vision coloniale du pays et de l'art. En découvrant Hammamet, il écrit à ce sujet : " J'ai compris en découvrant cette petite bourgade de pêcheurs, que l'art ne rend pas le visible, mais qu'il rend visible".

C / Hammamet : "Tourisme du voyage passager et tourisme romantique de résidence".

Après les années du feu et après tant d'hécatombes, d'autres célébrités internationales- ou devenues comme telles -ont envahi paisiblement Hammamet pour vivre les années folles à leur manière et rattraper le temps perdu.

Exilés volontaires " dévots d'une méditerranée mythique ", Jean et Violet Henson un couple d'anglo-saxons légendaires, Georges Sébastian, richissime roumain et son épouse l'américaine Flora, ont construit dans les années vingt au cœur du golfe deux maisons prodigieuses au milieu des jardins où poussent toutes les essences d'arbres et que peuplent des ruines romaines ou puniques.

Depuis, Hammamet a su attirer, retenir et charmer d'autres célébrités, milliardaires, dilettantes fortunés, esthètes, artistes et écrivains... qui se sont façonnés, ici, des lieux d'asile et des oasis de calme de paix et de raffinement, ou qui sont venus et revenus pour se ressourcer et s'inspirer, tels Georges Hoyningen-Huené, Horst, Cecil Beaton, Nada Patcevitch, Elsa Schiaparelli, André Gide, Henry de Montherlant Roger-Martin Du Gard, Jean-Michel Frank, Diego Giacometti, Jean Cocteau, Peggy Guggenheim, Wallis Simpson, la duchesse de Windsor, le roi Edouard VIII. Tous ont hanté ces lieux de Hammamet la secrète et la mystérieuse.

La deuxième guerre mondiale a mis à rude épreuve la population hammamétoise et a secoué de plein fouet cet asile de repos de l'élite internationale qui n'est pas toujours celle de l'argent.

Durant la guerre d'autres célébrités de passage fréquenteront les lieux tels Winston Churchill et le maréchal Rommel (pas en même temps), les généraux Hans yurgen Von Arnim, Montgomery et Eisenhower et le Roi Georges VI .

6 / Hammamet après la seconde guerre mondiale.

Après la guerre, Hammamet redevient ce havre de paix et accueille de temps à autres des hôtes prestigieux tels Georges Bernanos, François Châtelet, Christian Bérard, Serge Lifar, Ernesto Azzalin, Jean-Claude Pascal, Patricia Highsmith, Bettino Craxi (grand ami de la Tunisie, et fervent admirateur de la cité des jasmins, mort à Hammamet et enterré dans son cimetière chrétien à proximité et en face du célèbre cimetière marin des musulmans), John Ethier-Blais, Georges Perec, Sophia Loren, Claudio Bruni, Patroni Grifi, Rossellini, Michel Tournier, et tout récemment Frédéric Mitterrand.

Hammamet est devenue une véritable ville cosmopolite, préparant les conditions du développement touristique, après l'indépendance (1956).

Mais tout en intégrant les apports civilisationnels du cosmopolitisme avec ses traditions d'ouverture et de tolérance, les Hammamétois n'ont pas oublié les méfaits de l'ordre colonial .Ils surent apporter leur contribution à la lutte de l'ensemble du peuple tunisien contre l'oppression coloniale, aspirant ainsi à un monde de liberté et d'égalité ( événements de 1934, 1938 et de 1952 ).

III / Hammamet aujourd'hui :

Temple contemporain du tourisme balnéaire tunisien qui fait encore le bonheur des milliers de touristes étrangers et tunisiens, carrefour international ou chacun s'enrichit au contact de l'autre, ville historique à facettes, îlot de plaisir et de farniente. Hammamet est un peu tout ça, mais aussi une ville en pleine mutation socio-économique, culturelle et écologique.

Depuis trois décennies avec l'avènement du tourisme industriel de masse grand pourvoyeur de devises étrangères et d'emplois directs et indirects, Hammamet connaît un processus d'urbanisation fulgurant que les différents plans d'aménagement de la ville n'ont pu maîtriser totalement.

C'est le passage de la petite ville pittoresque à la ville touristique tentaculaire englobant Hammamet Sud avec la naissance de la gigantesque station touristique intégrée Yasmine-Hammamet. La ville devient dès lors un grand pôle d'attraction pour les Tunisiens et les étrangers.

Hammamet métropole touristique se veut aussi ville culturelle. C'est dans la propriété de Georges Sébastian, acquise par l'État en 1962 que fut créé le Centre Culturel International. "Lieu de création, forum de discussions, creuset d'idées neuves, havre de méditation, refuge pour écrivains et artistes, le Centre culturel international de Hammamet est tout cela à la fois.

En 1963 - 1964 fut construit le théâtre de plein air (conçu par les architectes français Paul Chemetov ,René Allio et Jean Deroche) dans le jardin de cette propriété et inauguré en été 1964.

C'est dans ce même théâtre que se déroule chaque année le Festival International de Hammamet réunissant des artistes célèbres au mois de juillet et d'août.

(D'après MOHAMED MEHDI SAHLI, Professeur d'histoire et de  géographie au lycée de Hammamet.)

La vie à Hammamet

Cliquez pour agrandir l'image
Après avoir vécu 11 ans et demi à Zarzis et résidant maintenant à Hammamet, il est évident que j'ai observé et que je n'ai pu m'empêcher de comparer. Je vais donc, ci-dessous, avec toute la franchise et l'honnêteté qui ont toujours caractérisé ce site, vous livrer le compte-rendu de mes observations. Je vous parlerai du coût de la vie dans le Sud et dans le Nord, vous expliquerai les attraits de chaque partie du pays, comparerai les habitudes de vie des populations, les sources d'approvisionnement, l'influence de la religion, la délicate question du port du voile et de la liberté des femmes, les infrastructures, la qualité des soins médicaux et l'organisation générale des soins de santé, la vie quotidienne, les mentalités et les coutumes.

D'emblée, il faut savoir que la pluviométrie moyenne annuelle est de 255 mm à Zarzis et de 369 mm à Hamamet. Rien de plus normal donc que Hammamet soit plus verdoyante, plus fleurie et bénéficie de cultures maraîchères et fruitières nettement plus variées et plus abondantes. Les produits d'alimentation courante sont donc plus frais, plus variés et moins chers que dans le Sud puisqu'ils ne doivent pas subir un transport de plus de 500 km. La qualité de ces produits est également supérieure. Les papilles gustatives en font une différence considérable. Les aménagements paysagers sont donc très différents eux aussi. Durant le mois de septembre, par exemple, il y avait quotidiennement au marché de Hammamet vingt espèces de fruits différentes d'une fraîcheur et d'une qualité exceptionnelle.

Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image

Le Sud, par contre, offre de plus vastes étendues vierges et bénéficie de plages nettement plus importantes. Zarzis, par exemple, n'est pas située dans une baie et offre par conséquent des plages dont la profondeur est bien supérieure.

Les infrastructures hôtelières, elles, sont assez semblables d'une région à l'autre et les prix pratiqués sont parfaitement comparables.

Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image

Le coût de la vie

Donc, en ce qui concerne le coût de la vie en général, je rappellerai qu'il est plus ou moins égal à la moitié (voire parfois au tiers) de celui que l'on connaît actuellement en Europe et cela dans le Sud comme dans le Nord, (voir détails dans la rubrique Notre ancien lieu de résidence), à une seule exception près : en ce qui concerne Hammamet, le montant des loyers est de 30% supérieur aux prix pratiqués à Zarzis.

Cette différence de prix, extrêmement appréciable, offre aux résidents européens un train de vie dont la plupart d'entre eux ne pourrait bénéficier en Europe continentale. Sorties de toutes sortes, restaurants, thalassothérapie, voyages, achat de vêtements ou produits de luxe, soins esthétiques, fréquentation d'hôtels de grande classe, emploi de gens de maison (jardinier ou femme de ménage), repas ou apéro dans des établissements arborant fièrement leurs cinq étoiles, etc. En Tunisie, on peut vivre comme un prince avec 2.000 euros par mois (loyer compris).

Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image

La population

Certes, Hammamet est moins peuplée que Zarzis. Sauf en été où la population est multipliée par 4 ! Cette station balnéaire est la station privilégiée des Européens depuis plusieurs siècles. Elle reçoit chaque année quelque 800.000 touristes de tous pays. Ses infrastructures sont impressionnantes : nombreux hôtels luxueux, auberges de jeunesse, villas à louer et un nombre très important d'appartements et de résidences privées réunies dans des parcs fermés. Les accès routiers sont composés de larges voies à quatre bandes, bordées par une végétation luxuriante et plusieurs axes donnent directement accès à l'autoroute A1, soit en direction de Tunis et du Nord (quelque 60 km), soit vers Sousse (une petite centaine de km) et le Sud. Les ronds points et les feux tricolores sont nombreux et une dizaine de routes donnent directement accès aux différentes zones touristiques. La zone touristique réunit, en effet, plusieurs entités : Hammamet nord, Hammamet sud, Yasmine Hammamet et Nabeul.

La population locale est très métissée. De manière générale, elle est le résultat du mélange des générations issues de l'union  de la population autochtone aux multiples envahisseurs, européens pour la plupart. De l'Antiquité à 1950, Hammamet fut en effet conquise par de nombreux peuples avides de ses richesses et de sa notoriété. Ce furent successivement les Romains, Les Chrétiens, les Normands, les Catalans, les Pisans, les Turcs, les Andalous, les Chevaliers de Malte, les Arabes et enfin les Français. Le résultat de ce mélange unique des races est étonnant : la plupart des Hammametois, hommes comme femmes, sont de belles personnes, au physique agréable et à l'esprit ouvert sur la modernité.

L'influence de la religion (réflexions de 50 ans de lectures philosophiques)

Comme je l'ai signalé dans la rubrique Notre actualité, j'ai eu la nette impression que Zarzis et Djerba affichaient une islamisation plus radicale et plus rigide que par le passé. La foi en un Dieu tout puissant ne peut en aucun cas être critiquée ni jugée (et, bien qu'athée et peu fier de l'être, hélas) je ne me le permettrai jamais. Mais, pour qui a la chance d'en être pénétré,  elle doit être source de joie individuelle et se situer au niveau de la conscience personnelle, au plus profond et au plus intime de soi-même. Les dogmes sont pratiqués et souvent déformés par les hommes. Le message de paix, de tolérance, d'équité, d'amour et de charité, véhiculé par le Coran est souvent mal compris et déformé par des groupuscules qui imposent leur manière de vivre et leurs coutumes moyenâgeuses (pour reprendre le qualificatif du Ministre tunisien de l'Intérieur) tout en soumettant le reste de la population au regard des autres.

Et ce regard est ravageur. C'est lui qui, à l'heure actuelle, continue à empêcher les femmes d'être présentes dans les endroits publics comme les restaurants, les pizzerias, les crêperies, les débits de boissons rafraîchissantes, etc. C'est la crainte du regard des autres qui obligent les femmes et même les très jeunes filles à porter le voile et certains vêtements traditionnels même si elles ne le désirent pas. C'est également lui qui continue à perpétrer l'habitude des mariages programmés par les familles. Bref, on assiste donc à une sorte d'uniformisation du Sud au mépris de la liberté individuelle, principalement aux dépens des femmes et de la vie sentimentale en général.

Dès que l'on arrive dans le Nord, tout change. Les restaurants/brasseries, les terrasses commerçantes sont emplies d'une foule joyeuse et bigarrée. Quelques touristes, quelques étudiants et étudiantes, des femmes en groupe avec leurs amies, des parents (hommes et femmes) avec leurs enfants, des jeunes gens se tenant par la main, des femmes vêtues à l'européenne accompagnées par d'autres portant le voile et un vêtement plus traditionnel : bref la foule cosmopolite allant et venant en pleine liberté en fonction de ses goûts et de ses préférences vestimentaires. Certes, les femmes portant le voile sont ici en minorité, mais celles qui le portent le font par désir et choix personnel et non pour satisfaire au regard des autres. On ne parle guère de religion et chacun vit sa croyance à titre personnel sans jamais subir la réprobation du voisin. Le vent de la modernité souffle ici avec modération sans renier les coutumes et les influences du passé. La population locale n'est pas coupée de ses racines mais elle est entrée de plain pied dans le XXIè siècle. 

Je me promenais tout à l'heure dans le vieux souk de Nabeul. Quelle ne fut pas ma joie de constater que des couples déambulaient dans les boutiques, que des étudiants, sortant d'une école supérieure toute proche, se promenaient la main dans la main, ou qu'un jeune homme, avec tendresse, posait son bras sur l'épaule de la jeune fille qui l'accompagnait ! Ici, les mariages décidés par les familles semblent bien lointains et ce qui ferait crier au scandale à Zarzis ou à Djerba est ici chose naturelle ne retenant l'attention de personne.

On a la nette impression qu'ici, à Hammamet, chacun (et chacune) fait ce qu'il lui plait tout en respectant, bien sûr, les normes de la bienséance, de la décence en public et des lois nationales en vigueur. En conclusion, il est très étrange de constater que la même religion n'impose pas les mêmes contraintes à ses pratiquants au Nord ou au Sud de la Tunisie !

La sécurité du point de vue des soins de santé

Le Nord n'est absolument pas comparable au Sud. Ici, les soins médicaux sont dispensés par de très nombreux médecins généralistes et par une multitude de spécialistes. La région Hammamet/Nabeul possède une dizaine de cliniques privées ayant chacune un service de garde et un matériel moderne. D'autre part, l'hôpital régional de Nabeul est un hôpital universitaire avec en permanence des services d'urgences et de réanimation et des médecins présents 24h/24h. Plusieurs ambulances parfaitement médicalisées sont à la disposition des malades.

Le système de soins est donc aussi développé que dans une grande ville française par exemple et peut-être même davantage car le personnel médical est nettement plus nombreux, voire plus disponible. A titre d'exemple, je ne puis m'empêcher de rappeler que lorsque j'ai été hospitalisé à Hammamet, j'avais une infirmière à mon service pour la journée et une autre pour la nuit. J'étais le seul patient dont elle devait s'occuper. Il y avait à l'étage où je me trouvais une dizaine de chambres et une dizaine d'infirmières. Nous sommes donc loin du système zarzissien où les cliniques envoient des taxis au centre ville pour acheter des médicaments et ou les patients doivent, eux aussi, en taxi, se rendre au centre ville pour effectuer des examens d'imagerie médicale. Nous sommes loin également de l'absence de services de garde durant la nuit, les week ends et jours fériés. Ici, c'est le XXIè siècle et la médecine moderne avec tout ce que cela implique comme infrastructures. Enfin, pour les cas extrêmement graves, n'oublions pas que Hammamet ne se trouve qu'à 60 km de Tunis, par l'autoroute.

En conclusion, on peut constater qu'en cas d'accident grave, la région de Hammamet/Nabeul offre quasiment les mêmes chances de survie qu'en Europe ce qui, actuellement à la fin de 2008, n'est absolument pas le cas à Zarzis/Djerba.



la suite est en cours de rédaction



Le tourisme se porte bien

Cliquez pour agrandir l'image
Au Cap Bon, qui occupe une place de choix sur la carte touristique du pays, à l'heure de l'évaluation du comportement du tourisme au titre des neuf premiers mois de l'année en cours, l'on relève que le secteur affiche plutôt de la stabilité malgré la légère baisse enregistrée dans la station de Yasmine-Hammamet.

Dans la conjoncture internationale actuelle, c'est un signe de bonne santé de ce secteur en Tunisie. En effet, la région de Hammamet/Nabeul constitue une sorte de baromètre en la matière, puisqu'elle représente à elle seule environ le quart de la capacité touristique du pays. Dans la seule zone relevant des compétences du commissariat régional au tourisme de Nabeul (s'entend pratiquement toute la région jusqu'aux limites de la zone Yasmine-Hammamet), l'on compte actuellement 121 unités hôtelières, dont cinq centres de thalassothérapie, avec une capacité d'accueil de 42.867 lits mis en exploitation.

Les derniers chiffres recueillis auprès du CRT, arrêtés au 10 octobre, sont des plus révélateurs. Jusqu'à cette date, l'on a enregistré un total de 770.282 arrivées (toutes origines confondues), contre 765.988 pour la même période de l'année précédente. Ce qui représente un écart infime sans doute, mais un écart positif quand même. En nuitées, cela s'est traduit par une légère hausse aussi, puisque le chiffre est passé de 5.678.835 à 5.754.269. Au point de vue du classement par nationalités, si l'on retrouve en haut du tableau pratiquement les marchés émetteurs classiques, avec en tête les Français, puis les Allemands, ensuite les Anglais, suivis des Italiens, l'on a encore enregistré une importante présence en provenance des pays de l'Est, essentiellement les Russes (avec une augmentation de 20%) et les Polonais. Toutefois, il est à relever que de l'autre côté de la région, dans la station de Yasmine-Hammamet où l'on compte 18 unités hôtelières (dont trois centres de thalasso), avec une capacité d'accueil additionnelle de 7.578 lits mis en exploitation, l'on a enregistré un léger fléchissement au double niveau des arrivées (187.180 cette année, contre 207.252 l'année dernière) et des nuitées (1.140.610 contre 1.055.679). Ce qui constitue, par voie de conséquence,une légère baisse du taux d'occupation. Pourtant, il est à noter que cette station gagnera encore en dimension sur le plan de la capacité d'accueil, puisqu'une nouvelle unité hôtelière de 440 lits y est déjà en cours de construction.
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image

Hammamet au coeur de la région viticole

Cliquez pour agrandir l'image
" J'aime le vin d'ici mais pas l'eau de là " (Pierre Dac)

" Pris en quantité modérée, le vin est la plus saine et la plus hygiénique des boissons " (Louis Pasteur)

La viticulture en Tunisie a une longue tradition qui a débuté dans l'Antiquité comme dans beaucoup d'autres pays du bassin méditerranéen, grâce aux Phéniciens et, dans ce cas spécifique, par les Carthaginois. Les vins tunisiens étaient exportés dans quasiment tous les territoires bordant la Méditerranée.  Cinq siècles avant l'ère chrétienne, dit-on, les vins de la colline de Byrsa, à Carthage, étaient déjà célèbres.

Des mosaïques antiques représentant le déchaussage et le sarclage de la vigne, le foulage du raisin et le culte voué à la vigne et au vin est encore visible dans les principaux musées du pays. À ne citer ici que la magnifique mosaïque de Bacchus, dieu du vin, qui trône au musée de Sousse.

Érudit Carthaginois du II ème ou du III ème siècle av. J.-C. et célèbre enfant du pays, Magon entre dans la postérité en rédigeant son célébrissime traité d'agronomie sur l'agriculture. Le travail de Magon était si célèbre et estimé qu'il eut l'insigne honneur et ce à la demande expresse du sénat romain, d'être sauvé lors de la destruction de Carthage en -146. Ramené à Rome, ses vingt-huit livres furent traduits du punique en latin. Le texte de Magon passa probablement dans le " monde grec " à la même époque. Son nom est encore évoqué, fêté par un vin rouge qui porte son nom. Lorsque les Musulmans arrivèrent en Tunisie au VII ème siècle, la production viticole fut abandonnée. Cette situation perdura jusqu'à la chute du califat ottoman et le début de l'occupation française qui amena avec elle des centaines de colons qui s'emparèrent des terres et redonnèrent au vin son prestige en Tunisie. Avec l'arrivée des Français, les résultats de la viticulture renaissante sont encourageants et la production du raisin s'organise. Les découvertes de Pasteur sur les fermentations alcooliques proposent des solutions au problème de vinification en pays chaud.

Après l'indépendance de la Tunisie en 1956 et le remembrement agricole de 1964, les paysans tunisiens purent à nouveau occuper leurs terres. Ils s'engagèrent dans une campagne d'arrachage de leurs pieds de vigne, pour tout un ensemble de raisons, religieuses et autres. Il fallut attendre les années 1980 pour que l'industrie viticole que nous connaissons aujourd'hui en Tunisie refleurisse. Des coopératives spécialisées furent créées et des spécialistes formés dans ce but, tandis que la région était replantée en vignes.

Sous le contrôle de l'État tunisien, au travers de l'Office du Vin puis de la Vigne, le vin tunisien connaît une longue traversée du désert. Vendu en vrac, il se noie dans l'anonymat et sa médiocrité le dédie à une utilisation industrielle ou au coupage d'autres vins le réduisant à un "vin médecin", entendez, vin correcteur. La disparition de l'Office de la Vigne, la naissance de Sociétés de Mise en Valeur de Développement Agricole ''SMVDA'', sociétés privées mixtes ouvertes à l'export, la restructuration de celui qui fait office de porte-drapeau de la vitiviniculture en Tunisie, à savoir l'Union Centrale des Coopératives Viticoles (www.uccv.com) et les investissements importants, d'une politique de mise à niveau et en valeur, les vins tunisiens reprennent leurs lettres de noblesse. Désormais ils se hissent vers une reconnaissance internationale.

Liste des AOC
(Cet article est en totalité issu d'une traduction de l'article en allemand intitulé " Weinbau in Tunesien ".)

Grand Cru Mornag

L'AOC est située à une quarantaine de kilomètres au sud de Tunis. Cette aire produit des vins charnus, veloutés au palais, généreux et corsés. Le principal cépage, le carignan, est associé à des types plus forts comme le syrah ou le cabernet-sauvignon. Les rosés proviennent de cinsault et de grenache et les blancs de ugni blanc et de rezzegui. Ils accompagnent bien les plats de viande et surtout le gibier : Château Mornag, Côteaux de Carthage, Domaine Atlas, Domaine de Charmettes et Sidi Saâd.

Mornag

L'AOC couvre la majeure partie du vignoble tunisien et s'étend sur les régions de Grombalia et Takelsa jusqu'à Korba à l'est et Enfida au sud. De part sa superficie, cette zone présente des aptitudes à produire des vins rouges, rosés et blancs. Le climat y est plus sec avec une pluviométrie allant de 300 à 400 millimètres. Cette zone est bordée par la mer, ce qui augmente l'humidité et limite les écarts de températures. Cette appellation est la plus marquée par l'introduction de cépages améliorateurs, ce qui offre un plus grand choix pour l'élaboration de rouges, rosés et blancs équilibrés : Côteaux de Mornag, Domaine d'Ouzra, Domaine Kurubis, Haut Mornag, Le Noble de Mornag, Mornag Village, Magon et Vieux Magon.

Thibar

L'AOC se trouve sous un climat continental influencé par une altitude où les hivers sont froids et les étés chauds avec une moyenne pluviométrique de l'ordre de 500 millimètres par an. Cette zone de production permet d'obtenir des vins rouges, rosés et blancs commercialisés sous les dénominations suivantes : Clos de Thibar, Côteaux de Thibar et Domaine de Thibar.

Coteaux d'Utique

L'AOC est située à une quarantaine de kilomètres au nord de Tunis. Le sol y est limoneux avec des éboulis, le vignoble étant souvent en coteaux et bénéficiant d'une bonne exposition. Les vins rouges et rosés sont remarquablement appréciés pour leurs robes, leurs finesses de bouquet et leurs veloutés au palais. Ces vins sont connus sous les noms de Château Fériani, Côteaux de Bizerte, Côteaux de Mateur, Côteaux d'Utique et Domaine Karim.

Tébourba

L'AOC couvre une superficie importante. Grâce à son climat, celle-ci produit des vins dotés de caractéristiques uniques et d'un prestige notoire. Cette région produit des vins rouges et rosés commercialisés sous les noms de Côteaux de Schuiggui, Côteaux de Tébourba, Domaine de Lansarine et Tébourba Village.

Sidi Salem

L'AOC est située à une trentaine de kilomètres au sud de Tunis. Le sol est formé d'alluvions et de poches de graviers. La pluviométrie annuelle est comprise entre 500 millimètres et 600 millimètres par an. Cette région produit des vins rouges et rosés qui accompagnent bien les plats de viande et de gibier. Ils sont connus sous les noms de Château Khanguet, Château Saint-Augustin, Côteaux de Khanguet, Domaine Nepheris et Khanguet Village.

Kélibia

L'AOC est située à la pointe de la région du cap Bon se trouvant à 140 kilomètres à l'est de Tunis. Elle bénéficie d'un climat méditerranéen et ses sols sont siliceux. Le vignoble est composé uniquement d'un seul cépage, le muscat d'Alexandrie, appelé encore " muscat de Kélibia ". Le muscat de Kélibia est fruité et sec et recommandable soit comme apéritif soit avec des poissons grillés ou des fruits de mer.

Le vin en Tunisie, sujet tabou me direz-vous ?

Assurément. Mieux que toutes les équipes de sport, toutes disciplines confondues, le vin tunisien fait des vagues. Il récolte, en 2007, 24 médailles (entre or, argent et bronze, et distinctions à des salons spécialisés tels que : le "Challenge International du Vin" le "Concours Mondial de Bruxelles", "les Citadelles du Vin", "le Mondial du Rosé", qui sont les grands rendez-vous mondiaux du secteur. Remportant succès après succès depuis deux-trois ans, cela fait largement plaisir et on ne va pas se priver de le mentionner.  La consommation annuelle par habitant en Tunisie est aussi un sujet délicat. Elle serait de l'ordre de 2,2 l/habitant/an. D'autre part, la superficie viticole se réduit de plus en plus, pour ne plus représenter que 12.500 ha produisant 420.000 hectolitres de vin annuellement. Le secteur viticole représente plus de 30.000 emplois directs et indirects. Ses exportations annuelles dépassent difficilement les 100 mille hectolitres vers l'Allemagne et la France, mais aussi vers la Suisse, la Belgique, l'Italie, le Canada, la Russie, la Malaisie...
La qualité paye et plus que jamais cette règle se confirme. La conquête des marchés est en cours, tant bien que mal, hélas limitée par le manque de moyens mis à la promotion, communication et publicité face à de multinationales aux méga budgets, avec une force de frappe incroyable et un pouvoir extrêmement puissant. Par ailleurs, tout le Bassin méditerranéen subit de plein fouet une concurrence impitoyable des vins de ce qu'on appelle souvent le Nouveau Monde : États-Unis, Australie et surtout le Chili qui fait fureur. Marchés lointains, clients potentiels du Canada, d'Asie du sud-est, de Russie, les professionnels tunisiens du secteur tissent des liens, participent en choeur à plusieurs salons spécialisés travaillant à construire une image plus valorisée de leurs produits.  Le marché chinois fait aiguiser toutes les dents et toute l'industrie du vin regarde dans sa direction. La spirale négative semble endiguée et la chance des vins tunisiens est de pouvoir proposer une offre très diversifiée dans le cœur de gamme, des vins entre 3 et 10 euros. Ces vins représentent 70 à 80% des volumes, selon les marchés, voire 90% comme c'est le cas pour le marché chinois (+112% en 2007). C'est sur ce terrain-là que la Tunisie veut et peut se battre et progresser sérieusement à l'export.

Loin de me douter que cette enquête me mènerait au devant d'une belle aventure, c'est surtout la rencontre avec des personnes dont le métier est passion qui est frappante.  Le monde du vin est un monde extrêmement organisé, codifié et malgré toute la poétique développée autour du breuvage et l'image glamour qu'il évoque, il demeure extrêmement technique.

Bibliographie :
(webmanagercenter.com)

Quelques sites à consulter :
http://www.domaineatlas.com/indexfra.htm

www.kurubis.com

http://www.ceptunes.com.tn/

http://www.webmanagercenter.com.tn/management/article.php?id=44512
(L'Union Centrale des Coopératives Viticoles)

http://www.webmanagercenter.com.tn/management/article.php?id=44511
(Les faux amis de l'hôtellerie)
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image

Le domaine Atlas : la visite

Cliquez pour agrandir l'image
Nous sommes allés, avec quelques-uns de nos amis de Hammamet/Nabeul, visiter le domaine vinicole appelé ATLAS.

Carthage, un point commercial qui a toujours suscité d'âpres convoitises est en pleine renaissance. Qui ne connaît pas les histoires, entourées de légendes, d'Hannibal et de la tentative de briser le pouvoir de Rome avec des éléphants. Son père, Amilcar Barkas avait reconnu très tôt la particularité de cette région. Le port punique commercial de Carthage, au nord de Tunis, s'est épanoui grâce entre autre à la production d'agrumes et de fruits de la région du Cap Bon, de qualité unique dans le bassin méditerranéen, et située à environ 50 Km ou sud de Tunis. La commune de Hammamet située à 50 Km environ de Tunis fait partie de la région de" l'Appellation d'Origine Mornag "et de la région vinicole Cap Bon, classifiée depuis 1890 à l'époque de l'évaluation française des emplacements vinicoles. La deuxième plus grande coopérative viticole de Tunisie (Bou Argoub) a été intégrée en tant que partenaire dans cette "joint-venture " de spécialistes autrichiens et tunisiens.

Philosophie du Domaine Atlas

"La qualité commence chez nous par la possession des meilleurs emplacements de vigne. Nous sommes propriétaires des terrains des " crus " classiques, qui ont depuis toujours produit des vins de haut de gamme qui faisaient déjà rêver les vignerons français. Une limitation rigoureuse du rendement à 55 - 60/hl/hectare (en 1995 seulement 44 hl/hectare), l'introduction d'engrais végétaux en Tunisie ainsi qu'une récolte individuelle à la main dans toutes les parcelles et au moment le plus propice sont les garants de raisins excellents et sains. Nous aspirons toujours à ce que la récolte soit aussi organisée que possible. Nous n'utilisons pas les herbicides et les engrais chimiques sauf parfois à un niveau indispensable du point de vue biologique. Nous nous employons à mélanger au sol des plantes vertes ou du matériel végétal qui a commencé à se faner. Nous utilisons même spécialement du colza, des fleurs de tournesol, un mélange d'herbe de trèfle et de la moutarde. Les engrais végétaux encouragent la vie du sol et freinent son érosion ainsi que la diminution de substances nutritives végétales dans l'eau de base. Si l'on utilise des lumineux (p.e. des pois ou de lupins) le sol est enrichi d'azote.

Avantages des fumures vertes
  • La couche de plantes donne de l'ombre au sol, active les organismes du sol, protège de l'évaporation et empêche l'érosion et la diminution de substances nutritives; les mauvaises herbes ne se développent pas.
  • Le sol est enrichi d'une substance organique qui est transformée en une forme d' humus favorable par les organismes du sol.
  • Les racines ameublissent et aèrent à fond les couches plus profondes du sol. Ce qui encourage l'approvisionnement en eau et en oxygène. Les racines aspirent les substances nutritives et empêchent leur diminution dans l'eau de base.

Ce domaine propose un grand nombre de crus différents, dont la plupart sont de très bonne qualité. La visite des chais a été longuement commentée par Mr. Imed Teib l'œnologue, (un vrai passionné), et la dégustation des différentes sortes de vin avec des explications très détaillées fut un régal. On nous avait organisé un buffet dans la salle de dégustation et sous les treilles avec de l'agneau confit, des salades et du vin à volonté. L'endroit est extrêmement agréable et paisible, le paysage aux alentours très beau. (voir les photos ci-contre et ci-dessous).
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image

La Médina et son artisanat

Cliquez pour agrandir l'image
Loin de la foule des touristes séjournant dans les hôtels de luxe entourés de boutiques de toutes sortes, la Médina a conservé son artisanat authentique. S'ouvrant sur la magnifique baie où les eaux pures de la mer se mêlent subtilement au ciel dans des nuances de bleu aux variétés infinies, cette construction moyenâgeuse recherche ses origines à travers des réalisations artisanales d'artistes très inspirés. Vous pourrez admirer une quarantaine de photos de ce bel artisanat au début de l'album qui lui est consacré :
Album photos 6 (Artisanat local)
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image

Quarante-cinquième festival de Hammamet

Cliquez pour agrandir l'image
45ème session du festival international de Hammamet (du 07 juillet au 18 août 2009)
Théâtre, world music ... les choix sont clairs !
Comme chaque année et à pareille période, se tient la conférence de presse du festival international de Hammamet; celle de la 45ème session a eu lieu avant-hier à Dar Sebastian à Hammamet, en présence de M. Lassaâd Ben Abdallah, directeur du festival et de ses convives : Zeineb Farhat, Zohra Lajnef, Noureddine Ouerghi, Lotfi Achour, Riadh Fehri et Ralph Heyndels.

Six pays y participeront, outre la Tunisie, il y aura la France, le Danemark, le Liban, la Syrie et le Maroc. Et, conformément à l'identité historique du festival, la première semaine (du 7 au 16 juillet), sera consacrée au théâtre d'autant plus que nous célébrons en cette année 2009, le centenaire du théâtre tunisien. De grands auteurs seront célébrés, à l'image d'Ali Douagi qui aura contribué à écrire l'une des plus belles pages de l'histoire culturelle de Tunisie.
Ainsi, l'ouverture officielle du festival mettra le théâtre à l'honneur et Taoufik Jebali donnera en grande première son spectacle "Manifestou Essourour".
Coproduit par le festival international de Hammamet, ce spectacle est un véritable itinéraire théâtral et musical dans le monde réel et imaginaire de Ali Douagi qui fut l'un des animateurs du groupe Taht Essour, dans les années trente.
Par ailleurs, l'ouverture internationale du festival aura lieu le 8 juillet pour un rendez-vous d'exception avec l'un des monstres sacrés du théâtre contemporain. Pour cette session, nous aurons à découvrir la création du Danois Eugenio Barba "Ode au progress". En exclusivité pour Hammamet, Eugenio Barba dont la stature est comparable à celle de Peter Brook, Ariane Mnouchkine ou Tadeusy Kantor, se produit pour la première fois en Tunisie.
Comme nous l'avions annoncé, le cycle théâtral qui se poursuit jusqu'au 17 juillet comprend une profusion de co-productions entre Hammamet et diverses compagnies théâtrales.
"En cette année du centenaire du quatrième art, rappelle Lassaâd Ben Abdallah, le système de coproduction est l'une des options stratégiques du festival"... Outre l'hommage consacré à Ali Douagi, les autres créations sont "Hobb story", de Lotfi Achour et "Les racines de l'eau" de Noureddine El Ouerghi.
Avec "Hobb story", il s'agit d'une coproduction internationale impliquant le théâtre Monnot (Beyrouth) et le Tarmac de la Villette (Paris) "Une fiction documentaire et théâtrale pour trois femmes et deux hommes, une œuvre qui fait dialoguer acteurs présents sur scène et personnages filmés. "Hobb Story" telle que décrite par son auteur, tente d'exprimer le nouveau discours amoureux dans le monde arabe. D'autres œuvres seront présentées en première à Hammamet comme : "Abdeljabar hal el ktab" par le centre des arts dramatiques et scéniques de Gafsa, "Jiboulou bouh" texte et mise en scène de Abdelaziz Maherzi et "45° à l'ombre", une production du centre des arts dramatiques et scéniques du Kef.
Et, cerise sur le gâteau, on a invité à cette 45ème session du festival de Hammamet en exclusivité, une œuvre syrienne ayant connu un grand succès lors de l'événement "Damas, capitale culturelle arabe en 2008". Il s'agit de "Taktik", mise en scène par Abdelmoneèm Amayri et interprétée par huit têtes d'affiches de la télévision syrienne.
Le deuxième grand volet du festival world Music s'étalera du 17 juillet au 18 août, des airs provenant d'Afrique, d'Asie, d'Amérique, d'Europe et du Monde arabe. 31 concerts, plus de 10 pays représentés. "Un voyage pour s'aventurer aux confins des univers musicaux, des plus traditionnels aux plus internationaux".
Une pléiade d'artistes prendront part à cette session; la jeune star canadienne montante justin Nozuka, cotoiera notre ténor tunisien Lotfi Bouchnak. Ce dernier assurera la clôture du festival et chantera pour le public, tous les élixirs subtils de son art musical.
Elu meilleur chanteur arabe à Washington, Bouchnak se produit régulièrement sur les scènes européennes et asiatiques suscitant l'admiration des publics grâce à sa générosité de son interprétation et son art de l'improvisation. Par ailleurs, Tina Arena, la chanteuse australienne prendra le relais d'Emir Kusturica et de son groupe de rock "No smoking Orchestra".

Pour consulter le festival au jour le jour, cliquer sur le lien suivant :
http://www.jetsetmagazine.net/culture/festival/45eme-session-du-festival-international-de-hammamet-2009.12.70.html

ou : http://www.festivalhammamet.net/

Clôture du Festival

Cliquez pour agrandir l'image
Clôture de la 45e édition du Festival international de Hammamet

Le rideau est tombé, mardi soir, sur la 45ème édition du Festival international de Hammamet avec le spectacle du chanteur tunisien Lotfi Bouchnak. La soirée de clôture s'est déroulée dans un amphithéâtre archicomble, en présence de M. Raouf Basti, ministre de la Culture et de la Sauvegarde du patrimoine.

Nous y étions ! Le festival s'est déroulé dans la magnifique Villa Saint Sébastien avec son impressionnant parc de verdure et son amphithéâtre face à la magnifique baie. Il a remporté un succès considérable et la foule des autochtones, résidents ou touristes a été particulièrement chaleureuse.

Toutes les photos sur le lien suivant : http://www.facebook.com/album.php?aid=123518&id=57428129096

Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image

Hammamet à l'honneur

Cliquez pour agrandir l'image
Nous adressons nos plus vives félicitations à un Hammametois illustre qui vient d'être honoré en france : il s'agit, bien sûr du nouveau Ministre de la Culture : Frédéric MITTERAND.

Nous reproduisons ci-dessous une lettre parue dans le Journal La Presse du 26 juin 2009.

"Cher ami Frédéric,
Vous venez d'être nommé ministre français de la Culture et cela ne m'étonne pas. Cela me fait d'ailleurs chaud au cœur, vu l'itinéraire exemplaire qui a été le vôtre jusque-là, dans les domaines de la communication, des lettres et des arts.
Je vous appelle Frédéric, pour toute l'amitié que nous avons partagée entre Hammamet et Tunis et ces rencontres conviviales entre nos artistes des deux rives que vous n'avez eu de cesse de soutenir et d'encourager. J'emploie aussi le terme de "français" et l'on dirait un pléonasme puisque vous appartenez à la famille des Mitterrand.
J'aurais dû dire : ministre de la Culture en République Française car vous savez que tous les citoyens de l'hexagone (et d'outre-mer), même s'ils ne sont pas tous de souche française lointaine possèdent, aujourd'hui, les mêmes droits et les mêmes devoirs. Pratiquement les mêmes chances aussi, si l'on considère tous nos beurs et surtout nos beurettes, enfin, je veux dire les Dati, Fadela et consorts, qui ont, comme tous ceux issus d'horizons européens les plus divers, été élevés au rang de décideurs. Comme vous le savez, c'est un grand pas en avant et les mêmes chances pour tous et qui ne tiennent même plus compte du label des partis, surtout dans un pays qui pullule de tendances. Surtout en ces temps difficiles où il faut travailler au coude à coude, ces temps de manipulation des chiffres et des foules, des dettes publiques et des restrictions budgétaires. Et le fin du fin, je le crois, c'est vous maintenant, à la Culture, vaste domaine et grands projets du côté de la Méditerranée, terroir que vous connaissez bien et dont vous mesurez l'urgence.
Cher ami, vous êtes hammamétois d'adoption et, depuis quelques années, vous avez acquis la nationalité tunisienne. C'est pas mal comme bouillon de culture.
Et c'est la raison pour laquelle je vous dédie, aujourd'hui, cette rubrique. Par amitié, bien sûr (depuis plus de vingt ans !), pour vous souhaiter bonne route et vous prier de ne pas oublier ce petit coin de Tunisie qui est le vôtre aussi. Ce pays sur lequel vous avez beaucoup écrit et parlé, auquel vous avez rendu d'admirables services, dans le domaine du dialogue des cultures.
Quel meilleur messager que vous pourrait d'ailleurs le faire aujourd'hui…

Bady Ben Naceur

La figue de barbarie  à l'honneur dans notre région

Cliquez pour agrandir l'image

Avant de nous rendre au Domaine vinicole Atlas, nous avons visité la première édition du festival de la figue de barbarie à Bou Argoub qui a été une occasion inouïe pour présenter les usages d'un produit aux vertus thérapeutiques et médicinales avérés.

Bou Argoub a vécu les 4 et 5 novembre au rythme d'un festival qui a célébré la figue de barbarie, un fruit millénaire devenu l'emblème de cette délégation relevant du gouvernorat de Nabeul. Outre les spectacles d'animation, des tableaux équestres, des mets du terroir et un atelier de dégustation d'une dizaine de produits dérivés de la figue de barbarie, une conférence scientifique sur l'état des lieux et les perspectives du secteur était au menu de ce festival, premier en son genre dans la région.

En plus de ses usages gastronomiques (fruit à l'état primaire, jus, confiture, eau florale, poudre de fleurs séchées, pulpe surgelée, farine de graine), la figue de barbarie est de plus en plus utilisée dans l'industrie pharmaceutique et la cosmétologie. Selon des centaines de recherches effectuées partout dans le monde, les chercheurs ont démontré des bienfaits thérapeutiques de la figue de barbarie. Grâce à sa capacité de survie dans des conditions extrêmes, la figue de barbarie a développé des propriétés exceptionnelles. Le fruit présente en effet des vertus anti-inflammatoires, anti-bactériennes et anti-oxydantes. Il est de ce fait recommandé dans la prévention et le traitement de plusieurs maladies comme l'hypertrophie de la prostate, le cholestérol et l'obésité, le transit intestinal ou encore le diabète.

L'huile de pépins de la figue de barbarie, extraite par pression à froid, se négocie aujourd'hui à un prix tournant autour de 2000 dinars le litre. Très riche en vitamine et en acides gras essentiels, cette huile possède de remarquables vertus anti-oxydantes. Secret ancestral des guérisseurs berbères pour effacer les cicatrices et les rides, elle donne un magistral "coup d'éclat" à la peau pour restructurer les tissus cutanés du visage et du cou avec fermeté. De texture légère et non grasse, cette puissante anti-ride régénère les cellules et répare les fibres de collagène et d'élastine. Elle est désormais très prisée par l'industrie cosmétique pour la fabrication des gels coiffants, crèmes de lifting, sérums anti-rides, shampoings et même parfum.

Et au regard de la forte demande de ces produits dérivés de la part des sociétés européennes actives dans l'agroalimentaire, l'industrie pharmaceutique et la cosmétologie, de nombreuses sociétés opérant dans la transformation de la figue de barbarie ont vu le jour. C'est le cas de la société Nopal Tunisie située à Kasserine et fondée en 2005 . Cette société qui produit et transforme la récolte de 198 hectares de figuiers certifiés bio par Ecocert et une usine de 600 mètres carrés produit une dizaine de produits dérivés, dont l'eau florale, la farine séchée et l'huile de la figue de barbarie. Un exemple à suivre pour les jeunes demandeurs d'emplois en mal d'idées de projets rentables.

Un dossier sur ce fruit a été réalisé et se trouve dans "l'espace cuisine", si vous désirez le consulter, cliquez sur le lien ci dessous

L'espace cuisine de Martine
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image

Campagne des agrumes : la production est estimée à 300.000 tonnes 

Cliquez pour agrandir l'image
La région de Nabeul connaît une grande dynamique avec la progression de la récolte et de la commercialisation des agrumes qui envahissent déjà les étalages des marchés partout dans le pays. Quant à l'exportation des maltaises, elle est prévue pour la première quinzaine de janvier, période durant laquelle cette variété très prisée sur le marché extérieur arrive à maturité.

Ces exportations drainent des recettes en devises de l'ordre de 11 millions de dinars en moyenne par an. Quelque 27.000 t. ont été exportées durant la précédente campagne agricole. Pour ce qui est de l'actuelle campagne, la production d'agrumes dans la région de Nabeul devrait atteindre 218.000 t. sur un total national estimé à 300.000 t.

La région enregistre une légère baisse par rapport à la récolte précédente qui était de 230.000 t. Cette baisse est attribuée au recul de la production des maltaises de 14% pour se «limiter» à 95.000 t. après le record enregistré durant la campagne précédente. Les autres variétés réalisent une hausse de 10 à 30%. Il s'agit, notamment, de la clémentine dont la production passe de 19.500 à 21.500 tonnes et la Thomson de 22.500 à 23.600 t. La progression de ces variétés durant les dernières années, a été favorisée par l'entrée en production des jeunes plantations sur une superficie de 2.300 ha et du projet d'extension de la zone de protection des agrumes sur une superficie de 2800 ha. Ces surfaces réparties entre Menzel Bouzalfa, Béni Khalled, Bouargoub, Soliman et Grombalia bénéficient d'apport supplémentaire en eau d'irrigation. Le secteur est doté, depuis 1995, d'un plan de développement de la production et d'un programme d'alimentation de la nappe phréatique dans les localités de Itha, Sidi Alya et El Kobba.

Une unité de production d'insectes stériles a été créée à Béni Khalled avec des investissements de 650.000 dinars. Un centre technique des agrumes a été lancé. En outre, une campagne nationale de lutte contre la mouche blanche est menée régulièrement. Ces initiatives ont contribué à renforcer les indicateurs de développement du secteur qui compte aujourd'hui 14 pépinières d'une capacité de production de 400.000 plants par an. La superficie totale des plantations d'agrumes a été portée à 14.400 ha en 2008 contre 10.350 en 1986, soit un accroissement de 36%. Le nombre total de pieds d'agrumes atteint 3 millions 800.000. Celui des arbres productifs a augmenté de 3% et des jeunes plants de 27%.
 

La culture des asperges

Cliquez pour agrandir l'image
A quelques kms de Nabeul, dans une plaine vaste s'étendent des champs d'asperges à Korba, Tazerka et Bou Argoub. Rien n'est plus agréable que de relier en voiture ou en bus ces régions maraîchères du Cap Bon. Nous avons pu découvrir lors de notre visite que plusieurs fellahs s'adonnent à la culture de ce légume raffiné et cher. De nos jours, sa consommation se répand de plus en plus et devient à  la portée de toutes les bourses. A Nabeul, une tradition s'instaure pour certains restaurateurs qui fêtent en ce mois d'avril les asperges.

La campagne des asperges a déjà commencé. Au milieu des champs, hommes,femmes et enfants se consacrent joyeusement à la cueillette. Pour toutes ces images inoubliables,notre visite nous a permis de dévoiler ses détours les plus secrets à l'image d'une sélection rigoureuse et empirique de produits élus,exprimant autant de terroirs authentiques rencontrés sur notre voyage au Cap Bon. Première étape de notre visite, Korba , là nous avons pu découvrir les fellahs en plein chantier. Toutes les asperges, quelle que soit leur couleur, appartiennent à la même variété de la famille des liliacées. L'asperge est une plante potagère. Elle aime le climat doux, l'air libre et le soleil. Elle est cultivée de mars à la fin juin. On distingue trois variétés d'asperges : la blanche, récoltée dès qu'elle sort de terre, elle est grosse et moelleuse, elle n'a pas beaucoup de goût; la violette, récoltée quand elle a émergé de quelques centimètres, elle est délicieuse et très fruitée et la verte, cueillie lorsqu'elle mesure une quinzaine de centimètres; c'est la plus savoureuse de toutes. Une aspergerie peut produire pendant dix ans. Verte, blanche ou violette, elle est très prisée en cette période printanière et chaque année, les Capbonais célèbrent avec faste la fête des asperges en cette période printanière.

C'est l'occasion de découvrir comment se plante et se déguste ce légume. Bonne pour la ligne, l'asperge contient de nombreuses vitamines ( B, C, E) et des sels minéraux comme le potassium et le phosphore. Sa faiblesse en sodium en fait le légume idéal pour se protéger contre l'hypertension. Cuisinée de diverses manières, chaude ou froide, elle accompagne nos viandes et nos poissons. L'asperge se déguste également avec mayonnaise ou vinaigrette, dans les salades composées, en omelette, en gratin, en sauce, en soufflé, en sabayon, en flan, tarte et quiche.. Elle peut être consommée nature avec une sauce chaude ou froide (beurre fondu, mayonnaise ou vinaigre), en morceaux dans une salade, une purée, une omelette, un gratin. Elle est très bonne aussi rôtie ou sautée dans l'huile d'olive et cuite à l'étuvée avec des herbes de saison ou dans du jus de viande. On peut faire des salades avec les asperges : salades d'asperges aux fèves, du chakchouka aux asperges et aux fèves. On peut concocter aussi des mets variés : entrecôtes aux asperges, et de la volaille, du saumon, de l'espadon et du calamar aux asperges vertes.

Festival de la fauconnerie

Cliquez pour agrandir l'image
Le 43ème festival annuel de la fauconnerie s'est achevé le dimanche 14 juin dans la ville tunisienne d'El Haouaria. Cette manifestation de quatre jours, considérée comme symbolique dans la région, présente un concours de chasse, durant lequel doivent rivaliser faucons et éperviers. "Le festival, qui a une dimension écologique et culturele, fait partie des coutumes et des traditions qui nous ont été jalousement transmises", dit Chedli Jlidi, président du festival. C'est un événement attendu avec impatience et dont la ville d'El Haouaria s'enorgueillit. Ce moment où l'on célèbre le faucon, considéré par les locaux comme "le prince des cieux".

Chaque année, la ville d'El Haouaria, située à la pointe de l'extrémité de la région du Cap Bon, accueille des centaines de chasseurs et de fauconniers qui participent à un concours de capture de cailles par des faucons, et de chasse à la perdrix menées par des éperviers. Le chasseur le plus rapide est déclaré vainqueur. Dans la ville elle-même, il y a 150 fauconniers et seulement huit éleveurs d'éperviers. Dès la clôture du festival, les éleveurs libèrent ces rapaces qui vont migrer sur la rive opposée de la Méditerranée - El Haouaria est seulement à 140 kilomètres de la Sicile.

La ville accueille les visiteurs avec une immense statue représentant un faucon, placée à l'entrée de la municipalité. Les habitants descendent dans la rue pour saluer les visiteurs et montrer leurs oiseaux. Presque toutes les familles en possèdent un ici. "C'est une cérémonie, dans le sens complet du terme, et c'est l'occasion d'attirer les touristes et d'amener de la vie dans la région", dit Tarek, un habitant. La ville est également un carrefour pour les oiseaux migrants de l'Afrique vers l'Europe. Pour les amoureux des oiseaux, c'est un endroit merveilleux pour leur observation, en plus des chasses. Au cours du festival, des groupes musicaux locaux ont diverti les visiteurs et les touristes, venus profiter du spectacle de ces rapaces émérites et de leurs éleveurs vainqueurs. La chasse au faucon est très strictement réglementée. Seuls les individus âgés de plus de 18 ans peuvent être propriétaires de ces rapaces. Ils doivent de surcroît être membres de l'Association Bayazera, qui a été créée en 1976 et qui accueille environ 400 membres. Une chasse s'organise en groupes de huit à dix personnes, chacune avec un faucon.

5è congrès maghrébin de neurologie à Hammamet

Cliquez pour agrandir l'image
L'accident vasculaire cérébral, la prise en charge de la démence et les nouveautés thérapeutiques étaient à l'ordre du jour du 5e congrès maghrébin de neurologie qui s'est tenu du 1er au 3 octobre, à Hammamet (Nabeul). Quelque 300 neurologues du Maghreb, d'Egypte et de plusieurs pays européens ont participé à cette rencontre qui a offert l'occasion d'échanger les expériences dans le traitement et la prévention des pathologies neurologiques. Présidant la cérémonie d'ouverture, Mme Najoua Miladi, secrétaire d'Etat chargée des établissements hospitaliers, a mis l'accent sur l'intérêt majeur accordé à la neurologie qui fait partie des spécialités médicales les plus pointues.

Au cours des dernières années, la neurologie a enregistré, en Tunisie, une nette évolution, marquée par le renforcement des équipements et l'élargissement de la couverture sociale à toutes les catégories. La secrétaire d'Etat a mis en valeur le souci du Chef de L'Etat d'assurer des services de proximité, rappelant l'objectif de généraliser cette spécialité médicale dans tous les hôpitaux régionaux, en 2010.
Elle a souligné l'importance des thèmes de ce congrès qui coïncide avec la célébration de la journée mondiale des personnes âgées. Mme Miladi a mis en évidence la responsabilité de toutes les composantes de la société dans l'encadrement de cette catégorie d'âge et le suivi minutieux de sa situation médico-sanitaire.

La rencontre s'est tenue en concomitance avec la journée maghrébine de l'infirmier en neurologie.

XXVIè congrès d'anesthésie et de réanimation à Hammamet

Des centaines de travaux de haut niveau seront présentés :
La Société Tunisienne d'anesthésie, d'analgésie et de réanimation STAAR organise le 26ème congrès national d'anesthésie et de réanimation du 30 avril au 2 mai 2009 à l'hôtel Diar El Médina de Hammamet. Au programme de cet important rendez-vous scientifique des thèmes qui ont trait aux différents domaines que couvre la spécialité et pour lesquels des conférences d'actualisation seront données par des spécialistes tunisiens, maghrébins et européens qui permettront des mises à jour scientifiques. En plus et en collaboration avec la société tunisienne de cardiologie et de chirurgie cardio-vasculaire des nouveautés dans les traitements anticoagulants seront présentées. De même le développement de la chirurgie esthétique en Tunisie sera débattu lors d'une session au cours de laquelle seront abordées les différentes techniques d'anesthésie et de soins ainsi que les impératifs pour que la prise en charge anesthésique s'adapte aux normes exigées au niveau international.
Prix aux meilleurs travaux :
D'autres thèmes seront abordés lors de ce congrès notamment la chirurgie orthopédique concernant le patient âgé, le contrôle des voies aériennes en anesthésie et les techniques d'anesthésie locorégionale. Plusieurs volets de la réanimation seront aussi abordés. Ce congrès sera une occasion pour permettre aux équipes de médecins, chercheurs et universitaires tunisiens, maghrébins d'exposer les résultats de leurs recherches. A cet effet, une centaine de travaux de très hauts niveaux ont été sélectionnés par le comité scientifique qui a préparé le congrès. Les travaux du congrès seront couronnés par l'attribution de deux prix récompensant les deux meilleurs travaux.

L'accueil dans le Cap Bon

Cliquez pour agrandir l'image
Dans le Nord, les résidents francophones se sont groupés en association. Celle-ci s'appelle Tunis accueil. Ce sont, actuellement, 360 familles francophones ou francophiles de 40 nationalités différentes qui se sont donné pour but d'accueillir dans les meilleures conditions possibles les nouveaux arrivés sur le sol du Nord tunisien. Ces familles sont prêtes à s'entraider pour que l'intégration de tous soit une réussite.

L'association a mis en place des hôtesses d'accueil dans la plupart des villes du Cap Bon qui servent de relais entre la capitale et le reste de la région. Les personnes bénévoles qui animent ces accueils mettent à la disposition des nouveaux arrivants leur écoute, leur savoir-faire, leurs contacts et leur connaissance du pays. Libre de toute influence politique, confessionnelle ou commerciale, l'Association a donc pour mission première d'accueillir les expatriés francophones sans distinction sociale d'aucune sorte.

Cette association propose également à ses membres des activités aussi nombreuses que variées, allant de la pratique de la marche, aux cours de cuisine, en passant par diverses activités touristiques, culturelles, sportives et festives. Pas de quoi s'ennuyer donc !

Caractéristiques du Cap Bon

Dès le IVe siècle avant J.-C., le Cap Bon apparaît dans les récits comme une région fertile peuplée de Gyzantes (berbères), " tous blonds et très beaux ". Les Romains appelaient le Cap Bon le Beau promontoire.

Le Cap Bon a connu, au cours de la haute antiquité, trois attaques venant d'Italie. D'abord, celle d'Agathocle de Syracuse en 310 avant J.-C. ; ensuite, un demi-siècle plus tard, celle du Romain Regulus lors de la première guerre punique ; enfin, en 148 avant J.-C., lorsque la presqu'île a été conquise et annexée par Rome. Plus d'un siècle plus tard, la fondation de colonies de peuplement romain a permis à quatre cités du Cap Bon de prospérer : Carpis, Clupea/Kelibia, Curubis/Korba et Neapolis/Nabeul. Dès le milieu du IIIe siècle, et jusqu'à l'arrivée des Arabes conquérants, la diffusion de la religion chrétienne est attestée au Cap Bon.

Au cours des siècles qui ont suivi, ceux de l'arabisation et de l'islamisation du pays, des sites fortifiés appelés Ksar sont signalés sur le littoral Ouest du Cap Bon, tels que Ksar Korbous, Ksar Nouba, et sur le littoral Est, tels que Ksar Kelibia, Ksar Lebna, Ksar Korba, Ksar Nabeul. Au début du XVIIe siècle, l'immigration andalouse développe les localités de Grombalia, Turqui, Belli, Nianou et Soliman. Enfin, au cours de la Seconde guerre mondiale, le Cap Bon a été le théâtre de la capitulation de l'Afrikakorps allemand en avril-mai 1943.

La richesse du sol, la douceur du climat et le dynamisme des hommes ont fait de la région un jardin au-dessus de la mer : vignes, orangers, citronniers, bergamotiers, bigaradiers, jasmins et roses rivalisent avec les nombreuses cultures maraîchères. Le climat, les immenses et belles plages, la tradition d'hospitalité et de courtoisie de la population ont de tout temps attiré les visiteurs comme en témoignent les pôles touristiques que sont Nabeul et Hammamet auxquels vient de s'ajouter Yasmine-Hammamet. Mais nombre d'autres petites villes ou de villages alentour ne manquent pas d'attrait.

Le gouvernorat de Nabeul est la région administrative qui correspond géographiquement à la presqu'île du Cap Bon. Actuellement, il s'étend sur 2.822 km2, soit 1,8 % de la superficie du pays, et compte 693.890 habitants, soit 6,6 % de la population tunisienne. La population est en majorité urbaine avec un taux d'urbanisation de 65.7%. Sa population active occupée s'élève à 190 000 habitants répartis essentiellement entre le secteur agricole (31.2%), le secteur des services (24.4%) et le secteur des industries manufacturières (22.2%). Avec seulement 4 % de la superficie agricole utile de la Tunisie, le Cap Bon participe pour 14,3 % de la production agricole nationale. Le secteur industriel de la région représente 10 % des établissements industriels du pays.

Le Cap Bon concentre le quart de la capacité totale d'hébergement touristique de la TUNISIE, avec environ 155 établissements hôteliers disposant de plus de 50.000 lits. Les paysages naturels et touristiques du Cap Bon sont variés et réputés mondialement.
Richesses et potentialités
Agriculture (en ha)
"                Terres cultivables: 186 000
"                Zones Irriguées: 42 000
"                Forêts: 60 000
Cheptel (en têtes)
"                Bovin: 62 410
"                Ovin: 154 000 
"                Caprin: 33 600
Principaux produits agricoles (en tonnes/an)
"                Grandes cultures: 70 000
"                Pêche: 14 000
"                Viande: 8 900
"                Volailles: 945 000
"                Lait: 77 000
"                Agrumes: 182 500
"                Epices: 2 250
"                Tomates: 445 000
"                Fraises: 10 000
"                Pommes de terre: 162 000
"                Oléiculture: 11 000
"                Arboriculture: 12 000
"                Cultures maraîchères: 912 000
"                Viticulture: 38 000
Ressources hydrauliques (en m3)
Barrages: 7 (58 millions )
Autres ressources et richesses
"                Carrières: Sable, argile, calcaire, gravier
"                Ressources en Eaux Minérales: Station thermale de Ain Oktor à Korbous
Principaux produits exportés
"                Agrumes
"                Pomme de terre
"                Epices
"                Poissons
"                Huiles d'olive
"                Tomates concentrées
"                Textiles et habillement
"                Faisceaux de câbles et composants
"                Cuir et chaussures
"                Céramiques
"                Céramiques artistiques
Equipements collectifs
Enseignement
"                Ecoles primaires: 268
"                Crèches / jardins et clubs d'enfants: 157 
"                Lycée pilote: 1
"                Lycées et collèges secondaires: 64
"                Institutions supérieures: 5
Santé
"                Hôpitaux régionaux: 3
"                Centres de santé de base: 119
"                Cliniques: 3
"                Laboratoires d'analyses et de radiologies: 14
"                Pharmacies: 111 
"                Nombre de médecins: 1522
"                Station thermales et de repos: 2
Culture
"                Bibliothèques: 25 + 1 bibliothèque ambulante
"                Salles de cinéma: 2
"                Théâtres: 6
"                Musées archéologiques: 2
"                Maisons de culture: 9
"                Festivals importants: 5
Formation professionnelle
"                Nombre de centres: 9
"                Capacité: 4 342
"                Spécialités: 47 
Tourisme et loisirs
"                Hôtels: 148 dont:
o                5 Etoiles: 8
o                4 Etoiles: 29
o                3 Etoiles: 45
o                2 Etoiles: 31
o                1 Etoile: 9
"                Hôtels non classés: 2. 
"                Villages de vacances: 6. 
"                Pensions familiales: 18
"                Restaurants:
o                3 Fourchettes: 13 (à Hammamet)
o                2 Fourchettes: 2 (à Nabeul)
"                Parcs de loisirs: 2
"                Chasse estivale de l'épervier à El Haouaria
"                Forêt: 60 000 ha
"                Plages: 300 Km de côtes 
"                Artisanat: Céramique et poterie artistique, sculpture sur pierre (pierre taillée), broderie, fabrication de nattes (vannerie), meubles d'artisanat, fer forgé (ferronnerie), fer forgé artistique, tapis, verre soufflé, décoration sur verre 
Jeunesse et sport
"                Complexes sportifs: 10 
"                Maisons de jeunes: 24
"                Stades sportifs: 35 (dont 4 stades gazonnés)
"                Terrain de golf: 2
Infrastructure de base
Taux d'électrification: 98.9 %
Eau potable: Taux de desserte: 95,2 %
Assainissement: Taux de desserte urbaine: 83 %
Transport
"                Terrestre: autoroutes: 39,1 en km 
"                Maritime: Ports: 4 Beni Khiar, Kélibia, El Haouaria, Sidi Daoud 
"                Ferroviaire: Chemin de fer: 50 Km
Télécommunications / Poste
"                Nombre d'abonnés: 91 900 
"                Densité: 11.34 %
"                1 bureau de poste pour 9 600 hts
Zones industrielles
9 dont 4 zones municipales Superficie globale: 145 ha
"                Zones AFI
o                Grombalia
o                Bou Argoub
o                Kelibia
o                Tazarka
o                Menzel Temime
"                Zones Municipales
o                Nabeul
o                Dar Chaabane
o                Beni Khiar
o                Korba
"                Nombre de Comités de Gestion et de Maintenance: 5 
Zones industrielles programmées: 2 (Superficie: 23 ha)
"                Soliman
"                Korba

Jumelage

Jumelage avec la ville de AKABA (Jordanie), suivant un protocole d'accord conclu entre les 2 villes le 08 mai 1981 à Hammamet.

Jumelage avec la ville de NEVERS (France), suivant un protocole d'accord conclu entre les 2 villes le 27 Janvier 1985 à Hammamet.
Cliquez pour agrandir l'image

Cliquez pour agrandir l'image

Visite partielle de Nabeul

Avec un groupe d'amis européens, nous avons visité, en compagnie d'un guide très expérimenté, quelques curiosités de Nabeul, notre lieu de résidence depuis février 2009.
La jarre : cœur et symbole de Nabeul. L'arbre qui se trouve dans la jarre est un araucaria excelsa d'un vert sombre à la silhouette étonnante.
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image

Le musée archéologique de Nabeul

Installé dans une jolie demeure du centre ville (Avenue Habib Bourguiba), ce musée vient de faire l'objet d'une rénovation totale qui lui permet de présenter au public, de façon attrayante, l'une des plus belles collections d'objets en provenance de divers sites du Cap Bon.

Créé en 1984, ce musée abrite une importante collection de mosaïques livrées par le site de Néapolis. On peut y admirer également des céramiques puniques provenant des fouilles de Kerkouane et de Kélibia. Les terres cuites du sanctuaire rural de Thnissut qui représentent la déesse mère allaitant son enfant et les déesses léontocéphales (symbole de la fécondité) sont les pièces les plus attrayantes de ce musée.
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image

Les tailleurs de pierre

Auparavant l'architecture traditionnelle faisait un usage fréquent de la pierre taillée pour les arcs, les encadrements des portes et des fenêtres et accessoirement pour des éléments secondaires tels que des citernes ou des fontaines. On utilisait un calcaire plus ou moins dur selon les régions.

Dans la ville de Tunis de magnifiques entrées de maisons sont exécutées en Kaddal (calcaire de couleur beige rosé) et en Harch (grès gris souvent trouvé dans les ruines de Carthage).

Le centre de la taille et de la sculpture de la pierre est le village de Dar Chaabane situé à quelques kilomètres de Nabeul. Il emploie un calcaire tendre assez abondant dans la région. Alors que cet artisanat se meurt à Sfax et a disparu à Tunis,  à  Dar Chaabane, il connaît un succès et un développement remarquables : colonnes et chapiteaux de différents styles, arcs de toutes dimensions simplement taillés ou couverts de sculptures florales ou géométriques,  utilisations sur les façades d´arabesques et de calligraphies en relief. La pierre Kaddalou ainsi que le marbre de Thala  sont utilisés pour le pavement des Squifa (entrées ou vestibules) ou des cours intérieures.

On rencontre les ateliers sur les routes de Dar Chaabane mais aussi sur les routes des villages avoisinants. 
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image

Le site archéologique de Néapolis

Aujourd'hui intégré dans le tissu urbain de la ville de Nabeul, du côté de la zone touristique, le site antique de Néapolis a été fortuitement découvert en 1965 lors de travaux de terrassements. Des fouilles de sauvetage ont permis de découvrir un ensemble unique en son genre : une véritable installation industrielle d'époque romaine de fabrication du garum.  Le garum était un condiment fort relevé et très apprécié des Romains, sans doute pour ses vertus aphrodisiaques, et servait à assaisonner les viandes, les légumes et même les fruits ! On le fabriquait à partir des intestins de poissons et d'autres restes que l'on faisait macérer dans du sel et que l'on faisait sécher au soleil pendant plusieurs semaines.  Le goût serait à rapprocher de celui de la sauce vietnamienne nuoc-mâm.

On est manifestement en présence de restes d'une entreprise de fabrication à grande échelle de ce fameux condiment si apprécié des Romains et dont une grande partie devait être destinée à l'exportation vers d'autres pays méditerranéens où les Romains en avaient diffusé l'usage. 

Il existait ce genre d'industries un peu partout sur les côtes du Cap Bon  grâce à l'abondance du poisson bleu (sardines, maquereau, thon...). Mais il faut savoir que l'usine de Néapolis frappe par ses dimensions importantes : une batterie de six bassins accolés, plus deux autres d'une profondeur de 2 mètres environ ; certains bassins, au moment de leur dégagement, contenaient encore des amphores pleines de restes pulvérulents avec des arêtes, des fragments de vertèbres, de minuscules têtes de menu fretin.
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image

Aidez-nous

Si vous avez apprécié ce site, merci de nous aider en votant pour lui au Weborama (classement de tous les sites francophones):

Votez pour ce site au Weborama


Recherche personnalisée


 
Le Site

Remarque

LA MISE EN PAGE DES PANNEAUX DE DROITE A ETE REALISEE SUR UN ECRAN DE 19 CM. TOUTE LECTURE SUR UN ECRAN PLUS PETIT LA BOULE-VERSERA DONC QUELQUE PEU.
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image

Alexandre Roubtzoff peignant Mongia à Tunis

Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image

Théâtre Georges Sebastian

Cliquez pour agrandir l'image

Paul Klee

Cliquez pour agrandir l'image

Peinture de Paul Klee : Hammamet et sa mosquée

Cliquez pour agrandir l'image

Peinture d'August Macke : Paysage de Hammamet

Cliquez pour agrandir l'image

Les ruines de Pupput

Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image

Villa Dar Sebastian

Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image

Le poissonnier de Martine

Cliquez pour agrandir l'image

Souk dans la Médina

Cliquez pour agrandir l'image
Le nougat : la spécialité de Hammamet
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image

Le Château Saint Augustin

Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image

Pluralisme religieux

Cliquez pour agrandir l'image
Ce dimanche 19 octobre 2008 fut un jour de fête pour la communauté catholique de Hammamet et du Cap Bon qui s'est rassemblée pour célébrer le 40ème anniversaire de sa nouvelle église.A cette occasion, sept enfants ont reçu leur première com-munion et la chorale de la Paroisse Jeanne d'Arc de Tunis  était présente pour animer la messe. Les cérémonies ont été présidées par Monseigneur Maroun LAHHAM Évêque de Tunis.
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image

Le Journal La Presse

Pour accéder au site du journal, veuillez cliquer sur le lien ci dessous :

http://www.lapresse.tn/

Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image
En parcourant les rues commerçantes du centre-ville, nul doute que vous serez attiré par la vitrine de la Boutique FRAY, située tout près de la pâtisserie Le Canari. Ce magasin chic de confection pour hommes (chemises, pantalons, costu-mes) propose à sa clientèle, la nouvelle Eau de Toilette de Méditerranée" Hamma-met - Senteurs de Tunisie" et les chemises exposées présentent même les échan-tillons. Une très bonne adresse à  Hammamet pour se procurer les vêtements griffés BARBAROSSI et repartir en plus avec le parfum du pays à la fleur de jasmin.
Cliquez pour agrandir l'image